‹ Les artistes français a l'étranger (volume 3)Chapitre 8 sur 456 · X L'ART FRANÇAIS · texte numérisé non relu

X L'ART FRANÇAIS

de Noyon^ de Sens^ de Reims^ d'Amiens, de Paris, de Chartres, de Beauvais, etc., modèles du genre, qui ont été imités dans tout le reste de la France et eo Europe. Les archéologues et les architectes anglais et allemands les plus instruits reconnaissent franchement que ^architecture gothique est d'origine française ^ Il est actuellement démontré pour tous les esprits au courant de la science archéologique que les monuments gothiques de TAUemagne, d'ailleurs si peu nombreux, bien loin d'avoir servi de type à ceux de la France, sont d'ime époque postérieure à ceux-ci, qu'ils ont été copiés d'après les nôtres, oh bien quih opt été bâtis par des architectes français *. L'un de Qoa plus savfuits archéologues, M. Félix de Vemeilh, a mis hors de doute ce point d'histoire fort important, que la cathédrale de Cologne, bien Ipin d'être le premier monument construit en style gothique, le monument modèle de tou» lee autres , est au contrahie un édifice copié fur N.-D« d'Amiens et sur la Sainte-Chapelle de Paris. Le ààtnp de Cologne, en effet, n'a été commencé qu'en 1248, tandis que N.-D. d'Amiens a été construite de 1220 è 1^8, et la ^inte-Ch^Ue de 1M5 à 1248; voilà pour les dates. Les deux plens d'Aoïiene et de Colo(^ne sont si ressemblants qu'on peut les confondre; ils se couvrent l'un l'autre, et lorsque le plan de Cologne s'éloigne par hasard du plan d'Amiens, c'est pour suivre

SoÎNoas, Lton, SeM^ la Stintd-Chtpelle de Ptrii, U bftsiUqiie^eSaini-IlMiif; e'etila phif bello période de Tari ogittl.

Ceox de U weonde époque tout : Saint-Ouen de Rouen^ Saint^Urbtin de Troyes, le porttil de régliif de SaintrAntoiiie (Iiére), ote.

Cens de U troisièim éppqae font ; l'é^tM ^ Notre-Dame de l'Éphie, chef-d'œuvre de rarchileelurt de» quatortiéme et i|ai«iéiiie sièclei; le portail prioctpal de la cathédrale do Rouen; la flèche do la cathédrale do Strasbourg; la nef de la cathédrale do Htolii) ete*

' St néino 9i fétudieitt a?ee tint de fofn et dlntelligonce qae lorsqu'il y a on coDcooTB pour on édifice religieux % construire dans le ityle français du Xiii* siide , ce sont deux architectes angliii qui obtionnent les deiu premiers prix. (Concours de Lille en 1856.)

■ Pendant les premlen siècles du nwfio ^ loi borax-orti fuient exercés presque exclusivement par les moines. La règle do tiiiil'BtiiOlt en avait antorisék la pratique dans les monastères; aussi les grandes aBba|W (Bsinl-Qtn, le lloni4>fsln, Gluny, Saint- Denb) sont célèbres par le zèlo qn'ou y dépIsysH pov? le evHure des arti. Les moines étaient architectes : ils oonstruisîrent oni-nèBMi un grend nombre d'églises ou dirigèrent les immenses réunions de fldèlei qui, trtffiîllearf bénévolei, s'orgtnisaiênt sous linluevce de le nriigiep poor Mevir les édifleei religieux; Iki preti^èfent en grand (a peintaie dte «iiii«ler«| ; I*fi4n de Gtay m Hf fsit wlovl ^ l'çnieaetiietion des

MOy^N AQE. XI

celui da BeauviM|, Le atyle, les détails^ les fenêtres | les contre^forts ée Cologne wA evopnuKés aux cathédrales d'Amieqs , de Beauvais •iè U SaioMSiapaUe. Les faite aont teUement f vidmta, que presque ta» lee aïohéologaea nUeipands les admettent et rejettent les théoriee tanloiiiqiiea da |t. 9* Boisaerée. Si nous n'entrons pas dans plut de détails k <ni siiyel , c'eat que la question est r^lue ^ et que m itttlt inutile; nom nous contentons de renvoyer au mémoire de BLdeVemmlh'.

n ftttii cqpoidaiit i^outer que , parmi les preuves de Torigine aBnwndla dîsi ratchitectura gothique y on a longt^mpf reproduit eslle-«t. H y avait, soutenaient de profonds érudits allemands > k ^Wy>: Paiuri dn - l*Ppînft (en Champagne) une inscription latine ainsi oosQue :

GQÎebtrt Anlbon». Col, Sc«or. Nor. àettf.

et Ton en tirait la conséquence qu'un prêtre de Cologne, Cohniensù Sacer^ta^anîÉKMniMil cette belle église, et^ en outre, que le dôme de Cologne était le type dn gotUque. Il a été démontré depuis^ par M. Didron , que l'inscription latine est une iilseription en patois champenois ainsi conçue :

Giiichaft Ariftiiia» toe catre ne* «t fet

maaiiscriU; Of wéwitiisut un grand nonbit da peintures murales et firent im vitraux peints, ou du moins ce furent eux (|ui doimèrenl à la peinture sur verre ses premiers déielopfeownts. Les moines étaient aussi sculpteurs^ orfèvres^ ciseleurs, fondeucs, nosicieiiSi

On eonuait peu de noms de moines artistes : la règle exigeait Thumilité et les auteurs des œuvres d'art ne se faisaient pas connaître. Biais lorstpie, au treiciéme sièole, l'art se séeolarisa, il n'es fut plus de même, et les srtistes laTcs signèrent le plus souvent leurs ouvragos. nepnîs ^ le Comité des Aili • engagé ses correspondants à roebereber les noms des artiitae du nojen âge, on en a découvert et constaté plusieurs nilliev. Nomi ne ponvom pei redomer td en qui est déjà paUié de ce catalogue si national, nais noni devons nommer les plus grandi et les plus connus parmi les architectes du troisième sièclOy Im msitree de Tart; dnsi, Romnr m Couct et Jbah d'Obbam, architectes de la cathédrale de Reims; Piiru dt Mqiinuuo, arefaitecte de la Sainte^hapelle de Paris; HuGues LbebcibSi archilocte da Sabt-Nicaise de Reims; Robebt pb Luiaucw et Tbomas di ConnoRT, architectet do la cathédrale d'Amiens; Jiun di CaiLLEf, siehitecte et sculpteur du portail méridional de Notre-Dame de Paris; Jean Lahclois, •icUtoete de SaiatpUrbain de Trojos; £il6iiEiiiAiio li Richb, atehiteote de Is catbédnJe do Beanvais.

1 Dana le t. Vil des ànnaUi arcMohgiqiuM, — - Voyes aussi, dans ce même lohime, p. 173, un «rUele da M. de Roiiîn.

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