‹ Les Arthrites à méningocoquesChapitre 20 sur 30 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Les arthropathies méningocociques et la pathogénie de la méningite cérébro-spinale

L'étude des arthrites préméningitiques nous semble présenter un intérêt extrême au point de vue de la pathogénie de la méningite cérébro-spinale, et constituer un argument si considérable en faveur de son origine hématogène que nous pensons devoir exposer à cette place lès hypothèses émises pour expliquer le mode de pénétration du méningocoque dans l'organisme humain.

1° Lieu de pénétration du méningocoque

L'état du rhinopharynx chez les méningitiques et chez les porteurs de germes démontre que le cavum et la partie postérieure des fosses nasales constitue le lieu de pénétration à peu près exclusif du diplocoque de la méningite dans l’organisme.

Sur ce point l'accord semble presque entier aujourd’hui entre les différents cliniciens.

Toutefois, la congéstion des plaques de Payer

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{constante aux autopsies d’enfants morts de méningite) a pu faire supposer par certains auteurs (Radmann) que les organes lymphoïdes de l'intestin pouvaient devenir la porte d'entrée du microbe dans l’économie.

D'une part les lésions observées dans ces cas ne sont pas différentes de celles constatées à l’aulopsie d’enfants morts de toute autre maladie infectieuse.

D'autre part, les plaques de Peyer subissent des modifications semblables chez les singes infectés expérimentalement par voie sous-archnoïdienne.

L'origine intestinale des affections à méningocoques ne semble donc nullement démontrée.

Pour d'autres auteurs (Gœppert, Sacquepée, Follet), le pharynx nasal est bien une des voies d’entrée, mais elle n’est pas exclusive. Toutes les voies respiratoires, du nez jusqu’à l’alvéole pulmonaire, sont incriminées.

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