‹ Les Arthrites à méningocoquesChapitre 8 sur 30 · AND · texte numérisé non relu

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tude normale. En règle générale, elle est assez minime.

La jointure est gonflée et déformée. Souvent la peau qui la recouvre est normale. Dans cerlains cas elle présente à ce niveau une légère coloration rosée ; plus souvent elle est le siège d’un èrythème papuleux ou purpurique plus ou moins étendu.

L'épanchement est en général très abondant (jusqu’à 200 centimètres cubes) et il s'établit très rapidement en quelques heures. S'il s’agit d’une grosse articulation comme le genou, les culs-de-sac synoviaux distendas, arrondissent la forme de ja jointure, la rendent globuleuse, faisant disparaître méplats et saillies. La fluctuation est aisée à percevoir, mais il n'existe ancun point osseux sensible.

Très rapidement ce volumineux épanchement peut disparaître : c’est une « flambée articulaire » selon la pittoresque expression de Sainton, qui s'éteint en quarante-huit heures. Il peut au contraire persister ou récidiver malgré le traitement institué et la ponction.

Les caractères les plus saillants de ces arthrites sont leur indolence souvent suprenante, surtout à la période d’éiat, et l’absence de gêne fonctionnelle, malgré un empâätement parfois très marqué. Et ce n’est pas sans étonnement qu’on voit un malade atteint d’un énorme épanchement articulaire, faire des mouvements d'extension et de flexion sans en paraître incommodé. En outre, la complication articulaire est souvent{atente, l'absence de douleur et de

gêne fonctionnelle n'attire l’attention ni du malade ni du médecin. Il est probable que beaucoup d’arthrites méningococciques ont été ainsi méconnues faute d’avoir été recherchées.

Lorsque le microbe pathogène se porte sur plusieurs jointures, le tableau est celui du pseudo-rhumalisme infectieux. Plusieurs articulations peuvent être prises simultanément, mais souvent il y a métastase, et le méningocoque abandonne l’article primitivement atteint pour se jeter sur un autre. C’est en effet un des caractères biologiques du méningocoque de procéder par poussées, d’exalter subitement sa virulence pour la perdre rapidement ensuite.

Fréquémmentles localisations articulaires s’accompagnent d’érythème et de purpura.

Arthrite suppurée subaiguë. A côté de la forme habituelle aiguë, il existe une forme plus torpide qui mérite d’être connue, bien que jusqu'ici Sainton ait été le seul à la rencontrer et encore une seule fois. Mais il ne serait pas surprenant qu’elle fût plus fréquente si elle était systématiquement recherchée.

Le cas rapporté par Sainton concerne un malade qui vit apparaître à la suite d’une entorse du poignet une arthrite qui eut l’évolution silencieuse et froide d’une tumeur blanche. Cinquante-six jours après le début de cette arthrite, une méningite cérébro-spinale éclatait, Le pus de l’arthropathie contenait du

méningocoque !

ET Er

Date de l'apparition des complications articulaires par rapport à l'évolution de la méningite cérébrospinale.

Par rapport à l’évolution de la méningite cérébrospinale, la date de l'apparition des complications articulaires est essentiellement variable.

Elles peuvent :

1 Précéder l’éclosion des signes méningés. Nous n’étudierons à cette place que les arthropathies précédant de très peu la méningite. Celles qui se montrent irès antérieures seront étudiées au chapitre V car elles relèvent bien plus du tableau clinique de la méningococcémie que de celui de la cérébrospinale.

20 Juxta-méningitiques. — C'est-à-dire contemporaines de la méningite.

30 Post-méningitiques.— Elles sont alors précoces ou tardives.

Arthrites pré-méningitiques. — Il n’est pas rare d'observer avant l'éclosion des signes méningés des manifestations articulaires dont le diagnostic, à ce moment, est difficile à poser. Bon nombre d'auteurs ont observé des faits de cet ordre. Nous rapportons les plus saillants.

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