‹ Les artistes français à l'étrangerChapitre 186 sur 202 · COLLECTIONS · texte numérisé non relu

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Jouffroy, Jeune pâtre pleurant sur un tombeau. — " A Moscou chez la princesse Leontief.

Gellée (Claude). Le comte Strogonof possède un beau tableau de Claude Lorrain représentant un paysage, venant de la oollection de la duchesse de Kingston : sur le devant, des troupeaux et une danse de bergers.

Poussin. Un repos en Egypte (da galerie du comte Strogonof). Thomas de » la description suivante de c

srge, dont le modèle a été pris sur Niobé, est assise et choisit d'une

ans la

B-MW„W 0 , Tho-

mon donne la description suivante de ce tableau :

« La Vieri

la tète de N ,

main des dattes qu'un jeune Egyptien a genoux lui présente dans un panier. L'enfant Jésus est appuyé sur sa mère et tend ses bras vers le panier. Saint Joseph est assis

Cette magnifique galerie «* à Arkangelaky, à 17 kllom. au N.-O. de Moaoou. * Tiré de 1* description do Moaoou par Le Oolnto de L*rora, Moewru, l&W, 9 roi, ta-3» s 1* édition.

derrière eux. Deux Égyptiennes sont à côté de ce groupe. L'une «Telle» verse de l'eau dans une tasse que saint Joseph lui présente. »

Smith indiqua dans U ffalsris 4a «mate Strogonof an* Sainte Famille du Poussin.

Delfcroehe (Paul), te supplice de Jane Oray appartenait au prince Anatole Demldof.

WattftM. Les plaisirs du bal. — Gravé par Ravenet et Scotin. — Ches le court* Rostopchin, A Saint-Pétersbourg.

Dnmoastler. La bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg possède un recueil dt 39 portraits aux troia crayons ds Dwacs»tior.

MUSta p'A*T 8T D'INDUSTRIE A MOSCOU.

Ce musée, fondé en 1868, à limitation du musée de Lyon, renferme un grand nombre d'objets d'art français de toutes sortes et de tous styles.

S0IEKU5S DE LTON.

Si l'art français est très-aimé en Russie, les produits de nos industries artistiques ne sont pas moins recherchés. Pour ne citer qu'un exemple, nous reproduirons ces lignes du Journal des Débats, du 2 octobre 1 867 :

« Un des premiers fabricants de soieries de la ville de Lyon vient de terminer un grand travail qui témoigne de la supériorité de l'industrie française. Il ne s'agit de rien moins en effet que de la tenture qui doit orner la salle Saint-Georges du palais impérial de Saint-Pétersbourg.

» Cette tenture se compose de vastes panneaux de velours rouge, de 5 mètres de haut sur 3 ou 4 de large. La bordure est en feuilles de chêne brodées à la main. Aux quatre angles de chaque panneau, sont des médaillons avec le chiffre de Pierre le Grand, Les panneaux sont semés d'écussons aux armes de la Russie. Au centre de chaque panneau est un écusson beaucoup plus grand que les autres; il a 1 mètre et demi de hauteur.

' » Ces écussons sont tissés dans l'étoffe et d'uneflêt réellement merveilleux. Les aigles sont dessinés dans le tissage avec une netteté, un modelé extraordinaires ; toutes les plumes sont dessinées avec une légèreté extrême ; aucun détail n'est omis. Avec un pinceau, on n'aurait pas pu obtenir plus d'exactitude et de précision. Les détails si compliqués des armoiries, les lambrequins, le collier, le saint Georges à cheval, tout est rendu avee la même bonheur. C'est un véritable chef-d'œuvre d'art et d'industrie que ce beau travail, dont le prix est très-çonsidérable. Le nombre de ces vastes panneaux est de douze, »

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