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Poèmes tragiques : A un Poète moi't

entendu, en 1867, se demander à quoi tendait son effort poétique, puisque, au milieu de la vanité universelle, la poésie est bien une vanité aussi vainc que les autres ^ Cependant, malgré l'exemple que lui fournissait l'Inde, dépourvue d'art et de littérature depuis la réforme bouddhique, il s'est arrêté à mi-chemin de sa doclrine; parvenu à un certain point de la route oii il s'était engagé, nous le voyons retourner sur ses pas et se séparer des maîtres qu'il avait suivis jusqu'alors. Lui, qui avait prêché le détachement complet des choses du monde, et qui faisait profession de ne croire à rien, il s'attache à une œuvre de pensée et il croit à la beauté plastique. Étrange contradiction qui n'a pas laissé que de frapper parfois ses admirateurs, et qui faisait dire à M. Anatole France : « Ce philosophe ne sait s'il existe lui-même, mait il sait, à n'en point douter, que ses vers existent absolument ^ »

l'our expliquer des inconséquences de ce genre. Une théorie a été présentée, dont, peu à peu, la science psychologique et la physiologie elle-même

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