Dans certains cas le pus est stérile
2. Dans d’autres, au contraire, le pus contient un germe bien déterminé.
En ce qui voncerne les cas où le pus est stérile, le mécanisme demeure obscur. Les deux seules observations qui ont été jusqu'ici rapportées, sans examen anatomo-pathologique, ne sont pas suffisantes pour permettre une étude
pathogénique. Nous savons, il est vrai, qu'il existe des formes inflammatoires cliniquement non suppurées et des arthropathies du type classique qui renferment du liquide séro-purulent. Peut-être pourra-t-on observer des formes de passage entre ces diverses variétés d’arthropa-
thies tabétiques, qui permettront de relier les ‘arthropa-
thies tabétiques inflammatoires aux arthropathies tabéti
ques à pus stérile que nous avons étudiées.
Le mécanisme de la seconde variété d’arthropathie est aussi net que celui de la précédente reste imprécis. Dans nos deux observations personnelles, Le pus était à staphylocoque dans la première et à pneumocoque dans Ja seconde. On peut admettre que, sous des influences encore mal connues, un saprophyte pyogène, grâce à une bactériémie fugitive et silencieuse, est venu pulluler dans une articulation. Un traumatisme (une fracture spontanée comme c'était le cas dans notre première observation), peut servir de point d'appel à la localisation microbienne. Exceptionnellement il peut s'agir, non d’un pyogène
banal, mais d’un germe spécifique tel que le bacille
d'Eberth (Ph. Pagniez et Coste).
Vu, le Doyen, Vu, le Président, ROGER. BEZANCÇCON.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de aPris,