ST LS
6 février. — Nuit bonne, moins de douleurs dans le genou gauche, moins de gonflement aussi.
9 février. — Amélioration très grande des deux articulations qui ont repris leur volume à peu près normal.
14 février. — Les complications articulaires sont guéries, mais la méningite reprend. Traitement sérothérapique.
20 février. — Le malade est guéri de sa rechute méningée
sans autres localisations ni récidives articulaires.
Cette observation résume assez bien les caractères du tableau clinique propre aux arthrites méningococciques dont nous allons décrire la symptomatologie habituelle.
À l'ordinaire, l’arthrite survient à une période peu avancée de la maladie, vers le quatrième ou le cinquième jour : le malade accuse une douleur plus ou moins vive au niveau d’une jointure. En même temps il n’est pas rare de voir sa température s'élever de un ou deux degrés, atteindre 39°5-40 degrés. Souvent cette élévation thermique s'accompagne d’une éruption de vésicules d’herpès.
La douleur est rarement assez vive pour arracher des cris au malade ; elle est en tous les cas beaucoup moins violente que dans le rnumatisme articulaire aigu et l’arthrite gonococcique ou le contact seul des couvertures est parfois atroce.
L'impotence fonctionnelle est plus ou moins marquée, soit que la douleur exagérée par les mouvements immobilise l'articulation, soit que la tuméfaction souvent considérable en gêne l’ampli-