MO8AY8TS8 FRANÇAIS A PLORElfCE
« C^est un français qui apporta à Florence, on iHBB^ |a mosaïque «n pierres de couleur (opéra Jiorenlina^). d Deux cents ans plus tard un français est encore à la tête des mosaïstes florentins.
«C'est, dit Lalande^, dans les bâtiments de la galerie de Médicis qu'on voit le travail des tableaux en pièces de rapport qui se fait avec des pierres dures, et qui est-célèbre dans toute l'Europe.... II
% P. T41. Baldinucci dit aimpleoMni uim grtnde aUtue demgrlire. •*• * Voir p. STt. 9 L'Orphée de FrtDcheville est ti^jourd'hui tu Mutée de sculpture du LoufCe:eUey ^ été apportée du parc de Versailles.
^ Cette biographie de Francheviile est une traduction un peu abrégée de Baldinucci.
• SckœU, Court d'histoire det Étata européent, t. XX5 p. dOO>
f T. II, p. 533 (en 1786). — Voy. plus loin» aux n<» 619 et 620, les mosaïstes français d'ÛRVIETO.
y a environ 40 ouvriers qui travaillent à Florence.... Il y avait un français, nommé Sériez, à la tête de ces ouvriers. »
551. GALLOT (Jacques), dessinateur et^veur, né à Nancy en 1592, mort le 24 mars 1635, à 43 ans.
Gallot étudia d'abord sous Claude Henriet^ premier peintre du doc de Lorraine Charles III ; puis sous la direction de Canta Gallina, peintre et graveur de Florence; Tempesta et Philippe Thomassin furent ses maîtres à Rome ; enfin il reçut les leçons de Jules Parigi^ à Florence.
Après avoir étudié de 1609 à 1611^ à Rome^ Callot vint à Florence à la fin de 1611 et il y séjourna jusqu'en 1622. Côme II de Médicis^ dès l'arrivée du jeune artiste ^ l'attacha à sa personne et lui donna une pension et un logement. Callot fut alors admis dans l'atelier de Mes Parigi. Dès l'année 1612^ il grava^ d'après le dessin de Bernardino Pocetti^ l'Enfer du Dante; la même année ^ il exécuta à l'eauforte les quinze planches de la pompe funèbre de la reine d'Espagne, à laquelle Côme 11^ son beau-frère, fit rendre à Florence des bon* neurs dont il voulut que la gravure conservât le souvenir. Callot grava ensuite, ep 1613, une sainte Famille, d'après André del Sarte *, un Ecce homo , probablement d'après Stradan , une sainte Famille , d'après le Titien, et le Choix de quelques miracles (Scelta d'alcuni miracolijy d'après les dessins de divers maîtres. En général, ces estampes, gravées au burin,, sont d'une grande médiocrité et ne donnent aucune idée du mérite de. Callot.
En 161Sj il grava les estampes représentant les fêtes données à Florence au duc d'Urbin, par Côme II (Teatro fatto in Firenze nellafesta a Cavallo per la ,venuta del Ser^ principe i'Urbino-^ J. Parigi invent. /. Callot del. etf.).
Il exécuta ensuite les intermèdes de Florence, en 1616 ou 1617, 3 planches: {Parigi inv. J, Callot delineavit etfecit), et à partir de cette époque, il cessa de travailler sous la direction de Parigi. Il avait alors 24 ans; la série entière des études auxquelles il avait voulu se livrer était épuisée; il s'abandonna à son génie et ne grava plus qu'à l'eau-forte. Une des premières œuvres de Callot, sorti de tutelle, la première peut-être, c'est la suite des Bossus {Varie figure Gùbbi); cette délicieuse suite a fatto in Firenze, Vanno 1616 » n*a
* Le tableau est «eitiellem^tit au Louvre.
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été gravée que plus tard après son retour à Nancy. La réputation d'artiste de Callot commença avec les Caprici di varie figure, comprenant une suite de 48 petites figures^ gravées en 1617 et dédiées à Laurent^ frère du Grand-Duc. Il publia ensuite les Fêtes de la guerre d'Amour (2 pièces); les Ck>mbats des galères (2 pièces); la Tragédie de Soliman; les Massacres; les Péchés capitaux; en 1619^ la bataille des Tisserands et des Teinturiers (Battaglia del re iessi e del re tinta, f esta representata inFirenze ilfiume d*ÂmOy ildi 35 di Luglio 1619) ; la même année, il fit l'estampe des Obsèques de l'empereur Mathias (Essequie celebmte in Firenze dal ser^^ gran ducaper la morte deW imperator Maftias, MDCXIX. /. Callot f.^^ 2* état : Israël Sylvestre excudit.)
En 1620, Callot donna au public un chef-d'œuvre qui mit le comble à sa réputation : c'est la grande foire de Florence. « Rien n'égale^ dit Mariette, la merveilleuse pièce qu'il grava à Florence et qui représente la foire qui se tient tous les ans à la Madone de l'Impruneta. C'est un tableau accompli de tout ce qui se peut imaginer pour exprimer un grand concours, de peuple occupé à une infinité d'actions différentes. Callot l'a exécuté le plus heureusement du monde et rien n'est plus capable de faire connaître l'étendue de son génie. » La gloire.de Callot fut dès lors établie; ses estampes et ses dessins furent recherchés avec le plus grand empressement; son influence devint aussi très-considérable. Il exécuta, cette mêmQ année, 1620, le Trattato délie plante et immagini de sacri edifizi di Terra SantOy designate in lerusalemme.... dal Ri JP. F. Bemarditl^»
Callot a gravé quelques portraits : on trouve au Cabinet d^ estampes ceux de Côme II; de François de Médicis; de Donatus Antellensis, senator florentinus ; de Giovan. Domenico Péri.
Si Ton en croit Cochin*, Càliot aurait peint quelques tableaux : « on voit, dit-il, à la galerie du Grand -Duc, à Florence, quatre tableaux de Callot, graveur célèbre; les sujets paraissent des histoires de diseurs de bonne aventure et contiennent des épisodes assez plaisants; d'ailleurs ils ne valent pas grand'chose; la touche en est assez spirituelle, mais il n'y a ni couleur ni efiet. 0
Callot était, comme nous l'avons dit , très-considéré à Florence, lorsque la mort de Côme II , qui l'avait comblé de biens et dlion-
I Yoytjje d'IUlie, 3 vol. in- 12, PtrU HCO. - T. II, |». 16-17.
neurs (1621)^ le décida à quitter Florence et à tevetiif eil Lomdûe^ On attribue à Callot douze petits tableaux représentant la Vie du èôldat^ qui se voient à la quatrième salle du palais Corsini^ à tlDtfiè^i — son portrait, qui est dB^s Thôtél de l'ancienne famille Rosselli dél •furco, à Florence 5 — et le tableau représentant Jésus-Christ montré au peuple^ qui est exposé dans le salon de Flore^ AU palais ÎHtti*.