HP
re
billon de ligament interne et du ligament interdigité, lorsqu’un flot de synovie purulente s'écoule tout à coup. Nous décidons alors l’amputation de la troisième phalange que nous réalisons par le procédé classique avec rugination des surfaces articulaires. Badigeonnage à Ja teinture d’iode, application d'une gaze de pommade de Reclus, pansement.
Le 26 mars, élat général meilleur, le rendement laitier s’est accru, l'appétit est excellent, léger appui sur le membre opéré.
Le 3 avril, le pansemeni est changé, plaie en très bon état de propreté, bourgeonnement cicatriciel insignifiant. Application d’un pansement moins compressif.
Le 18 avril, appui très bon, il est difficile de capturer l'animal en liberté dans un local vaste et bien paillé. Le pansement est changé, la plaie est en état de cicatrisation très avancé ; nous conseillons la mise en liberté dans un herbage sec.
La vache vue de nouveau 6 mois plus tard, se déplace sans boiter ; le moignon cicatriciel est de forme tout à fait vicieuse, il est fortement dévié en dedans vers le membre opposé.
OgsERvATION III
Le 7 décembre 1929 nous examinons chez M. V..., à S... une vache âgée de 6 ans vêlée depuis 3 mois, mais dont la lactation a été presque complètement tarte. Etat général très mauvais, l’animal d’une maigreur extrême est presque constamment couché. Il s’agit d’une arthrite du pied postérieur gauche consécutive à la fièvre aphteuse. Le propriétaire nous présente le sujet à l’occasion de notre visite chez lui pour un autre animal. En présence du mauvais état de la malade il est résolu à la faire enlever par l’'équarisseur.
Nous procédons le lendemain à l'opération par le procédé Bercoff : amputation à la scie au-dessous du bourrelet, excision à la feuille de sauge de toute la phalangette et du
petit sésamoïde, curetage, badigeonnage à la teinture d’iode, pansement à la pommade de Reclus.
Le 14 décembre, l’appétit est revenu, l’état général est bien meilleur, la vache se déplace assez facilement, la sécrétion du lait est redevenue notable,
Le 21 décembre, l’état général est bon, l'intensité de la boiterie sensiblement comparable à ce qu’elle était à notre dernière visite, la cuisse gauche est tendue, chaude, et nous percevons à la face externe un point de fluctuation, Ponction au cautère qui laisse écouler environ 4 à 5 litres de pus. Le pansement est enlevé, la plaie opératoire est très beïle, presque sans pus, mais il n’y a pas eu le moindre début de bourgeonnement. Un pansement moins compressif est refait.
Le 15 janvier, l’animal marche presque sans boiter, il a pris un embonpoint notable, Le pansement est remplacé par un autre plus léger ; la plaie est comblée, en voie d’épidermisalion.
Le sujet vu de nouveau au mois d’août, était engraissé pour la boucherie ; la marche était normale, le moignon dévié en dehors long d’environ 7 à 8 centimètres.
OgBsErvaTIoN [IV
Le 2 mars, nous sommes appelés par M. L..…., à V... pour examiner deux bœufs âgés d'environ 2? ans, qui, achetés sur une foire, ont fait par la route 60 kilomètres environ.
Les deux sujets sont couchés, on arrive avec assez de peinc à les faire lever, leur attitude en station debout est lypique : campés du devant, les membres postérieurs engagés sous le corps, ils se déplacent avec beaucoup de difficullé et il est impossible de leur lever un pied ; nous concluons à de la fourbure aigüe, nous conseillons un purgatif et des pansements humides et froids aux quatre pieds.
Revus 5 jours plus tard, les animaux vont mieux, ils se déplacent assez facilement, À l'examen des pieds on constate
mere
PHoTo N° 4
Chché
Cliché
FONJAINF