‹ Les Arthropathies Tibétiques SupuréesChapitre 6 sur 21 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Historique

Lorsque Charcot (1) eut isolé, en 1868, les arthrepathies tabétiques, il ne comprit, dans sa description magistrale, et encore classique, que le type, de beaucoup le plus fréquent, à début brusque, avec gonflement énorme de la

jointure et des segments de membres voisins, avec œdème ,

blanc, dur, gardant mal le godet, sans douleur et sans fièvre.

Cependant on observa que certains cas s’écarlaient déjà de ce tableau. À propos d’une malade de Bouchard, dont l'articulation, contrairement à ce qui a lieu en général, avait été chaude et légèrement douloureuse, Charcot faisait remarquer que toutefois « l'absence de fièvre, de rougeur et de douleur, paraît être un caractère à peu près constant ».

L'épanchement articulaire était le plus souvent séreux et visqueux. Ball (2), en 1868, avait cependant retiré par

(1) J. M CHARCOT. — Sur quelques arthropathies qui paraissent dépendre d’une lésion du cerveau ou de la moëlle épinière. — Archives de Physiologie. 1868, T. L., page 160

(2) Bazz. — Des.arthropathies liées à l’ataxie locomotrice progressive. — Gazette des Hôpitaux, 1868, page 505, 322, 1869, page 226, 234,238, 212.

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