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Supplément littéraire du Figaro (18 septembre

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aussi fréquent que possible des images et des métaphores, à suggérer l'idée plutôt qu'à Yexprimer, à en donner le symbole de préférence à la formule exacte et claire. « Pas de descriptions, dit un autre décadent : on suppose tout connu. Rien qu'une synthèse rapide donnant l'impression des objets. Ne pas dépeindre, faire sentir ; donner au cœur la sensation des choses, soit par des constructions neuves, soit par des symboles évoquant l'idée avec plus d'intensité par la comparaison ^ »

Et tout cela n'a l'air de rien. Le sonnet de Rimbaud semble une fantaisie amusante et inoffensive, destinée à n'avoir point de suite. La théorie de M. Moréas, dégagée du jargon scolastique d'où elle tire sa plus grande importance, constitue une nouveauté qui ne remonte guère qu'aux VMas et à y Iliade. Seulement, nous allons voir où aboutiront, dans des cerveaux désemparés, une plaisanterie insignifiante et une vérité banale à force d'être vraie; sans nous arrêter à M. Stéphane Mallarmé, à Jules Laforgue, à MM. Gustave Kahn, Jean Ajalbert. Edouard Dujardin et autres, nous arrivons à M. René Ghil, parce qu'il est un des derniers venus, et surtout parce que, jusqu'à présent, il peut être considéré comme le plus parfait résultat de son école. Il présente en outre cet avantage da-

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