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TRAVAUX EXÉCUTÉS A PARIS POUR LE ROI DE PRUSSE

Un grand nombre d'oeuvres d'art furent exécutées à Paris pour le roi de Prusse et envoyées à Berlin par les artistes suivants.

ADAM (Lambert- Sigisbert), l'aîné, sculpteur, né à Nancy en 1700 ; mort à Pari» en 1759. — On voit de lui à Sans-Souci : Mars en repos, belle figure assise, copiée à Rome en 1730, d'après un antique de la collection Ludovisi. — Deux bustes de Neptune et d'Amphitrite. — L'Air, groupe de deux nymphes qui s'amusent avec des oiseaux qu'elles ont pris à la chasse. — L'Eau, groupe de deux nymphes péchant ; l'une tire le filet où elles ont pris un petit amour. Ces deux groupes

« Description de Berlin, p. 500, 503.

s Lettre de d'Argens à Bachaumont datée de Berlin du 4 janvier 1749, citée dans la Revue universelle des Beaux- Art s, t. III, p. 94. Cette lettre constate la présence de Vanloo à Berlin dès 1748, époque à laquelle il peignait le Sacrifice d'Iphigénie et Y Ecole d'Athènes, et fait l'éloge de ces deux tableaux août le Roi et tous les connaisseurs furent enchantés.

1 Thiébault. t. I, p. 276.

♦ Idem, t. V, p. 332.

5 Description Je Berlin, p. 578, 359, 372, 373.

ont été faits à Paris en 1749, pour le château de Choisy, et ont été envoyés en cadeau au roi de Prusse. On les désigne aussi sous les noms de la Gbasse et de la Pèche 1.

PIGALLE ^Jean-Baptiste), sculpteur, né à Paris en 1714. mort le 20 août 1785. Élève de Le Lorrain et de Lemoyne. — En 1748, Pigalle exposa deux Statues en marbre, Mercure et Vénus, dont Louis XV fit présent au roi de Prusse. Le Mercure, qui a la réputation d'être une des plus belles statues modernes, a 8 pieds 2 pouces : le dieu est représenté s'attachant une aile au pied gauche. Matthias Œsterreich, dit, en parlant de cette statue, que tout le public, surtout les connaisseurs et les amateurs des beaux-arts, ont regretté et même, trouvé étrange que le roi de France laissât sortir de Paris un chef-d'œuvre tel que celui-là*. La Vénus est assise et fait pendant au Mercure; mais elle n'en a pas la perfection. Ces deux statues étaient placées au grand bassin de Sans-Souci; le Mercure est aujourd'hui à la galerie de sculpture du musée de Berlin.

VEHNET 'Joseph) (voir page «52). — Pendant son séjour à Rome (1738- 53), Vernet peignit un tableau pour Frédéric le Grand.

BOUCHARDON (Edme\ sculpteur, né à Chaumont, le 29 mai 1698, mort le

27 juillet 176t. Élève de Guillaume Coustou. — Bouchardon a fait pour Sans- Souci deux copies de statues antiques duCapitole, la Capretta, statue représentant un berger qui porte un chevreau sur ses épaules (en marbre, 3 pieds 6 pouces), et un Joueur de flûte (en marbre. 3 pieds 6 pouces). En 1731, il restaura, à Paris, une statue antique de la Déesse des richesses, qui est aussi à Sans-Souci ; le corps seul est antique, et provient d'un ouvrage grec du premier rang ; Bouchardon a restauré la tête, les bras et les jambes de cette statue, comme aussi

1 Matthias Œsterreich et Mariette.— Le duc de Luynes {Mém., IX, 442, à la date du 3 juillet 1749) dit à propos des statues de Pigalle et d'Adam : • Le Roi a vu ces jours-ci un présent qu'il fait au roi de Prusse, qui lui a envoyé des chevaux. Ce sont quatre statues de marbre. Il y en a déjà deux de parties ; ce sont les deux dernières qui ont été présentées depuis peu. Les deux premières sont un Mercure et une Vénus ; eiles ont été faites par le nommé Pigalle, un des plus fameux sculpteurs que nous ayons actuellement ; elles sont exécutées parfaitement ,* le Mercure est encore plus beau

2ue la Vénus. Il y a cependant un très-grand défaut, mais il vient du marbre et non e l'ouvrier : c'est une veine bleue qui s'y est trouvée et qui couvre la moitié du visage. Les deux autres statues sont une Pêche et une Chasse. C'est le nommé Adam, aussi fameux sculpteur, qui les a faites. Ces deux figures, quoique très-belles, ne sont cependant pas à comparer à celles de Pigalle ; il y a un filet que Ton regarde comme un chef-d'œuvre de 1 art. ■

* Voltaire, écrivant en 1763 à Piçalle lui disait : • Il y a longtemps, Monsieur, que j'ai admiré vos chefs-d'œuvre qui décorent un palais du roi de Prusse et qui devraient embellir la France. » — Il existe une répétition en grand du Mercure, en plomb, dans un des quinconces du jardin du Luxembourg. — On peut voir dans Tkiébault (p. 24-25) l'étrange mésaventure de Pigalle, à Potsdam, lorsque Frédéric le prit pour l'auteur du journal le Mercure et le fit mettre à la porte.

la corne d'abondance. On voit encore à Sans-Souci un beau buste en bronze de Charles XII, roi de Suède, dû à Bouchardon *.

