Les organisations artisanales (Confédération
générale de l'Artisanat français, Comité d'Entente et d’Ac- |tion artisanañes), ont, dès à présent, recherché le moyen de s’acheminer vers ce but.
La fiscalité artisanale fut leur premier objectif, Elle conserve pour elles une grande importance, mais, malgré cela, Éd occupe pas toute leur activité.
Les Artisans ont compris que la question fiscale ne devait pas être le seul objet de leur préoccupation. | Ils ont étendu leur point de vue. Désirant aider l’Artisanat, ils se sont occupés du « {Crédit artisanal » afin d’obtenir en sa faveur l’organisation d’un crédit semblable à celui déjà accordé à d’autres catégories sociales (agriculteurs, petits commerçants, etc.) La « loi Peyronnet » du
27 décembre 1923, complétée par le règlement donnes ration publique inséré à POfficiel ‘du 27 juillet 1924, leur a donné satisfaction sur @e point (voir sur ce sujet: € L’Ar-
tisanat », par A. Puech, 1929, imprimerie Bosc et Rion, 42,
Quai Gailleton, à Lyon. — « Le régime des petits Artisans au point de vue Crédit et Fise », thèse de M. Frémont, PAR 1026). sra4
Tout récemment, ils ont htm, par décrets-lois, des $S août et 31 octobre 1935, la création par les Chambres de Métiers, de caisses de secours de chômage aux Artisans et un réglement protégeant l'artisanat national.
Leurs revwundications sont nombreuses. Les artisans demandent, en particulier : |
1° La répression de la concurrence déloyale (propositiont
de loi n° 4170) ;
2° Tx vote d’une loi fixant un privilège garantissant, en:
cas de faillite, le paiement des créances artisa-
nales dans les mêmes conditions que les émolue-.
ments des salariés ; La création d’une marque artisanale, facultative, pour protéger leur travail.
D'autre part, comprenant que l'Artisanat me peut vrai-
ment atteindre son but qu’en inspirant confiance à ceux recourant à ses services, les Artisans songent à se placer sous le réginxe de la capacité professionnelle.
Leurs associations désirent obtenir du Législateur le
perfectionnement de PApprentissage. Elles envisagent la : création d’un Brevet de Maître-Artisan dont la possession | scrait requise pour pouvoir ouvrir un atelier, et d’un Bre-
pet de Maitrise qui, seul, permettrait d'eniployer des ap-
prentis. (Conférence ‘de M. Peter, Président du Comité |
d'Entente et d'Action artisanales, au Congrès national tenu
à Toulouse en 1935, et ayant comme sujet : « L’organisa- |
on corporalive de l'Artisanat. »)
de rne, le . ee de ceux de Ancien ime, de ceux de Corporations.
= Le retour au régime de capacité professionnelle rendr ait au {ravail manuel la dignité qu’il n'aurait jamais dû perdre. Elle rcdonnerait confiance en l’Artisan qui, voyant revenir à lui la clientèle, aimant les choses belt:s et bien faites. reprendrait sa plage dans l'Economie nationale.
Les Artisans sont un heureux élément id” équilibre réali-
sant Punion du capital et du travail. Ils doivent être protégés. | RE
« Encourager l’artisanat, c’est au point de vue éconoimique, redonner la vie à une production essentiellement française, c’est relever le prestige et l’activité de nos métiers d'art: c’est réorganiser dans nos villes les corps «di métiers qu'on abandonne; c’est réagir contre l'exode rural, en donnant à nos agriculteurs les ouvriers spécialistes dont ils ont besoin chaque jour ».
« Défendite nos Artisans, c’est au point de vue social, travailler à l’apaisement des esprits; c’est favoriser lessor d’une de cos classes moyennes qui peuvent tant contribuer au maintien de l’ordre et au idévloppement de la prospérité de la nation. (Proposition dé loi Courtier, Chambre des Députés, Preès-verbal de la séance du 15 décembre 1920. — Thèse de M. À. Puech, « L’Artisanat »,
"En un mot, le Législateur doit éresur à l'Artisanat,
au point de vue social, financier et économique. Il parti- Cipera ainsi à une belle œuvre et, contribuant à mieux réaliser l’idée de Justice fiscale, permettra la Rinaissance des Artisans qui, par leur intelligence et leur bon goût, feront connaître même au delà (des frontières, la renommée @es Arts et de l'Industrie de la France,