RARE
thie tabétique avait suppuré au cours d’une pneumonie, ces auteurs continuaient : « Il s’agit évidemment-là de faits d’une excessive rareté, car nous avons vainement cherché des observations, où un semblable apport microbien par voie sanguine ait été mis en lumière. »
Or, en 1923, MM. Pagniez et Coste (1) présentèrent à la Société Médicale des Hôpitaux l'observation d’une arthropathie tabétique suppurée, où l'infection secondaire était nettement démontrée. L'examen du pus articulaire décela la présence de bacilles longs et fins, ne prenant pas le Gram, que des cultures et des agglutinations identifièrent au bacille d’'Eberth. L’articulatiôn, après plus de deux mois de suppuration, guérit en quelques jours sous l’action du vaccin T A B iodé et d’un auto-vaccin.
MM. Pagniez et Coste considèrent leur cas comme une arthropathie tropho-suppurée, au sens de Chipault. Et devant la preuve de l'examen bactériologique complété par trois séro-diagnostics positifs à l’Eberth, ils affirment la réalité de l’arthropathie tabétique suppurée par infection secondaire et opposent leur observation aux conclusions de MM. Lemierre, Léon Kindberg et Deschamps.
Ayant eu l’occasion d'observer récemment, dans le service de M. le Professeur Bezançon, deux malades atteintes d’arthropathie tabétique suppurée, il nous a semblé intéressant, sous l'inspiration de M. M.-P. Weil, de reprendre l'étude de cette très particulière complication évolutive
des arthropathies tabétiques.
(4) P. Pacniezet COSTE. — Arthropathie tabétique suppurée par infection secondaire. — Bulletin de la Soc. Méd. des Hôp 1923. t. II, page 1473.
ET) Les ; )