GOUSTOU (Guillaume II), sculpteur, né à Paris en 1716, mort en 1777, le

13 juillet, à Paris. — Leroi de Prusse lui commanda en 1764, une statue de Vénus, que Coustou fit à Paris et exposa au salon de 1769. Cette statue est en marbre. « L'attitude en est très-belle et gracieuse, dit Matthias (Ester reich; le travail admirable est de la plus grande perfection. On peut dire que cette Vénus de Coustou et le Mercure de Pigalle sont les plus belles statues modernes de toute la collection du roi, et difficilement en trouvera-t-on deux ailleurs qui puissent être mises au-dessus de celles-ci. »

Une statue de Mars, également en marbre (6 pieds % pouces) et destinée à Frédéric, fut aussi exposée au salon de 1769.

Les Mémoires secrets de Bachaumont parlent de ces deux ouvrages: a On voit, disent-ils à la date du 9 juin 1769, chez le sieur Coustou, une Vénus et un Mars, deux figures exécutées en marbre pour le roi de Prusse, et qui sont prêtes à être envoyées à ce monarque. La Vénus, belle de ses seuls charmes, est dans une nudité qui laisse admirer la pureté du dessin du compositeur, la correction de son ciseau et le fini de son faire ; un voile qui l'entoure légèrement par le milieu du corps, offre un nouvel ouvrage admirable par la délicatesse de ses plis et les ondulations presque flottantes de l'étoffe. Le Mars est revêtu de son armure guerrière, et l'artiste dans sa composition paroit s'être rempli du monarque auquel est destinée la statue. Le dieu des combats n'est pas dans l'attitude du commandement, mais semble jeter le coup d'œil du génie et de l'observation qui précèdent les ordres à donner. Son visage annonce un héroïsme tranquille et le sang-froid philosophique d'un guerrier obligé par état d'exterminer ses semblables. Les critiques reprochent trop de froideur à la première statue, ainsi qu'à celle-ci. L'une n'a point cet air séducteur, attribut de la reine de la beauté ; l'autre manque du caractère sanguinaire, essentiel au dieu des combats : en un mot, Vénus n'est qu'une nymphe, et Mars qu'un simple guerrier. »

LEUfOYIfE (Jean-Baptiste), sculpteur, né à Paris en 1704, mort en 1778, le 25 mai, à Paris. Elève de son père J «an -Louis Lemojne et de Le Lorrain. — L'une

des œuvres principales de ce sculpteur, est une statue en marbre d'Apollon, faite pour le roi de Prusse8.

VASSE (Louis-Claude), sculpteur, né en 1716, mort le 1er décembre 1772. Bière de

Bouchardon. — Frédéric lui commanda en 1756, une statue de Diane,

1 Matthias Œsterreich.

1 Dandré-Bardon, Eloge historique de J.-B. Lemoyne, 1779.

qu'il acheva en 1769, et qui fut placée à Sans-Souci en 1772. La statue est en marbre, haute de 6 pieds 7 pouces. La déesse est représentée courant. Vassé a très-bien exprimé le mouvement de la déesse ; il lui a seulement donné un air trop mâle. Cette statue eut un grand •succès à Paris1.

RE8TOUT (Jean), peintre d'histoire, né 4 Rouen le 26 mari 1691, mort le 1er janvier 1768. Elève de Jouvenet. — «*On le croyoit dans l'inertie de Tâge, lorsqu'il offrit à l'admiration des connoisseurs le grand et magnifigue tableau du Triomphe de Bacchus, qu'il avoit fait pour le Rey de Prusse qui sçait estimer les talents en philosophe, et les encourager en roy. Ce tableau est de 21 pieds de large sur 14 de haut1. » Il est placé dans le nouveau palais de Sans-Souci.

GHALLE (Cha^les-Michel-Ange), peintre et architecte, né à Paris le 18 mars 1718, mort le 8 janvier 1778. Elève de Lemoine. — Challe a peint pour le roi de .

Prusse une Vénus et une Diane endormie, et pour divers princes d'Allemagne plusieurs paysages et pastorales*.

