XVII-, XVIII-, XIX* SIÈCLES. I.XXXI
sail les; — le peintre d’animaux Desportes; — deux peintres de Mailles, Van der Meulen et Joseph Parroccl.
La peinture de ce temps n’a plus de représentants tels que Le Sueur et Poussin. A ne prendre que la peinture décorative, qui est la plus importante, il faut bien dire qu’elle est loin , comme simplicité, des belles compositions des maîtres de l'époque précédente; cependant, malgré cette infériorité, la peinture officielle du règne de Louis XIV a une certaine grandeur qu’elle emprunte à la grandeur même du roi ; elle est pleine de noblesse et de raison; elle est modérée et bien dans le ton général de l’époque qui se pique surtout de sagesse ' ; comme la sculpture et les autres arts du dessin , elle est très-française par le goût, par la netteté de la composition, la couleur, l’exécution, et par les types qu’elle reproduit le plus volontiers2.
Pendant les dernières années du règne de Louis XIV, trois hommes principaux remplacèrent les grands peintres d’histoire qui avaient tenu le premier rang jusqu’alors : De La Fosse, Antoine Coypel et Jouvenet.
De La Fosse est un peintre élégant et gracieux; son tableau de. Moïse 1 nous avertit de l’arrivée prochaine de l’école du xviu* siècle. Ses œuvres principales sont : la décoration du Dôme des Invalides (1ti92-t705), dont le sujet principal représente saint Louis remettant sa couronne et son épée entre les mains du Christ qui apparaît dans sa gloire *, — et la Résurrection du Christ , peinte au chevet de la chapelle de Versailles.
Antoine Coypel , l’un des meilleurs coloristes de l’école française, |M-ignit en 1709, au centre de la voûte de la chapelle de Versailles, la Cloire du Père Étemel; le dessin de cette composition est encore celui de Le Brun , mais la couleur est plus vive et plus hardie. Coypel,
1 Et de « propreté », comme on disait alors.
! « En France mieux qu’ailleurs, on est autorisé à chercher dans les cours, parmi les femmes en renom par leur beauté, l'origine des types pittoresques » , dit M. Renom ier. En effet, l’école de Le Brun reproduisit volontiers mesdames de Lavallière et de Montespan, « leur profil éminent et leurs épaules royales. » Louis XIV lui-méme était devenu un type auquel tout le monde ressembla plus ou moins, dans les portraits. (Voir le portrait de Dangeau, par Rigaud, a Versailles ).
* 202 du Musée du Louvre.
' Ces peintures ont été assez malheureusement restaurées de nos jours. Elles ont été gravées par Cochin dans ladescription historique de l’Hôtel royal des Invalides par l’Abbé Pérau , 1 vol. in-fol. 1156.