‹ Les Artères De La Moelle Dorso-LombaireChapitre 17 sur 18 · VALEUR RELATIVE DE CES DONNÉES · texte numérisé non relu

VALEUR RELATIVE DE CES DONNÉES

A la suite de ces observations, on pourrait en citer d’autres qui ont trait aux tumeurs rachidiennes opérées avec succès, et faire voir que dans la plupart des cas où la régression des symptômes a suivi l'opération, la tumeur siègeait dans la région des artères principales, et que l'opération a été faite avant que la sclérose médullaire fût établie. Toutefois, comme on ne pourrait, à propos de chacune d'elles, que répéter ce qui a été dit à propos des précédentes, il nous parait préférable de nous en tenir aux quelcues exemples que nous en avons rapportés ; leur analyse n’apporterait aucune donnée nouvelle; la discussion en resterait toujours théorique, car le criterium ferait toujours défaut, qui est la preuve anatomique.

Or la confirmation anatomique, nous ne pouvons la donner. Comme nous le disions en commençant, cette étude ne peut prétendre avoir une valeur absolue ; elle aide seulement à saisir le mécanisme de certains symptômes, qu'il parait, au premier abord, difficile de relier logiquement entre eux. Mais elle reste théorique. En effet, à moins qu’il ne s'agisse d'infection aiguë, les affections de la moelle sont compatibles avec la vie. La lésion médullaire, une fois qu'elle s'est établie, progresse sans retentir sur les fonctions générales, et la dégénérescence des divers éléments apparaît, qui a sasymptomologie et ses caractères anatomiques propres, si bien qu à l'examen de la moelle la lésion vasculaire paraît secondaire ; elle semble être une conséquence de la première , elle n'existe plus à titre primitif.

On pourra donc nous faire Le reproche de nous être placés à un point de vue peut-être un peu théorique, mais on reconnailra que ce point de vue a le mérite de nous permettre d'expliquer d'une facon satisfaisante et rationnelle, nombre

de symptômes dont la relation avec l'affection causale semblait difficile à établir.

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