‹ Les artistes français a l'étranger (volume 3)Chapitre 299 sur 456 · GUYARtt (LàflrMil), ictilptetir (vdir le no · texte numérisé non relu

GUYARtt (LàflrMil), ictilptetir (vdir le no

I Sëâ parëtits, n'étant guère favorisés par la fortune, mirent leur fils en a|)prentissagë ëhez uti fbrgeroiî. Un jour qu'il était en train dé dëssiiifer uti cheval. Voltaire vint à passer avec M"« Duchâtelet; il le tit travailler. Voltaire loua le jeune homme, lequel insista auprès

< n parmigiano scrvitor di piazze, owero dialoghi di- Frombola; Ptrme, 1796, 1 vol. petit hl-So, p. iSSS-6.

s U^ande, t. Il, p. 126.

de son père pour qu'il lui fit apprendre le dessin. Il eut pour maître le peintre Lallier, et les progrès que fit Guyard furent satisfaisants. Mais la peinture n'avait pas pour lui autant d'attraits que la sculpture^ et il entra dans l'atelier d'un ornemaniste -sculpteur^ nommé Landsmann, qui avait appris son art chez Bouchardon aîné. Sur la recommandation de ce dernier, Guyard vint à Paris pour entrer dans l'école de Bouchardon jeune, et il y gagna en 1750 le grand prix de sculpture. Pendant quelque temps il s'occupa exclusivement de l'anatomie du cheval y et les plus beaux modèles du genre s'offrirent à notre artiste dans les écuries royales de Versailles. Vint l'époque où Paris voulut ériger à Louis XV une statue équestre, et Bouchardon choisit Guyard pour exécuter le modèle. Ce modèle plut, mais Guyard en fit un autre qui obtint bien plus de succès; cependant il ne voulut pas entrer en lice avec son professeur. Le roi vit par hasard ce projet qui lui convint, parce que le cavalier était à cheval avec plus de grâce, et M"* de Pompadour voulait même que le jeune artiste fût chargé de l'exécution. Mais Bouchardon prévalut. M. de Marigny , ap^ès une vive opposition, obtint que Guyardbrisât son modèle; ce qui fut exécuté; toutefois, dit la chronique, les débris furent réunis et le modèle arriva complet à Paris. Pour conjurer l'orage, Guyard partit pour Rome; il ne devait, comme pensionnaire, y rester que quatre ans; mais il lui fut défendu de revenir dans sa patrie, et il dut rester à Rome comme en exil*. A cette époque il copia plusieurs antiquités pour M. Bouret, telles que l'Apollon du Belvédère , le Gladiateur, l'Amour et Psyché. Puis il tomba dans un état d'atonie complète et conçut le projet de se laisser mourir en s'abstenant de manger. Mais une femme le fit revenir sur sa résolution, et cette nir*ine femme lui procura les moyens de rentrer dans sa imtrie. En 1767, notre artiste vint à Paris où il exécuta la statue de Mars au repos, pour l'offrir à l'Académie. Cette œuvre avait du mérite, mais elle n'en fut pas moins repoussée. M. de Marigny n'avait pas encore oublié que Guyard avait osé lui résister; Pigalle et d'autres artistes ne l'aimaient pas; force lui fut de se retirer, et dans son indignation il composa un ouvrage contre l'Académie, et s'en ferma les portes pour toujours. Toutefois il ne manquait pas d'amis à Paris. Parmi eux se trouvaient M. de Choi-

1 11 a séjourné quatorze ans à Rome oîi il^a fait des copies de l'antique. ( Lalaïufe, t. VI, p. 246.)

