LE TRAITEMENT GENERAL
Sera l’adjuvant indispensable de ce traitement local.
Le salicylate de soude, l’aspirine ou le pyramidon n’apportent aucune amélioration notable. -
On peut employer encore la gonacrine en injections intra-veineuses d’une solution à 0 gr. 56 % ou à 2 %,. On pratiquera une injection tous les deux jours jusqu’à guérison complète. La sérothérapie et la vaccinothérapie sont également fréquemment employées.
Sérothérapie locale. — Après ponction de larticulation au niveau du cul de sac synovial, on réinjecte une quantité de sérum égale au liquide ponctionné, on peut répéter l'opération tous les deux ou trois jours.
Vaccinothérapie. — Par le vaccin anti-gonococcique de l’Institut Pasteur, en cherchant à ob- ‘tenir la réaction nécessaire par tâtonnement en élevant peu à peu la dose.
Le principe de cette vaccinothérapie consiste à .activer limmunisation, c’est-à-dire à augmenter les anticorps dans l’organisme atteint.
L'administration de ces vaccins consiste en une injection intra-musculaire tous les trois ou quatre jours, suivant la réaction obtenue.
Pour la première injection, on ne donne qu’une ampoule de 1 centimètre cube, ce. qui représente vingt millions de germes. Pour une nouvelle injection, on augmente le nombre à cinquante, cent, deux cents, cinq cents millions. De toute façon, la vaccinothérapie nous paraît aujourd’hui la seule thérapeutique efficace dans le traitement de la blennorragie des nouveau-nés. Il faut pourtant dire qu'à côté de cette thérapeutique, on aurait préconisé aussi la protéinothérapie, la thermothérapie, mais ces méthodes ne nous paraissent pas d'application facile dans la médecine infantile.
Cependant, Th. Dimitresco et Pétréa, de Bucarest, de l'étude de 5 cas, montrent qu’il est impos-
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sible d’enregistrer des résultats aussi remarquables que par le traitement pyrétogène des arthrites à gonocoques par le vaccin anti-chancrelleux, mais il faut que ce traitement soit institué de façon précoce.
Plus la fièvre est intense et persistante, à ce haut degré, plus l’arthrite peut être efficacement combattue.
La prophylaxie des accidents articulaires réside dans une thérapeutique appropriée de la vulvovaginite blennoragique de la fillette et la folliculine a été récemment préconisée.
Lewis, se fondant sur le fait que le gonocoque n’attaque qu’exceptionnellement l’épithélium vaginal de ladulte, s’est proposé de traiter la vaginite de la fillette en provoquant la transformation pubérale de l’épithélium par ladministration de folliculine. Les résultats rapportés sont en général très favorables. L’action curative se manifeste rapidement, l'écoulement se tarissant parfois en quelques jours.
Généralement, au bout de 4 semaines, les prélèvements vaginaux montrent la disparition des gonocoques et l’apparition de cellules kératinisées.
La cessation du traitement entraîne la régression de cette kératinisation.
Les doses employées sont de 50 à 100 U.R. par jour pendant des temps variables, 20 à 40 jours, ou 700 U.R. 3 fois par semaine par voie sous-cutanée ou anale ou par voie vaginale (Novak).
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