‹ Les artistes français a l'étranger (volume 2)Chapitre 41 sur 452 · DETROY (Jean-François), peintre d'histoire · texte numérisé non relu

DETROY (Jean-François), peintre d'histoire

né à Paris en 1679, mort ft Rome le 24 janvier 1752. Élève de son père F. Detroy.

« En 1735, il fit pour le due de Lorraine, aujourd’hui empereur, quatre tableaux ; l’un , Psyché qui découvre. l’Amour ou Psyché indiscrète, Psyché dans le désert, Psyché chez Platon, Psyché reçue au nombre des Dieux, figures grandeur naturelle, plus finies qu’il n’avoit accoutumé '. »

1 Mém. sur les mombres do l'Acid. de peint, cl de sculpt., l. Il, p. 277.

8. SCHMUZER, grtvfur, ni* J Vienne en 1733, morl à Vienne en 1811.

Elève de Wille.

a Le 19 novembre 1762, aborda chez moi vers le soir, M. Schmuzer, graveur de Vienne. Il m’apporta sept ou huit lettres de recommandation tant de personnes qui me sont connues que d’inconnues pour moi. Il me lit en entrant bien des révérences gothiques me voulant baiser le bas de ma robe de chambre , me nommant tantôt Votre Excellence, tantôt /lire Genadcn'. J’en étois honteux de toutes ses civilités. Il étoit accompagné d’un jeune peintre de Francfort qu’il avoit rencontré à Strasbourg et qui m’apportoit aussi une lettre de recommandation de M. Tischbein, peintre du landgrave de Hesse-Cassel , mon ancien ami. Ce peiutre me parolt [un] jeune homme fort découplé; il se nomme Krauss. Le graveur est un homme marié; il a laissé sa femme et quatre enfants à Vienne. 11 doit étudier une couple d’années sous moi. Il a été envoyé à Paris pour cet effet par le grand chancelier, comte de Kaunitz; même l'argent qu’il a annuellement h dépenser me sera délivré par ordre du grand chancelier a. »

Après avoir fini, en 1763, le portrait du comte de Kaunitz, sous la direction de Wille, Schmuzer fut rappelé il Vienne par l’impératrice Marie -Thérèse, qui le nomma directeur de la classe de gravure qu’elle fonda à l’Académie de Vienne en 17711 * 3.

9. LEVACHER, imprimeur fr»nç*i». — L AND EUE R, imprimeur vieunoi*.

L’Autriche envoyait ses graveurs se perfectionner à Paris; elle demandait aussi à la France des imprimeurs en taille-douce et envoyait les siens à Paris étudier nos procédés.

« 176-i, 15 janvier. Depuis le 13 jusqu’au 20, j’étois fort occupé à faire la convention avec un jeune imprimeur en taille-douce que je dois envoyer à Vienne en Autriche , et dont M. Wachtler, secrétaire du comte de Kaunitz, m’avoit donné la commission. Il doit rester trois ans. Il aura chaque [année] 1,500 livres, le logement, et tout ce qui est nécessaire pour imprimer lui sera fourni, 330 livres pour faire le voyage et autant pour son retour, au bout des trois

1 Votre Grâce.

* Journal Mss. de Wille.

1 Sagler , Ncuc* allgemcincs künsllcr lcxicon, 22 vol. in-#°, Munich.

ALLEMAGNE

années. Il doit partir demain 21 avec le coche de Strasbourg. 11 a déjà été en Saxe, se nomme M. Le Vacher, et il est très-habile '. »

En juillet 1775, l’impératrice envoya à Paris, pour se perfectionner dans son art , un imprimeur de Vienne , nommé Landerer. L’impératrice le recommanda à Wille , qui fut chargé de le placer chez un habile imprimeur. S. M. I. envoya à Wille une médaille d’or, qui devait être donnée à l’imprimeur parisien qu’il désignerait pour instruire Landercr. Wille choisit Beauvais l’alné, qui travaillait pour lui depuis plus de trente ans et qui avait une grande capacité dans l’art d’imprimer J.

10. TüCQl’Ê i Louis), peintre de portraits, né en 1696, mort à ï'.ris le 10 février 1772. Elève de Nicolas Berlin.

a M. Tocqué, dont les portraits ont une si grande réputation, a exposé (1753) celui de M. le comte de Kaunitz 1 » qui était alors ambassadeur d’Autriche à la cour de Versailles. En 1758, étant à Saint-Pétersbourg, Tocqué fit le portrait du comte Nicolas Esterhazy de Galantha , ambassadeur d’Autriche en Russie. Ce portrait a été gravé, en 1759, par Schmidt, à Saint-Pétersbourg.

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