‹ Les Arthrites à méningocoquesChapitre 4 sur 30 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Les arthrites au cours de la méningite cérébro-spinale épidémique ont été observées depuis fort longtemps, mais c’est surtout depuis la grande épidémie de 1836-1840 qu’elles s’imposèrent par leur fréquence à l’attention des cliniciens. NS

Lefèvre à Metz, Lévy à Paris. Corbin à Orléans, Maillot à Lille, constatèrent à l’autopsie la présence de pus phlegmonneux dans un certain nombre de grandes articulations.

Tourdes, au cours de l'épidémie de Strasbourg, observa trois fois fois des complications arliculaires, apparaissant du cinquième au dixième jour de la méningite. Dans les trois cas seul le genou fut touché et chez un malade cet article fut le siège d’un épanchement très douloureux.

Boudin, dans le travail de 1854, rapporta des faits analogues. :

A cette époque, la relation entre les phénomènes

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articulaires et méningés ne put être démontrée de façon évidente, le germe pathogène étant inconnu. Aussi a-t-on pu discuter sur la nature des ces arthropathies. Certains les considéraient même comme le résultat d’une association du rhumatisme articulaire aigu et de la méningite. « Jamais, dit un médecin militaire dans son rapport, il n’y avait eu comparativementun aussi grandnombre de cas de rhumatisme aigu. »

Cette confusion ne résista pas à la sagacité clinique des observations et de La Personne, dans sa thèse de 1886 reconnut aux manifestations articulaires qui survenaient au cours de la méningite cérébro-spinale une cause identique à celle qui déterminait les accidents méningés.

La découverte du méningocoque par Weichelbaum en 1887, éclaira brusquement et d’un jour nouveau la pathogénie de ces affections.

Enfin l'application clinique de la ponction de Quincke permit bientôt sur le vivant d'identifier aux germes extraits du liquide articulaire ceux recueillis par ponction lombaire.

En 1897 Frouez décela le méningocoque dans le pus d’une arthrite du genou, Fronz publia une étude d'ensemble des artropathies méningococciques ; l’année suivante Metter et Josias signalèrent la présence du diplocoque de la méningite dans la synoviale d’un coude douloureux et constatèrent à l'ouverture de l’article la bénignité des lésions que le microbe y avait détérminé.

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Enfin Gwynn en 1899 cultiva le sang, le liquide céphalo-rachidien et le pus articulaire d’un méningitique et y rencontra partout le méningocoque.

Dès lors, les observations se multiplièrent. Parmi le grand nombre de leurs auteurs signalons particulièrement Teissier, Netter, Sainton, Debré, Lafosse, dont les multiples communications achevèrent l’étude symptomatologique de ces arthropathies.

Puis, l'isolement d’une nouvelle entité morbide, la méningococeémie, mit en évidence la fréquence des localisations du méningocoque sur les jointures, et son étude permit à Sainton, Lemierre, Netter, Pollet, Sacquepée, Dopter, Portret, Brette et bien d’autres, de mettre en relief l’affinité toute particue lière de ee microbe pour les synoviales em même temps que la coïncidence fréquente de la septicémie et de la méningite.

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