‹ Les artistes français à l'étrangerChapitre 134 sur 202 · MOSAÏSTES ET TAPISSIERS FRANÇAIS A FLORENCE · texte numérisé non relu

MOSAÏSTES ET TAPISSIERS FRANÇAIS A FLORENCE

« C'est un Français qui apporta à Florence, en 1568, la mosaïque en pierres de couleur (opéra fiorentina T). » Deux cents ans plus tard, un Français est encore à la tète des mosaïstes florentins.

1 Cette statue est encore dans l'hôtel de la famille Ricasoli-Zanchini, à Florence. 1<VP. 741. — Baldinucci dit simplement une grande statue de marbre. 5 Voir p. 416.

4 L'Orphée de Francheville est aujourd'hui au musée de sculpture du Louvre ; elle y a été apportée du parc de Versailles.

5 Cette biographie de Francheville est une traduction un peu abrégée de Baldinucci* « P. 349, 595.

7 Schœll, Court d'histoire des Était européens, t. XX, p. 300.

« C'est, dit Lalande1, dans les bâtiments de la galerie de Médicis qu'on voit le travail des tableaux en pièces de rapport qui se fait avec des pierres dures, et qui est célèbre dans toute l'Europe... Il y a environ 40 ouvriers qui travaillent à Florence... Il y avoit un Français, nommé Sériez1, à la tète de ces ouvriers. . . »

Côme de Médicis fonda, au milieu du xvi° siècle, une manufacture de tapisseries à Florence. Un Parisien, P. Fèvre, ouvrier des Gobelins, y travailla de 4639 à 1665. Il travailla aussi à Venise*.

GALLOT (Jacques), dessinateur et graveur, né à Nancy en 1592, mort le 24

mars 1635, à 43 ans. — Gallot étudia d'abord sous Claude Henriet, premier peintre du duc de Lorraine Charles III, puis sous la direction de Canta Gallina, peintre et graveur de Florence ; Tempesta et Philippe Thomassin furent ses maîtres à Rome ; enfin il reçut les leçons de Jules Parigi, à Florence.

Après avoir étudié de 1609 à 16! 1, à Rome, Callot vint à Florence à la fin de 1611 et il y séjourna jusqu'en 1622. Côme II de Médicis, dès l'arrivée du jeune artiste, l'attacha à sa personne et lui donna une pension et un logement. Callot fut alors admis dans l'atelier de Jules Parigi. Dès l'année 1612, il grava, d'après le dessin de Bernardino Pocetti, l'Enfer du Dante ; la môme année, il exécuta à l'eau-forte les quinze planches de la pompe funèbre de la reine d'Espagne, à laquelle Côme II, son beau-frère, fit rendre à Florence des honneurs dont il voulut que la gravure conservât le souvenir. Gallot grava ensuite, en 1613, une sainte Famille, d'après André del Sarte*, un Ecce Homo, probablement d'après Stradan, une sainte Famille, d'après le Titien, et le Choix de quelques miracles (Scella d'alcuni miracolï), d'après les dessins de divers maîtres. En général, ces estampes, gravées au burin, sont d'une grande médiocrité et ne donnent aucune idée du mérite de Callot.

En 1615, il grava les estampes représentant les fêtes données à Florence au duc d'Urbin, par Côme II (Tealro fatto in Firenze nelia (esta a Cavallo per la venula del Sermo principe iïUrbino — J. Parigi invent- J. Callot del. et /*.).

Il exécuta ensuite les Intermèdes de Florence, en 1616 ou 1617, 3 planches (Parigi inv. J. Callot delineavit et fecil), et à partir de cette époque, il cessa de travailler sous la direction de Parigi. Il avait alors 24 ans ; la série entière des études auxquelles il avait voulu se livrer

l 'T. II, p. 533 (en 1786). — Voy. plus loin, à la page 446, les mosaïstes français (I'Orvieto.

* M. Eug. Muntz (Chroniaue des Beaux- Arts et de la curiosité', 1874, 10 novembre) appelle cet artiste Sirics, et dit que les Siriés ont dirigé pendant plus d'un siècle la manufacture de mosaïque de Florence.

