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MIGNARD (Pierre), peintre (voir le n

Mignard vint en Italie en 1636 et y resta jusqu’en 1657. A son arrivée à Rome , il lit quelques portraits et appela ainsi l’attention du pape Urbain VIH qui se fit aussitAt peindre par Mignard. Il peignit ensuite pour Naples le portrait du duc de Guise , que les Napolitains révoltés attendaient ’.

A peu près dans le même temps, Mignard peignit le cardinal Rarlierini, puis, avec un grand succès, les deux cardinaux de Médicis, le cardinal d’Kste, les chefs des quatre maisons de Rome (Colonna, Ursini, Sanelli, Conti), la signora Olympia, le prince Pamphile neveu du Pape, l'ambassadeur de France Henri d’Es-

* Fèlibten. D'Argenvîlle.

1 Huber et Rosi, t. Vil, p. 130 et Robert Dumesnil, t. 11, p. 10; Correspondance du Poussin ; Fèlibien ; Florent le Comte.

a Voir le n° 604.

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lampes, commandeur de Valençay, l’ambassadeur de Maltbe commandeur des Vieux, les commandeurs de Matalone et d’Elbena , et le pape Innocent X.

La réputation que Mignard avait acquise engagea le grand-maltre de Malthe à l’appeler auprès de lui; il refusa et resta à Rome.

Après avoir peint le portrait du pape Innocent X, Mignard , cédant aux conseils du Poussin , renonça à faire des portraits et se livra dès lors à des ouvrages de composition. « Plusieurs églises furent ornées de peintures do M. Mignard, particulièrement celle de Saint- Charles-des-Quatrc-Fontaines. Il y lit, pour le maître-autel , une Trinité; il peignit sur la muraille, et à l’huile , quelques saints, enire lesquels est un saint Charles Uorromée, de grandeur naturelle, fort estimé, et, sur la porte, une Annonciation, à fresque. Use plaisoit à cette manière, et cet ouvrage, ainsi que quantité d’autres, firent juger à quel degré il la fiorteroit. »

11 lit une Aurore, à fresque, chez M . Martino Longwi ; — une sainte Famille, à l’huile, à Sainte -Marie-in-Campitelli; — un saint Antoine, à la sacristie du monastère de Saint -Antoine -des -F’rançais; — saint Charles communiant les pestiférés, pour l’église de Saint- Charles-des-Catinari; mais Pietre de Cortone empêcha qu’on y plaçât ce tableau.

Mignard quitta Rome au printemps de Ki'iA et si- rendit à Venise. En chemin, il peignit, à Rimini, le cardinal Sforze, archevêque de cette ville ; à Modène, le premier peintre du duc', la princesse Isabelle d’Estc, fille alliée du duc et depuis duchesse de Parme; la princesse Marie, sa sœur, qui se lit depuis carmélite.

A Venise, il étudia les maîtres et fit le portrait du sénateur Marco Paruta. Il revint ensuite à Rome et peignit le pape Alexandre VIII et la belle courtisane La Cocque , qui , par coquetterie , voulut que Mignard emportât son portrait en France. Mignaid quitta l’Italie en IH57 pour revenir à Paris. Il était fort estimé à Rome et y avait formé un grand nombre d’élèves a.

1 Voir p. 296.

* Monville, Vie de Mignard; et Mémoires, sur les membres «le l'Acad. roy.de peint ci de sculpt. — Lalande, t. IV, p. 292; Deteine, p. 629, .*>01, 704; Titi, p. 162, 270.

ITALIE

67.*». DELAFLE l R ( Nicolas -Guill.), peintre de fleurs en miniature et graveur à l'eau-forte, né en Lorraine au commencement du IVU» aiécle, mort à Borne vers 1670.

Cet artiste , d’un grand mérite , composa et grava , à Rome , en 1638, une suite de fleurs en treize pièces, et en 1639 une autre suite de fleurs en douze pièces. Ces belles estampes eurent un grand succès, et plusieurs éditions en furent publiées dans les Pays-Bas et en Hollande

676. COLIGNON (François), dessinateur et graveur, né à Nancy en 1621, mort en 1671. Elève de Callot.

En 1640, Colignon travaillait à Home et y faisait en même temps le commerce des estampes. 11 a beaucoup gravé d’après ses propres dessins. On cite particulièrement: l’estampe d’après Raphaël, représentant Attila mis en fuite: — les bâtiments de Rome sous le pontificat de Sixte-Quint : — le plan de la ville de Malthe avec les anciennes fortifications3.

677. VOUILLEMONT (Sébastien), dessinateur et graveur, né à Bar -sur -Aube vers 1622. Elève de Daniel Babel.

Il a gravé plusieurs planches, tant à Paris qu’à Rome, où il fit un assez long séjour. En 1041 , il a gravé à Rome: le Massacre des Innocents, d’après Raphaël, de deux compositions différentes, in-fol.; — en 1642, le pape Urbain VIII donnant la bénédiction (in-4°). — C’est sans doute à Rome qu’il a gravé, d’après Raphaël, les Pèlerins d'Emmaûs(gr. in-fol.), le Parnasse (gr. in-fol.), une sainte Famille (gr. in-fol.); — d’après le Parmesan : la Vierge et l'enfaut Jésus (in-fol.); — d’après l'Albaue, les fiançailles de sainte Catherine (in-folio.)*.

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