‹ Les artistes français a l'étranger (volume 2)Chapitre 302 sur 452 · GUYARb l(Lritircnl), sculpteur (voir le n · texte numérisé non relu

GUYARb l(Lritircnl), sculpteur (voir le n

«Ses parehts, n’étant guère favorisés par la fortune, mirent leur fils en apprentissage chez; un forgeron. Un jour qu’il était en train de dessiner un cheval, V ollaire vint à pa sser avec M"' Duchâtelet ; il le vit travailler. Voltaire loua le jeune homme, lequel insista auprès

' Il pirmi<jUno scrvilor di. pione, ovvcro dialo^b.i di Frombol»; Parme, 1796, 1 vol. p«Ul in-8°, p. 123-6.

1 Lalande, t. Il, p. 126.

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(le son père pour qu’il lui fil apprendre le dessin. Il eut pour maître le peintre I .allier, et les progrès que fit Guyard furent satisfaisants. Mais la peinture n’avait pas pour lui autant d’attraits que la sculpture, et il entra dans l’atelier d’un ornemaniste -sculpteur, nommé Landsmann, qui avait appris son art chez Bouchardon aîné. Sur la recommandation de ce dernier, Guyard vint à Paris pour entrer dans l'école de Bouchardon jeune, et il y gagna en 17.70 le grand prix de sculpture. Pendant quelque temps il s'occupa exclusivement de l’anatomie du cheval , et les plus beaux modèles du genre s'offrirent il notre artiste dans les écuries royales de Versailles. Vint l’époque où Paris voulut ériger à Louis XV une statue équestre, et Bouchardon choisit Guyard pour exécuter le modèle. Ce modèle plut, mais Guyard en fit un autre qui obtint bien plus de succès; cependant il ne voulut pas entrer en lice avec son professeur. Le roi vit par hasard ce projet qui lui convint, parce que le cavalier était à cheval avec plus de grâce, et M“* de Pompadour voulait même que le jeune artiste fût chargé de l’exécution. Mais Bouchardon prévalut. M. de Marigny, après une vive opposition, obtint que Guyard brisât son modèle; ce qui fut exécuté; toutefois, dit la chronique, les débris furent réunis et le modèle arriva complet à Paris. Pour conjurer l’orage, Guyard partit pour Rome; il ne devait, comme pensionnaire, y rester que quatre ans; mais il lui fut défendu de revenir dans sa patrie, et il dut rester à Rome comme en exil'. A cette époque il copia plusieurs antiquités pour M. Bouret, telles que l’Apollon du Belvédère , le Gladiateur, l’Amour et Psyché. Puis il tomba dans un état d’atonie complète et conçut le projet de se laisser mourir en s’abstenant de manger. Mais une femme le fit revenir sur sa résolution, et cette même femme lui procura les moyens de rentrer dans sa patrie. En 1767, notre artiste vint à Paris où il exécuta la statue de Mars au repos, pour l’offrir à l’Académie. Cette œuvre avait du mérite, mais elle n’en fut pas moins repoussée. M. de Marigny n’avait pas encore oublié que Guyard avait osé lui résister; Pigalle et d’autres artistes ne l'aimaient pas; force lui fut de se retirer, et dans son indignation il composa un ouvrage contre l’Académie, et s’en ferma les portes pour toujours. Toutefois il ne manquait pas d’amis à Paris. Parmi eux se trouvaient M. de Choi-

1 11 a Ajourné quatorze ans à Hume où il a fait des copies de luntique. { Lalande , t VI, p. 24fi.)

1> Ali ME.