BOUCHER (François), peintre, né à Paris en 1704, mort en 1770. Elève de Lemoine. — On voyait de lui, à Sans-Souci, beaucoup de vases exécutés d'après ses dessins : cinq en bronze doré, destinés à la marquise de Pompadour ; cinq en agate ornés de bronzes dorés, également destinés à la marquise de Pompadour'; trois autres vases d'agate avec des bronzes dorés; trois vases de porphyre vert d'Egypte; deux en cristal de roche avec des ornements de bronze doré4. —On trouve dans le catalogue du cabinet Paignon Dijonval, l'indication d'une estampe gravée par Ebertz, représentant un petit monument funèbre, composé par Boucher, à la mémoire de mademoiselle Sandow, de Berlin.

DETROY (Jbàr-Françoisj, peintre (voir page 152). — Detroy peignit cinq tableaux pour Sans-Souci : deux conversations, le sacrifice d'Iphigénie, la naissance de Vénus (le plus beau), Apollon et Daphné8.

GAZES (Pibrbe-Jacquks), peintre d'histoire, né en 1676 à Paris, mort en 1754. Elève de Houasse le père et de Bon Boulogne. — Gazes fit pour Sans-Souci :

la naissance de Vénus, la toilette de Vénus, l'enlèvement d'Europe, Bacchus et Ariane ; — pour Gharlottenbourg : Jésus-Christ appelant les enfants auprès de lui, la Gène et le jugement de Paris. D'Argens

1 VattVtas Œsterreich. — Grimm, Correspondance, 1« juillet 1765, nov. 1772.

1 Biruye historique manuscrit de Restout, par le secrétaire de l'Académie de Caen, en 1768, publié par M. Ph. de Chennevières-Pointel, dans le U III dei Peintres propineiau»,

3 Rem universelle des Bea*0-Artst t. XII, p. 405, 406.

4 Matthias Œsterreich.

* D Argens, p. 123.

*JL.

regarde la naissance de Vénus et la Gène comme les deux meilleurs tableaux de Cazes1.

PIERRE (Jeait-Baftistb-Maiub), premier peintre du Roi, né à Paris en 1713, mort en 1789. Elève de Natoire. — Pierre exposa en 1761, un jugement de Paris (21 pieds sur 14), qu'il avait peint pour le roi de Prusse.

VANLOO (Chablbb-Andrb), dit Carie Vanloo, peintre d'histoire, né à Nice le 15 février 170 5, mort à Paris le 15 juillet 1765. "Elève de son frère J.-B. Vanloo et de

Legros. — Carie Vanloo fit pour le roi de Prusse quatre tableaux représentant : un concert (1747); — mademoiselle Clairon en Médée (gravé par Cars); — l'Adoration des Mages; — Sainte Madeleine priant dans sa caverne. En 1757, il peignit aussi par ordre du même souverain, le Sacrifice d'Iphigénie (20 pieds sur 14), au prix de 12,000 livres V Frédéric « daigna inviter Vanloo à venir à Berlin, » mais il ne voulut pas quitter la France.

DELACROIX (Charles-François), peintre de marin es, mort à Berlin en novembre 1782. Elève de Joseph Veroet. — On ne sait rien sur cet artiste, qui se trouve cité dans le journal de Pahin de la Blancherie (Nouvelles de la République des Lettres et des Arts), réédité dans la Revue universelle des Beaux-Arts, en 1859, par M. E. Bellier de la Chavignerie.

MANUFACTURE DE SÈVRES

En 1784, le 22 octobre, le roi de France donna au prince Henri de Prusse, un cabaret en pâte tendre émaillée; deux vases en pâte tendre émaillée ; un service de dessert, fond vert, orné de fleurs, de fruits et de diverses pièces de sculpture, dont quatorze représentaient des Français illustres. La valeur de ces objets était de 28,052 livres.

En 1788, le ministre des affaires étrangères donna à ce même prince, diverses figures de grands hommes et un gobelet (4,032 livres).

Le 11 frimaire an IV, le Comité de salut public offrit à l'ambassadeur de Prusse près la République française, un magnifique service de table, appelé le service Masson ou service arabesque. Les dessins avaient été faits par Masson, architecte de Versailles, d'après les arabesques de Raphaël, et sont en partie conservés au musée céramique de Sèvres. Le service avait été peint par Leguay fils et Sartery (1783-85). Sa valeur était de 45,000 francs ».

HOU DON vJbàn-Ajitoins), sculpteur, né à Versailles le 20 mars 1741, mort en 1828, le 16 juillet, à Paris. Elève de Pigalle et de J.-B. Lemoyne, le fils. — En

1 D'Argent, p. 146-7.

* On trouve la description de ce tableau et le projet de convention entre le roi de Prusse et Vanloo, dans le U II des Manuscrits divers,, dans la collection des mss. de Dandré-Bardon, conservés à la Bibl. nation. (Fonds franc, 1238, ter c.)

