‹ Les Arthrites de la Hanche dans l’Ostéomyélite aiguë de l’adolescence et de la seconde enfanceChapitre 4 sur 59 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Arthrites dans l’Ostéomyélite non suppurées, dites de croissance Types cliniques Traitement - Observations

On observe deux formes cliniques bien différentes.

Dans la première forme, il s’agit d’une ostéite intraarticulaire, d’une juxta-épiphysite du cartilage, juxtacéphalique du fémur intra-articulaire, dont l'infection relentit précocement sur la synoviale et dé‘ermine l'apparition d’une arthrite séreuse.

Le début est généralement brusque, surprenant le sujet en pleine santé. Une douleur dans la hanche rend la marche impossible. Il y a contracture des muscles péri-arüculaires, qui immobilise l'articulalion. Il existe un syndrôme d'infection. La température peut atteindre 39°, 40°, avec accélération du pouls et quelques frissons.

Cette arthrite séreuse, réactionneile contemporaine de l'ostéomyélite aiguë non suppurée, fait l'objet des observations I, IT et IT.

Dans la seconde catégorie de faits, l'atteinte osseuse est extra-articulaire et l’arthrite est indirecte.

Le foyer ostéomyélitique se dénote par la douleur au niveau du grand trochanter et de la branche ischio-pubienne, la synoviale est très légèrement tou-

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chée, de là les phénomènes généraux allénués, mais il existe une arthrite légère, car il y a une tuméfaction péri-articulaire et une certaine limitation des mouvements. Les observations IV et V en sont des exemples.

Ces deux formes ont une évolulion analogue abouüssant, au bout de quelques Jours à la guérison, sans troubles fonctionnels. |

Le pronostic doit être réservé, car une première alteinte ne vaccine pas, le malade peut présenter dans ia suite une lésion d'ostéomyélite grave de la hanche.

Traitement. — Ces formes d'ostéomyélite atténuée guérissent simplement par le repos et l'application d'un appareil à extension continue, qui fait cesser rapidement les douleurs. On peut y combiner la vaccinothérapie.

Les indications opératoires sont difficiles à établir. On interviendra dans le cas de fièvre et surtout lorsque l'état général sera atteint. On peut surseoir à l’intervention si l’état général n’est pas gravement altéré, lorsque la douleur spontanée et provoquée n’est pas très intense et que la tuméfaction n’a pas un aspect phlegmoneux.

Le malade sera surveillé de très près pour intervenir au moment favorable ; si le sujet ne peut être l’objet d’une surveillance attentive, il vaut mieux, comme le conseille Ombredanne, inciser une ostéomyélite atténuée, qui aurait pu guérir sans celte intervention, que de courir le risque de laisser évoluer une infeclion osseuse grave.

En cas de doute, il faut toujours intervenir.

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