ROME
L'ARTHRODÈSE DE LA HANCHE
temps. Enfin âge : on a les meilleurs résultats après 12 ans, cependant les bons résultats sont possibles à partir de 7 ans.
>) Les techniques employées dans les arthrodèses pour séquelles sont nombreuses :
Rejetons la simple arthrodèse intra-articulaire, en règle insuffisante. Tout au plus pourra-t-on la pratiquer dans les pseudarthroses extra-articulaires très lâches, consécutives aux résections de drainage.
L’arthrodèse juxta-articulaire dont le type est l'opération de Mathieu et Wilmoth donne d'excellents résultats. Elle peut être employée dans tous les cas, ainsi que le pont-levis, et les variantes que l'on a décrites. Elle a son application formelle dans les cas où l’on n'est pas absolument certain de l’absence de lésions évolutives.
L’arthrodèse mixte intra et extra-articulaire, réglée par Sorrel et Delahaye, a dans l’ensemble les mêmes indications que l’arthrodèse juxta-articulaire dont elle est dérivée. Elle permet d'assurer une bonne coaptation de volet iliaque, c’est là son avantage principal. Le fait qu’elle permet l’ablation de quelques lésions résiduelles est un avantage plus discutable. On ne sait pas exactement quelle peut être la virulence de ces foyers, leur ouverture peut être une cause de suppuration et de pseudarthrose. Il semble plus prudent dans l’arthrodèse mixte de se borner à l’avivement du bord supérieure du cotyle, à lablation des débris de la capsule et des ligaments qui pourraient gêner l’application du greffon, à l’avivement de la face supérieure de la tête et du col ou de ce qui en reste.
Cette méthode est spécialement indiquée dans les pseudarthroses avec destruction de la tête et du col ou l’arthrodèse extra-articulaire pure pourrait être insuffisante.
3) Arthrodèses juxta-articulaires pures et arthrodèses mixtes ne doivent pas donner d’accidents graves et de fait n’en donnent pas.
On peut voir quelques incidents :
La suppuration ; elle est rare et toujours peu grave.
Les pseudarthroses ; elles sont plus fréquentes, elles siègent à l'extrémité externe du greffon (insertion trochantérienne), leurs causes sont multiples : soit faute de technique (greffon trop court),
OS
CONCLUSIONS
soit surtout mauvaise qualité du matériel trochantérien, trochanter, trop décalcifié, ostéoporotique ou encore cartilagineux. Ces pseudarthroses nécessitent le plus souvent une réintervention avec apport d’un nouveau matériel osseux prélevé sur le tibia.
4) Les résultats fonctionnels des arthrodèses pratiquées ainsi sont très satisfaisants : elles permettent aux malades d’avoir nne marche indolore et de reprendre une vie active. Il faut que ces hanches soient fixées en bonne position. L’arthrodèse mixte le permet souvent. Des ostéotomies complémentaires peuvent être nécessaires dans le cas contraire.