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seul, le cardinal ûe Bemis, M. de La Rochefoucauld, M*»» Geoffrin, etc. Frédéric le Grand llnvita à venir à Berlin, mais il suivit l'invitation * du grand-duc Ferdinand de Parme, parce que le climat d'Italie lui allait mieux. Ce protecteur le combla d'honneurs, et bientôt après les Académies de Padoue, de Bologne et de Parme le comptaient parmi leurs membres. Il vécut ainsi environ douze ans dans une agréable médiocrité, lorsque l'abbé de Glairvaux l'appela pour lui confier l'érection d'un monument à saint Bernard. Il s'y rendit en 1782, et au bout d'une année le modèle était terminé à la satisfaction générale; revenu en Italie, il s'y occupa avec activité de Texécuter en marbre, et il en avait déjà achevé plusieurs figures, lorsque la mort lé surprit *.

a Guyard avait une grande habileté à travailler le marbre, mais il visait moins à la correction et à la pureté des traits qu*à rendre l'expression du sentiment. Quant à sa manière , elle se rapproche un peu de celle de Puget. 11 était irascible, généreux jusqu*à la prodigalité, et enthousiaste de son art; mais il ne gardait pas toujours une assez grande modération dans ses actions. Vamey a publié sur lui une notice biographique, imprimée à Chaumont, en 1806'.»

634. BOUDARD (Jean-BtpUste), sculpteur (voir le n» 632), né en France, mort en 1778 ^. Grand prix en 1732.

Boudard était sculpteur de la cour de Parme; il a fait pour le duc de Parme la plupart des statues qui ornent son jardin. 11 a publié à Parme en 1759, en 3 volumes in-folio, une iconologie tirée de divers auteurs, avec 630 figures. Il a été le chef d'une nombreuse école ' et fut remplacé ^ Parme par Guyard •.

i tt Au commencement de Tannée 1769, il a été appelé à Parme par le prince qui l'esl engage à lui faire, une pension de 3000 livres avec la liberté de travailler pour d'autres que pour lui. C'est une fortune pour Guiard, qui'U'aurait jamais rien fait à Paris et qui s'y serait ruiné comme il a fait à Rome.» (Mariette, t. II, p. 340.)

s Parme conserve de Laurent Guyard une Vierge colossale (5 mètres), une Bac. chante et un Cupidon prêt à tirer de l'arc. L'église de Coparmio (à quatre lieues de Parme) renferme aussi une Vierge semblable à celle de Parme. {JoUbois, notice citée dans ia note suivante.)

* Traduit de Nagler. — Il y a aussi une notice sur Guyard, publiée par Em. Jolibois, brochure, 1841.

^ Guida del forestière per la citta di Bologna; Bologne, i vol. petit in-S», 1826, à la table. — Lalande, t. II, p. 147, le fait mourir en 1771; Nagler, vers 1765. ^ Guida del forestière per la citta di Bologna.

* Lalande. — Voir aussi : H parmigiano servitor di piazza.

3JP iTm^'

|i^ à Londres yen 171^; y\VÈ\\ ^^çon à Kaime en i79^.

Simpn Ravenet^ aprè§ avoir appris la gravur&Â l'école de son père^ gimpn François Pavenet^ établi à Londres (voir w* 375)^ vint étudier }e dessin à Paris sous Boucher. De là il se rendit à Farme^ où il a'>établity et ou il devint professeur à TÂcadémie. Il entreprit en J779 et acheva en 1785^ la gravure de tous les ouvrages du Gorrége qui 9ont à Parme; cette suite se compose' de ÏA pièces^ et lui valut le titra de chevdiec f.

636. JULIEN, dit de Paripe, peintrf|, N «n Frtnce ëo itÉS, mort à l^arme en if796.

J\î!f ^ ftl^^^^F^ !ftP,gteipps à f4|rme^ o^ ^ de lui ; J^ipit^ pfidpfmi dans le^ bras de Jui\on^ gravé par BenotJ; ?.

f^lT. noyÇN (Gabriel-f'npçoU), peintre d'littk>ice (fOic le Jfi MQ.

Doyen a exposé en i763 un tableau représentant : a Androniaque cherchant à arracher Astyanax des mains du soldat auquel Ulysse ordonne de le jeter du haut de la tour d'Ilion» (21 pieds sur 42). Ce tableau avait été fait pour don Philippe, duc de Pa^e.

On voit de luj au musée de f ^piflq, nq tab|eaq reRrés^tant Virginie tuée par son père en présence d'Appius Glaudius; ce tableau ^ ét^ longleiffps eif posé à Tacadémie de Pa^me.

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