Les Fleurs du Mal, pièce L
2. Ibicl.: le Vin des Chiffonniers, — le Vin de l'assassin, pièces cxxix et cxxx.
pliquant à paraître magique et surnaturelle... Elle doit se dorer pour être adorée * . » On lira dans les fragments de œnûdenccs iniiiulés: Mon cœurmis à nu des phrases comme celles-ci : « L'esprit de tout commerçant est complètement vicié. Le commerce est naturel, donc il est infâme. » Et quelques pages plus haut : « La femme est naturelle, c'est-à-dire abominable - . » Partant de ces idées, Baudelaire écrit sa théorie du maquillage ■"' qu'il montre destiné, non pas à corriger les rides d'un visage flétri et à le faire rivaliser avec la jeunesse, mais à donner à la beauté le charme de l'extraordinaire, l'attrait des choses contre nature.
Avant de raisonner cette sensation singulière, il en avait indiqué un exemple frappant, dans sa première œuvre imprimée, un court roman, où sans doute il posa lui-même pour certains traits du caractère du héros, Samuel Cramer. H y a dans la Fanfarlo une scène d'alcôve en deux ou trois pages grosses de révélations psychologiques. Au moment oi^i la danseuse a ramené chez elle le jeune homme qui la courtise, après qu'elle a laissé glisser ses derniers voiles, et quand elle va s'abandonner, tout à coup, celui-ci, nullement impressionné par l'érotismc du lieu et de la situation, est pris d'un caprice