‹ Les Arthrites Aigues A GonocoquesChapitre 9 sur 18 · LED · texte numérisé non relu

LED

membre supérieur dans une attitude qui pouvait faire croire à une pseudo-paralysie de Parrot.

On constate en outre une tuméfaction œdémateuse plus ou moins étendue; à l'inspection la peau apparaît tendue, luisante, rouge, chaude.

Cette atteinte est à la fois articulaire et péri-articulaire, l’œdème gagnant les gaines synoviales et les tendons voisins de l’articulation, ces gaines sont distendues, parfois fluctuantes :

—— Pseudo-fluctuation due à l’infiltration œdémateuse des tissus péri-articulaires, ou vraie fluctuation due à un épanchement liquidien intra-articulaire.

La ponction précisera la nature de cet épanchement : le plus souvent c’est un liquide séreux ou louche, parfois du pus séro-purulent épais, visqueux, et plus rarement un liquide véritablement purulent que l’on constaterait surtout chez le nourrisson. Parfois enfin, alors que tout faisait croire à la présence de liquide dans lParticulation, la ponction reste blanche : cette ponction inutile n’a d’ailleurs aucun inconvénient grave.

La gène fonctionnelle est marquée : les -mouvements actifs sont impossibles, les mouvements passifs très gênés car très douloureux.

Les phénomènes infectieux accompagnent l’atteinte articulaire et sont liés à l'intensité de cette arthrite. La fièvre revêt des modalités variables

— le plus souvent après une ascension thermique brutale on observe peu après un abaissement progressif de la fièvre jusqu’à 38° où elle persiste en pla-

leau pendant quelques jours avant de revenir à la normale.

— parfois cependant après le clocher thermique initial, la fièvre persiste à son acmé pendant une dizaine de jours avant de retomber à la normale en décrivant de larges oscillations.

De la pâleur, de l’anorexie et un certain degré d’amaigrissement accompagnent souvent cette évolution thermique qui cède, en règle, avant la guérison de larthrite.

Cétte forme la plus commune de l’arthrite aiguë à gonocoque peut évoluer de diverses facons

— les phénomènes infectieux locaux peuvent s’accentuer nécessitant une ponction ou une arthrotomie pour soulager l’enfant.

— «dautres fois ces phénomènes rétrocèdent en cinq à dix jours et l’affection se termine rapidement par la guérison le plus souvent sans séquelles;

— parfois enfin des poussées successives peuvent s’observer prolongeant la durée de l’affection.

En moyenne cette évolution aura duré de cinq à

cinquante jours (Marfan).

Page 1