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qu'une hémorragie sous cornée a provoqué d'assez vastes décollements qui ont pris jour en talon.
Le 16 mars, les bœufs sont examinés de nouveau : l’un d'eux boite très fortement du postérieur gauche, la couronne de l'onglon interne est chaude, tendue, sensible à la palpation ; nous ponctionnons un abcès et faisons toutes réserves sur les suites probables. L'autre sujet boite encore un peu de l'antérieur gauche.
Le 23, le propriétaire nous fait savoir que l’état du plus malade s’est aggravé, l'appétit est très diminué, F’appui du membre boiteux nul. Nous décidons d’opérer le lendemain.
Le 24, amputation de l’onglon par section au niveau du bourrelet. La phalangette en enter, le petit sésamoïde et l'extrémité inférieure de la seconde phalange font partie du fragment excisé ; la plaie est nettoyée à la feuille de sauge et à la curette, badigeonnée à la teinture d’iode, un pansement à la pommade de Reclus est appliqué et l'animal est relevé.
Le 30, état général très bon, léger appui du membre boiteux, le pansement est levé, la plaie opératoire est d’un très bel aspect, application d’un nouveau pansement moins compressif.
Le 8, l'appui se fait franchement sur le membre opéré ; il est difficile de saisir l'animal dans le grand boxe dans lequel il est en liberté. Nous conseillons la mise à l'herbage dans un pré voisin dépourvu de mare.
Le 15, le pansement est supprimé définitivément, la plaie est en bonne voie d’épidermisation, les surfaces osseuses sont recouvertes de lissus de bourgeons charnus.
L'animal revu plusieurs mois après, n’accuse aucune boiterie au pas, le moignon opératoire est assez propre, mais les quelques centimètres de bourrelet qui ont été conservés donnent une excroissance cornée pour le moins disgracieuse, et qui nécessiterait un parage périodique si le sujet devait être conservé (photo n° 2).