‹ Les Arthrodèses De La Hanche Dans Les CoxalgiesChapitre 25 sur 32 · E. — RÉSULTATS DES PROCÉDÉS ATYPIQUES · texte numérisé non relu

E. — RÉSULTATS DES PROCÉDÉS ATYPIQUES

Nous avons indiqué que nous avions revu deux malades traités pour séquelles de coxalgie l’une par enchevillement du col du fémur, l'autre par ostéotomie basse. Le premier cas a donné un bon résultat mais l’enchevillement a abouti à l'heure actuelle à une ankylose, Le malade s'y est bien adapté et son résultat fonctionnel est satisfaisant. Dans le deuxième cas, ostéotomie basse, le résultat fonctionnel n’est pas très brillant en soi mais on a réussi

SÉQUELLES DE COXALGIE

à donner à une malade qui ne pouvait pas marcher un bon point d'appui grâce auquel la marche est maintenant possible. La hanche reste très instable et le raccourcissement est par ailleurs considérable. Ces deux tentatives en somme assez heureuses datent de 1924 et 1926. L'arthrodèse n’avait pas pris à cette époque son essor. Il semble à l'heure actuelle que ces interventions n’aient plus guère

d'indication dans les séquelles de la coxalgie.

F. — VALEUR DES DIVERS PROCÉDÉS D’ARTHRODÈSES DANS LA COXALGIE ANCIENNE

Nous avons dit ce qu’il fallait penser de l’intra-articulaire pure et les rares indications qu’elle comporte, nous venons de voir les para-articulaires qui semblent également devoir rester peu employées. Restent en présence l’arthrodèse juxta-articulaire du type Mathieu ou le pont-levis de Richard et l’arthrodèse mixte du type Sorrel. Dans bien des cas il semble que l’on ait le choix du procédé. Il est cependant des cas où l’un ou l’autre paraît préférable.

S'il subsiste un doute sur l’activité du foyer, si lon pense qu'il existe encore des lésions incomplètement éteintes, c’est indiscutablement au procédé de Mathieu qu’il faut recourir car c’est lui qui donne le plus de sécurité pour éviter les accidents de suppuration dans ces cas.

Si le foyer est sûrement éteint, on aura avantage à pratiquer l’arthrodèse mixte. Toutes les fois que la destruction est minime, c’està-dire que le col fémoral est long et qu’une bonne insertion de l'extrémité inférieure du greffon n’est pas certaine. On y aura avantage également dans les pseudarthroses avec grosse destruction de la tête et du col, où une intra-articulaire pure risquerait d’être insuffisante. Enfin on emploiera la mixte dans le but d’enlever de vieilles lésions non évolutives bien limitées à la radiographie, nids de fongosités anciennes, foyers d'ostéite, mais le départ est bien difficile à faire entre les lésions réellement éteintes et celles qui sont encore en activité.

Dans les autres cas les deux méthodes peuvent donner des résultats comparables.

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