3 Chronique des Beaux- Arts et de la curiosité. 1875, 23 janvier.

4 Le tableau est actuellement au Louvre.

était épuisée ; il s'abandonna à son génie et ne grava plus qu'à l'eauforte. Une des premières œuvres de Callot, sorti de tutelle, la première peut-être, c'est la suite des Bossus (Varie figure Gobbï) : cette délicieuse suite « fatto in Firenze, Vanno 1616 », n'a été gravée que plus tard après son retour à Nancy. La réputation d'artiste de Callot commença avec les Caprici di varie figure, comprenant une suite de 48 petites figures, gravées en 1 61 7 et dédiées à Laurent, frère du Grand- Duc. Il publia ensuite les Fêtes de la guerre d'Amour (2 pièces) ; les Combats des Galères (2 pièces) ; la Tragédie de Soliman ; les Massacres; les Péchés capitaux; en 1619, la bataille des Tisserands et des Teinturiers (Battaglia del re tessi ; e del re tinta, [esta representata in Firenze il fiume dArno, il di 25 di Luglio 1619); la même année, il fit l'estampe des obsèques de l'empereur Mathias (Essequie celebratein Firenze dal sermo gran duoaper la morte delV imper ator Mattias, MDCX1X. J. Callot f. — 2° état : Israël Sylvestre excudit).

En 1620, Callot donna au public un chef-d'œuvre qui mit le comble à sa réputation: c'est la grande foire de Florence. « Rien n'égale, dit Mariette, la merveilleuse pièce qu'il grava à Florence et qui représente la foire qui se tient tous les ans à la Madone de l'impruneta. C'est un tableau accompli de tout ce qui se peut imaginer pour exprimer un grand concours de peuple occupé à une infinité d'actions différentes. Callot l'a exécuté le plus neureusement du monde et rien n'est plus capable de faire connoitre l'étendue de son génie. » La gloire de Callot fut dès lors établie ; ses estampes et ses dessins furent recherchés avec le plus grand empressement; son influence devint aussi très-considérable. Il exécuta, cette même année, 1620, le Trattato del plante et

immagini de sacri edifizi di Terra Santa, designale in Ierusaiemme

dal R. P. F. Bernardino.

Callot a gravé quelques portraits : on trouve au Cabinet des estampes ceux de Côme II ; de François de Médicis ; de Donatus Antellensis, senator florentinus, et de Giovan. Domenico Péri.

Si l'on en croit Cochin \ Callot aurait peint quelques tableaux : « On voit, dit-il, à la galerie du Grand-Duc, à Florence, quatre tableaux de Callot, graveur célèbre ; les sujets paroissent des histoires de diseurs de bonne aventure et contiennent des épisodes assez plaisants ; d'ailleurs, ils ne valent pas grand'chose; la touche en est assez spirituelle, mais il n'y a ni couleur, ni effet. »

Callot était, comme nous l'avons dit, très-considéré à Florence, lorsque la mort de Côme II, qui l'avait comblé de biens et d'honneurs (1621), le décida à quitter Florence et à revenir en Lorraine*.

' Voyaae d'Italie, 3 vol. in-12, Paris 1769; — T. II, p. 16-17. 1 Voy. les excellentes Recherches sur la vie et les ouvrages de J. Callot, par M. Meaume, 2 vol. in-S-, Paris, 1860.

On attribue à Callot douze petits tableaux représentant la vie du soldat, qui se voient à la quatrième salle du palais Corsini, à Rome ' ; — son portrait, qui est dans l'hôtel de l'ancienne famille Rosselli del Turco, à Florence ; — et le tableau représentant Jésus-Christ montré au peuple, qui est exposé dans le salon de Flore, au palais Pitti*.

