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Anatole Baju, ri\cole décadente, le décadisme

voir été à ];i fois écrivain didactique et producteur. Par son Traité du verbe, il enseigne, dans un style d'ailleurs horriblement confus, les lois de ce que lui et M. Mallarmé appellent V instrumentation poétique. Chaque voyelle, nous l'avons vu, représente une couleur, mais chaque consonne aussi, et chaque diphlhongue, et chaque syllabe même : le son est visible. Ce n'est pas tout : « Si le son peut être traduit en couleur, la couleur peut se traduire en son, et aussitôt en timbre d'instrument ^ » Il ne s'agit plus que d'établir les concor lances, et M. René Ghil se charge de la besogne avec une assurance qui ne laisserait place à aucune espèce de doute, si nous ne le trouvions, dés les premiers pas, en dissentiment avec Rimbaud sur la simple question de la teinte des voyelles -. Peu importe : « Constatant les souverainetés, les harpes sont blanches; et bleus sont les violons pour surmener notre passion ; en la plénitude des ovations, les cuivres sont rouges; les flûtes, jaunes, qui modulent l'ingénu s 'étonnant de la lueur des lèvres ; et, sourdeur de la terre et des chairs, synthèse simplement des seuls instruments sim|)l(>s, les orgues toutes noires plangorent -^ »

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