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seul, le cardinal de Bemis, M. de La Rochefoucauld, M'"' Geoffrin, etc. Frédéric le Grand l'invita à venir à Berlin, mais il suivit l’invitation1 2 3 * du grand-duc Ferdinand de Parme, parce que le climat d’Italie lui allait mieux. Ce protecteur le combla d’honneurs, et bientôt après les Académies de Padoue, de Bologne et de Parme le comptaient parmi leurs membres. Il vécut ainsi environ douze ans dans une agréable médiocrité, lorsque l’abbé de Clairvaux l’appela pour lui confier l’érection d’un monument à saint Bernard. Il s’y rendit en \ 782, et au bout d’une année le modèle était terminé à la satisfaction générale; revenu en Italie, il s’y occupa avec activité de l’exécuter en marbre, et il en avait déjà achevé plusieurs figures, lorsque la mort le surprit *.

« Guyard avait une grande habileté à travailler le marbre, mais il visait moins à la correction et à la pureté des traits qu’à rendre l’expression du sentiment. Quant à sa manière , elle se rapproche un peu de celle de Puget. 11 était irascible, généreux jusqu'à la prodigalité, et enthousiaste de son art; mais il ne gardait pas toujours une assez grande modération dans ses actions. Varney a publié sur lui une notice biographique, imprimée à Chaumont, en 18065.»

634. BOUDARD (Jean -Baptiste), sculpteur (voir le n° 632), né en France, mort en 1778*. Grand prix en 1732.

Boudard était sculpteur de la cour de Parme ; il a fait pour le duc de Parme la plupart des statues qui ornent son jardin. 11 a publié à Parme en 1759, en 3 volumes in-folio, une iconologie tirée de divers auteurs, avec 630 figures. 11 a été le chef d’une nombreuse école s et fut remplacé à Parme par Guyard *.

1 « Au commencement de Tannée 1769, il a été appelé à Parme par le prince qui s’est engagé à lui faire une pension de 3000 livres avec la liberté de travailler pour d’autres que pour lui. C’est une fortune pour Guiard, qui n’aurait jamais rien fait à Paris et qui s’y serait ruiné comme il a fait à Rome. » ( Mariette, t. 11, p. 340.)

2 Parme conserve de Laurent Guyard une Vierge colossale (5 métrés), une Bac. chante et un Cupidon prêt à tirer de Tare. L’église de Coparmio (à quatre lieues de Parme) renferme aussi une Vierge semblable à celle de Parme. ( Jolibois , notice citée dan» la note suivante.)

3 Traduit de Naglcr. — Il y a aussi une notice sur Guyard, publiée par Em. Jolibois, brochure, 1841.

* Guida del forestière per la citta di Bologna; Bologne, 1 vol. petit in-8°, 1826, à la table. — Lalande , t. Il, p. 147, le fait mourir en 1771; Nagler, vers 1765.

i Guida del forestière per la citta di Bologna.

* Lalande. — Voir aussi : Il parmigiano servilor di piazza.

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«35. RAVENET (Simon?), jrsvenr cl tessinsteur, u« à Londres sers (755; vivait encore à Parme en 1708.

Simon Ravenet , après avoir appris la gravure h l’école de son perc, Simon François Ravenet, établi à Londres (voir n° 375), vint étudier le dessin à Paris sous Boucher. De là il se rendit à Parme, où il s’établit, et où il devint professeur à l’Académie. Il entreprit en 1779 et acheva en 1785, la gravure de tous les ouvrages du Corrége qui sont à Panne; cctto suite se compose de 14 pièces, et lui valut le titre de chevalier

636. JULIEN, dit de Parme, peintre, ni en Franco on 1736, mort a Parme en 1796.

Julien g demeuré longtemps à Parme; on a de lui : Jupiter endormi dans les bras de Jupon, gravé par Benoit ».

637. DOYEN (Gabriot-Françoi»), peintre d’histoire (voir Ion» 906).

Doyen a exposé en 1763 un tableau représentant ; « Andromaquc cherchant à arracher Astyanax des mains du soldat auquel Ulysse ordonne de le jeter du haut de la tour d’Ilion» (21 pieds sur 12). Ce tableau avait été fait pour don Philippe, duc de Parme.

On voit de lui au musée de Parmo, im tableau représentant A irginie tuée par son père en présence d’Appius Claudius ; ce tableau g été longtemps exposé à l académie de Parme.

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