MAITRE JAUNI, sculpteur. — « Il y a environ cent ans qu'il y a voit à Florence un sculpteur françois, nommé Maistre Janni, qui coupoit si parfaitement le bois, qu'il en faisoit des images aussi achevées que de marbre. Le Vasari parle d'un saint Roch qu'il fit, qu'on regardoit comme une chose merveilleuse J. »

RIGAUD (yoir page 147). — Le grand-duc de Toscane ordonna à Rigaud de faire son portrait pour être placé à Florence dans la collection des artistes célèbres ; plus tard, le même prince lui fit faire un portrait de Bossue t (gravé par Edelinck)4.

GERMAIN (Thomas), orfèvre et sculpteur, né à Paris le 15 août 1673, mort le 14 août 1748. — Germain Thomas ayant perdu son père, Pierre Germain, célèbre orfèvre, fut envoyé par Louvois, en Italie, à l'âge de 1 1 ans. Après la mort de son protecteur (1691), Germain fut obligé par la nécessité de se mettre en apprentissage chez un habile orfèvre de Rome. « Il exigea et il obtint de son maître qu'on lui laisseroit chaque jour quelques heures de temps pour dessiner ; son ardeur à profiter de ces précieux moments le mit bientôt en état de donner d'éclatantes preuves des progrès qu'il avoit faits dans cet art. Quelques dessins qu'il présenta dans un concours qui se faisoit à Rome pour la chapelle des Jésuites, furent trouvés si finis et si achevés, et d'une si noble composition, qu'ils méritèrent d'être préférés à un grand nombre d'autres dessins qui étoient l'ouvrage des plus habiles artistes.

» Un saint Ignace en argent, plus grand que nature, divers beaux morceaux d'orfèvrerie et de sculpture que M. Germain fit pour les Jésuites, l'occupèrent pendant six années. La capacité de cet excellent homme se signala encore dans plusieurs grands bassins ornés de basreliefs, de médaillons et de trophées destinés à représenter une partie de l'histoire de la vie de G., grand-duc de Toscane. Ces divers morceaux se voient encore aujourd'hui avec admiration dans le palais de Florence, où ils sont considérés comme des chefs-d'œuvre de l'art.

» Il y avoit déjà près de treize ans que l'excellent homme dont nous

« Vasi, p. 465.

1 Fantozzi, p. 553, 616.

3 Félibien. bes principes de l'architecture, de la sculpture et de la peinture; 2e édition, 1690, in-4», p. 311.

Mémoires sur les membres de V Académie royale de peinture et de sculpture, t. II, p. 122 et 178.

faisons Féloge travailloit à Rome avec la réputation d'un des plus habiles artistes de son siècle, lorsque invité par les pressantes instances de sa mère qui le rappeloit auprès d'elle, il se détermina enfin à revenir en France; mais retenu dans plusieurs villes, où le bruit de sa réputation l'avoit précédé, son retour à Paris fut encore différé de trois ans.

» Le génie de ce grand homme, que Ton peut dire avoir été universel, lui fit entreprendre à Livourne la construction d'une superbe église qui fut bâtie sur ses dessins et sous sa conduite.» Après avoir fait à Marseille, à Lyon et dans plusieurs autres grandes villes quelques beaux ouvrages, il revint enfin à Paris, en i706.

Les travaux qull fit pour Louis XIV et pour le Régent augmentèrent sa réputation, et il n'y eut aucune cour de l'Europe qui ne recherchât avec avidité les ouvrages de cet « incomparable artiste».

« En 1723, il eut ordre de faire la toilette du roi de Portugal, et en 1725, il fit celle de la Reine; deux ouvrages dans lesquels les beautés de l'art se font plus admirer encore que la richesse de la matière. »

En 1727, il exécuta une toilette pour la princesse du Brésil ; en 1728, une autre pour la reine d'Espagne; en 1732, celle du roi des Deux-Siciles ; en 1733, celle de la Reine avec un nécessaire accompagné de deux cadenas et de deux couverts d'or. En 1742, le gouvernement le chargea de travailler aux magnifiques présents que S. M. T. -G. envoya au Grand Seigneur et qui se composaient d'une table d'argent, de douze soucoupes, d'une cuvette ei de divers vases. En 1744 et 1745, la cour de Portugal lui fit faire diifférents ouvrages, dont les plus considérables étalent six couronnes d'or, sept grands chandeliers de vermeil, une grande croix de vermeil pesant 1200 marcs.

