G CIL BER T, «jrtveur
« M. Guilbert, graveur, est chargé de graver en taille douce toutes les médailles du règne actuel. Cette collection déjà fort nombreuse, ne peut être complète qu’à la mort du roi qui s’en réserve les planches et les épreuves, de manière qu’il n’est pas aisé de se les procurer. Le burin en est un peu sec. Les vignettes , d’après les dessins de M. Masrelier, sont en général du meilleur goût. Il y aura à chaque planche une explication sur deux colonnes , français et suédois. Le graveur des médailles est M. Fehrmann’. »
984. TARAYAL ( Thomas -Rapliaèl), peintre, mort en 1750. Élève de Jean-André
Thomas Raphaël Taraval, père de Hugues et de Louis-Gustave Taraval, fit ses études à Paris et avait déjà de la réputatiou, comme por-
* Forlia de Piles, l. II, p. 125.
1 Fortia de Piles, t. Il, p. 126.
* Forlia de Piles, t. II. p. 127.
SUÈDE
traitiste, lorsqu’il se rendit à Stockholm, où le roi le nomma peintre de la cour. 11 fit beaucoup de portraits et mourut en 1750'. Taraval fut premier peintre du roi de Suède J. 11 a peint le plafond de l’église du château de Stockholm5. Taraval a fait aussi plusieurs plafonds du nouveau château de Stockholm. On dit que c’est lui qui, avec Boucliardon, mit sérieusement la première main à l’école de dessin et à l’Académie de dessin en Suède*.
985. TARAVAL (Hu<piei), peintre d'histoire, nd à Paris en 1728, mort à Psri» en 1 785.
a Taraval se rendit en Italie pour achever ses études. De retour à Paris il fit un portrait de Louis XV qui eut un très-grand succès. Ensuite il entreprit un voyage en Danemarck, puis en Suède, où son père Thomas Raphaël était peintre de la cour à Stockholm. Mais notre artiste revint à Paris, où l’Académie le reçut parmi ses membres en 1769. 11 y fut quelque temps professeur, puis il trouva une place avantageuse à la manufacture des Gobelins, et y mourut en 1785. Taraval peignit des portraits, des sujets historiques et de genre, dans le goût de son temps. 11 fut artiste de talent. Plusieurs de ses œuvres sont gravées; une sainte famille a été gravée par J.-J. Clément, in-fol ; — une Bacchante se préparant à un sacrifice , gravée par C.-G . Schnetz ; — une jeune ouvrière accablée de sommeil, gravée par le même; — une scène de bal à Venise, d’après le Tintoret, belle planche, mais rare, gravée par Taraval lui-même s. »