CONCLUSIONS
1°) L’infection gonococcique chez lenfant est beaucoup plus fréquente qu'il ne le semble au premier abord, soit par contact direct, soit par contagion familiale. La fillette semble plus facilement atteinte surtout dans les milieux sociaux où l’hygiène génitale de l’enfance est pratiquement ignorée.
2°) Il est fréquent que les localisations génitales de la gonococcie donnent des métastases infec-
tieuses au niveau des bourses séreuses articulaires.
3°) L'évolution habituelle de ces arthrites gonococciques est, contrairement à ce qui se produit chez l’adulte, bénigne, avéc tendance à la guérison
totale sans séquelle.
4) La thérapeutique semble généralement se limiter à des traitements symptomatiques, se bornant à entretenir une atmosphère chaude et humide autour du foyer articulaire et éventuellement à ponctionner l’épanchement dans les cas assez rares où celui-ci deviendrait trop abondant.
5°) Dans les cas rares où la résolution des phénomènes se fait attendre, la vaccinothérapie antigonococcique, “soit par voie intra-musculaire, soit comme certains auteurs lont tentée, « in situ », semble donner des résultats intéressants.
6°) La prophylaxie de ces accidents articulaires réside dans une thérapeutique appropriée de la vulvo-vaginite blennorréique de la fillette et la folliculine, en permettant une transformation du milieu humoral et une élévation du pH, semble avoir permis d’arrêter rapidement la prolifération bactérienne.
7°) La thérapeutique sulfamidée dont les résultats favorables ne sont plus à compter chez l'adulte, reste encore, en ce qui concerne l’enfance,
dans le domaine expérimental.
à 41 0 ED FUX Le Doyen de la Facullé, Le Président de la Thèse.
TIFFENEAU. JEANNIN,.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris, ROUSSY».