« Le bruit do sa mort ayant été porté à Lisbonne, le roi de Portugal ordonna qu'on lui fît un service solennel et voulut que tous les artistes de la ville y assistassent. Témoignage glorieux de l'estime singulière que ce grand roi faisoit de la capacité de cet incomparable artiste1.»

DE 8PARVEER (Pœhbb), peintre, né yen 1660, en Italie, fil* d'un avocat d'Usael,mort à Florence le 27 mars 1731. Elève de Gennari. — Pierre de Sparvier apprit à Bologne l'art de peindre sous César Gennari ; ses talents et sa réputation lui firent avoir de très-grands travaux, mais il fut obligé de quitter Bologne par la crainte des châtiments que sa liberté de parole pouvait lui attirer; il alla à Rome où il acquit une grande célébrité par la ressemblance, le talent et la rapidité avec lesquels il

' L'abbé Lambert, Histoire littéraire du règne de LouUXIV, t. III, p. 283-89. —Voir aussi : Arvhivee de l'art français, t. III, p. 63»

peignait le portrait. Après avoir demeuré longtemps à Rome, il vint à Florence avec l'intention d'aller en France, mais comme on le reconnut pour un maître habile, les Médicis lui donnèrent des travaux qui l'occupèrent et le retinrent à Florence ; il peignit des fleurs, des batailles, des caprices, l'histoire, la mythologie et des portraits. Il fit le portrait de divers princes de la maison de Médicis, et, par ordre du grand-duc Gôme III, il peignit le portrait de l'archevêque délia Gherardesca et du P. Sotomayor, jésuite. Il a fait un très-beau portrait de femme, exposé en 1729 à Florence, dans la fête des membres de l'Académie du dessin; — un tableau d'autel, placé dans une chapelle particulière des environs de Florence; — une adoration des Mages; — la naissance de Jésus-Christ; — la Gène pascale, achetée par la grandeduchesse de Toscane, Violante-Béatrice de Bavière, qui envoya ce tableau en France avec son propre portrait, peint par le même peintre. — Le portrait de Sparvier est placé dans la collection des artistes célèbres, à Florence i.

GIADOD, architecte. — Giadod, lorrain, était à Florence en 1739; il y a construit la porte de San-Gallo*.

GHAMAIfT (Joseph) (voir page 154). — Chaînant a été directeur de l'Académie de Florence.

GHERON (Charles-François), peintre, né à Lunéville, le 17 mai 1732; il y vivait encore en 1787. — Il a été peintre et secrétaire du grand-duc de Toscane, François, depuis empereur d'Allemagne '.

GAUFFIER (Louis), peintre d'histoire et de portraits, né à la Rochelle en 1761 *, mort à Florence le 20 octobre 1801. Elève deTaraval. — Après avoir obtenu, en

1784, le grand prix qu'il partagea avec Drouais, Gaufûer alla à Rome où il se perfectionna; puis, après y avoir passé plusieurs années il se fixa à Florence. Les principaux ouvrages de cet habile artiste sont : les Dames romaines offrant leurs bijoux à la patrie; Achille reconnu par Ulysse: Jacob et Rachel; le sacrifice de Manès ; Abraham et les Anges; Alexandre et Héphestion ; Véturie5. On cite de lui un très-joli dessin représentant le Temps endormi par l'Amour*.

« On peut parler encore mieux de Gauffier, quia travaillé tout-à-fait dans le goût de Nicolas Poussin, et a fait entre autres un tableau représentant Jacob et les filles de Laban près de la fontaine, et qui

1 Pazzi, Série di ritratti originali d'ecceltenti pittori. 4 vol, in-fol. Florence, 17rt>. vol. I. partie 2. chap. XIII et XIV.

» Valéry, t. II, p. 313.

