CONCLUSIONS
Les artères de la moelle doivent, au point de vue anatomique et clinique, être divisées en trois groupes, ét non en deux comme l'indiquent les classiques. Cette division se base sur l'étendue du territoire pie-mérien propre à chaque artère.
js .
A) Artères grêles, radiculaires. — Région moyenne et région inférieure de la moelle dorsale : 6, 7, 8, 11, 12 dorsales: 5e lombaires ; — 3,4, 5 sacrées. Ce sont là des artères grêles
constantes.
B) Artères moyennes, radiculo-pie -mériennes. — Partie supérieure de la moelle dorsale, 1, 2, 3, 4, 5; 1, 2, 4 lombaires d’une manière inconstante, et 2 sacrée.
C) Artères principales, radiculo-médullaires. — Artères lombaires et 2° sacrée; rarement les 9, 10 dorsales. Les symptômes qui résulteront de leur lésion, viendront se surajouter aux lésions médullaires propres, et pourront exister indépendamment d'elles.
A) La lésion d'une artère grêle n’entraînera que des troubles radiculaires.
B) Celle d’une artère moyenne déterminera des troubles segmentaires, la moelle pouvant rester normale dans les segments voisins si la nutrition de ces derniers reste assurée (cas de Gauckler et Roussy, d'Homolle).
C) Celle d’une artère principale entraînera des troubles à distance, qui seront définitifs si la lésion est définitive. Ils
seront caractérisés par des symptômes portant sur la zone motrice, et accessoirement sur la zone de sensibilité (syndrome vasculaire antérieur).
Les infections vasculaires suivront une voie ascendante (syndrome de Landry), s'il n'existe qu'une seule artère principale pourtoute la région inférieure de la moelle (Exp. XIX).
Vu :
Le Président de la Thèse, E. Brissaur.
Vu:
Le Doyen, D' Lanpouzy.
Va et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris L. LIARD.