3 Renseignements donnés par M. Riocreux.

1787, Houdon exposa le buste en marbre du prince Henri de Prusse, et, en 1789, le buste en bronze du môme prince*. En 1791, il exposa une répétition en bronze de sa Frileuse, qui fut acquise par le roi de Prusse.

LE BRUN (Madame) (voir page 155).— Madame Le Brun fit à Berlin, en 1801, le portrait de la reine de Prusse, Louise-Auguste-Wilhelmi ne- Amélie (gravé par Alex. Tardieu) ; on lui doit aussi les portraits des princes Henri et Ferdinand de Prusse.

ISABEY (voir page 156). — Isabey a fait, en 1815, les portraits du roi de Prusse et du prince de Hardenberg.

GÉRARD (voir page 155). — Gérard a fait les portraits en pied de la princesse de La Tour et Taxis, sœur de la reine de Prusse, 1811 ; — du roi de Prusse, Frédéric-Guillaume III, peint en 1814, gravé par Forster en 1817, par Gavard et par P. Adam; — du prince Guillaume de Prusse, 1813, gravé par P. Adam; — de la duchesse de Sagan, 1815 ; — le portrait en buste du prince Guillaume de Prusse;— le portrait à mi-corps d'Alexandre de Humboldt,1815; — le portrait en buste du prince Auguste de Prusse, 1815.

FOUQUET, voir page 171.

FRIEDERICH, sculpteur (voir page 163). — André Friederich a fait de 1819 à 1830, un groupe en pierre, de 6 mètres de hauteur, représentant une Victoire assise sur un canon et d'autres armes ; ce groupe a été placé sur l'arsenal de Berlin \

LEFOURNIER, orfèvre, né en septembre 1802, mort en décembre 1859. — Le

roi de Prussse possède de cet é minent artiste plusieurs grandes plaques d'émail représentant des scènes de la vie de saint Louis et qui décorent un vase en platine.

DAVID (d'Angers) (Pierre-Jean), sculpteur, né à Angers le 12 mars 1789, mort à Paris le 5 décembre 1855. Élève de David et de Roland. — David a sculpté

le buste colossal en marbre d'Alexandre de Humboldt (à Berlin, cbez M. de Humboldt), et le buste colossal en marbre du sculpteur Raucb (cbez cet artiste, à Berlin) *.

DUBAPf (Félix), architecte, né à Paris en 1798, mort à Bordeaux en 1870. Élève de Debret. — En 1838, pendant que le duc d'Orléans était à Berlin, ce prince ordonna à M. Duban de faire pour le prince royal de Prusse

1 II avait fait le buste du prince Henri, pendant le séjour de ce prince à Paris, en 1784. (Revue universelle des Beaux -Arts, t. V, p. 176.) * Journal des Beaux- Arts, du 11 septembre 1841. 5 Renseignements communiqués par David d'Angers.

amateur passionné de tout ce qui touche à l'architecture, uû album de treize dessins représentant tous les édifices achevés sous le règne dô Louis-Philippe !.

A VISSE AU (Charles- Je an), sculpteur en terre cuite émaillée, né à Tours le

25 décembre 1796. — Notre moderne Palissy a fait, en 1847, pour le roi de Prusse, un grand plat qui lui a été offert par madame la princesse de Talleyrand •.

FROMENT-MEUMCE, orfèvre (voir page 156). — Il a exécuté pour la comtesse Vanderburg, de Berlin, une bonbonnière en cristal de roche. Sur le couvercle, se trouve un émail qui a pour sujet une scène champêtre, dans le style de Watteau, et est encadré d'une bordure d'or repercé. Sur les quatre flancs sont des émaux qui ont pour sujets les quatre saisons et sont encadrés de même.

MM. GARRARD, orfèvres. — Ils ont fait la coupe offerte par la reine d'Angleterre à son petit-fils Frédéric-Guillaume- Victor-Albert, prince de Prusse, né en 1859*.

LEFUEL (Hector-Martin), archiLecte, né à Versailles le 14 novembre 1810. Elève de Huyot ; grand prix de Rome en 1839. — Il a commencé vers 1872, la

construction et la décoration du château de Neudeck pour le comte Henckel. Toute la splendide décoration de ce château se fait à Paris : plafonds, glaces, peintures sur cuir, cheminées, rampes d'escaliers en bronze, etc.

MANUFACTURE DE SÈVRES

L'Empereur a offert, en 1867, à la princesse royale de Prusse deux vases en pâte tendre, fond turquoise, décorés de figures et d'attributs champêtres, peints par Abel Schilt. — En 1868, il a offert à la reine de Prusse deux vases de Rhodes, fond turquoise, sur lesquels Barriat avait peint la chasse et la pèche.

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