3 Renseignement communiqué par M. M eau me.

* Selon la notice du muséa Fabre, à Montpellier, il est né à Rochefort en 1762. 5 Landon a donné dans ses Annales quelques esquisses des tableaux de Gauffier. Nagler et Fiorillo.

contient un» des plus délicieux paysages. Cet artiste mourut à Rome1. »

PERCIER (Charles), architecte, né à Paris on 1704, mort à Paris le 5 décembre

1838. Élève de Peyre le jeune. — Percier, qui a résidé en Italie de 1786 à 179Î, a élevé le mausolée de la comtesse Albany dans l'église Sainte- Croix à Florence.

FABRE (François-Xavier), peintre d'histoire et de portraits, né à Montpellier en 1766, mort le 15 mars 1837, à Montpellier. Elève de David. — Fabre, ayant

remporté le grand prix de peinture en 1787, partit pour Rome et y résida jusqu'en 1793 ; pendant le cours de sa pension, il fit pour milord Bristol un Milon de Grotone, puis il alla s'établir à Florence et y demeura jusqu'en 1826. Fabre, patronné par la comtesse d' Albany, peignit un grand nombre de portraits et devint professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Florence. La galerie de Florence renferme de ce peintre les portraits d'Alfieri et de la comtesse Albany.

DESMARET8, peintre d'histoire, né en France, mort jeune en Toscane,

en 1803. — Desmarets, appelé aussi Des Marez, de Mares et de Mare, ne fit d'abord de la peinture que pour son plaisir, étant secrétaire de l'ambassade française à Stockholm ; mais ayant été congédié pendant la Révolution, il se fit peintre et se fixa en Toscane ; son meilleur tableau est, dit-on, un Pindare mourant entre les bras de Théoxène.Son Gaton, s'arrachant les entrailles, offre un horrible spectacle. Desmarets avait du feu, de l'invention, mais sa couleur est grossière et sans harmonie, et ses compositions sont théâtrales et affectées V

GÉRARD (voir page 155). — Gérard a peint, en 1811 , le portrait d'Elisa, grande-duchesse de Toscane (gravé par P. Adam).

DEBAT (Auguste-Hyacinthe), sculpteur et peintre, né en 1804 à Nantes. Elève de Gros et de son père J.-B. -Joseph Debay. — M. A.-H. Debay a fait pour

le prince DemidofT, à Florence, une* répétition en marbre du Berceau primitif, représentant Eve et ses deux enfants*.

PIIADIER, sculpteur (voir page 2*6). — Pradier a fait en 1830, un groupe en marbre d'une bacchante et d'un satyre, pour le prince DemidofT, à Florence.

DAVID (d Angers) (voir page 217). —David d'Angers a exécuté le buste en marbre d'une néréide pour le roi Louis Bonaparte, frère de l'Empereur, à Florence.

« Fiorillo.

1 Nagler et Fiorillo.

' Communiqué par M. J.-B. J. Debay.

FAIJVfiAU (Mlle Féliciedb), senlptear. — Mademoiselle de Fauvfeau est fixée à Florence depuis 1834. Elle y a exécuté plusieurs ouvrages que nous avons vus exposés aux salons de Paris: la Judith (1842) ; un fameux miroir en bois sculpté; un crucifix en argent (1855); le groupe d'une martyre (id.); une petite fontaine en marbre avec figures (id.). Raczynski ' mentionne aussi un groupe représentant Paul et Françoise de Rimini (qui a appartenu à M. de Pourtalès), et un bénitier qui est placé au Kunstverein de Munich.

LEFUEL, architecte (voir page 218) et OTTIN, sculpteur. — Il a dessiné,

en 1848, pour le palais de Florence, une cheminée monumentale, qui a été exécutée en 1849, par M. Auguste-Louis-Marie-OrriN, sculpteur, né à Paris le 11 novembre 1811, grand prix de Rome en 1836.

FAURE (Elias), peintre. — Une dépèche de Rome du 15 juin 1875, reproduite par le Figaro du 19, apprend que M. Faure, peintre de Limoges, âgé d'environ 40 ans, vient de se brûler la cervelle à Sesto, près de Florence. Il était attaché depuis plusieurs années à la grande fabrique de porcelaines et faïences du marquis Ginovi Lisci.

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