C1IAP. XIII, PLANCHE VI
Dague ciselée et repercée à jour, travail du X\ Ie siècle. Poudrières en corne à sujets sculptés en relief, de la même époque ( Collect . Du S.)
ARMES. ARMURES
ALBUM, 2e série, pl. xxxi.
Épées en fer ciselé. — L’une de ces épées, n° i, provient du cabinet de Frédéric, à Spandau. La garde et la poignée représentent une cigogne dévorant un serpent, emblème des électeurs du littoral de la Baltique. En i8i3, lors de l évacuation de la Prusse, l’adjudant-général L. B. ayant fait sauter la citadelle de Spandau, cette épée fut trouvée fichée en terre, dans un monceau de fumier, à une grande distance de la ville, et lui fut apportée par un cuirassier. La lame porte la marque des fabriques de Tolède, avec le chiffre
1 444* ( Collect . Du S.)
ALBUM , 5e SÉRIE , PL. XXVIII.
PIÈCES d’armures DE FRANÇOIS l*r.
Ces pièces d’armures, les plus remarquables peut-être parmi toutes celles que nous a laissées l’art, du XVIe siècle, conservées aujourd’hui au Cabinet des Antiques de la Bibliothèque Royale, passent pour avoir appartenu à François Ier. On les attribue à Benvenuto-Cellini ; mais celui-ci, comme le fait justement observer M. Potier, n’eût pas manqué de citer ce beau travail dans ses Mémoires, s’il l’eût exécuté pour François Ier. On ne trouve sur ces armes aucune devise, aucun attribut particulier au roi de France; il est donc plus probable qu’elles sont un trophée de conquête. Le casque et le bouclier font évidemment partie de la même armure, à en juger par leur travail absolument analogue. Le casque est surmonté d’une chimère s’élançant la gueule ouverte et les ailes déployées, d’un admirable effet. Au milieu des ornemens sans nombre on aperçoit deux crabes, emblèmes placés avec intention bien évidente et qu’il a été impossible d’interpréter jusqu’à ce jour. Le même emblème se retrouve sur le bouclier; la partie principale en porte deux, et deux autres sont disposés sur l’encadrement. Les ornemens qui décorent ces deux belles pièces sont en fer noirci, ciselés et enrichis d’incrustations d'or sur fond d’or; ils se composent de trophées, de satyres, de figures d’amours, d’arabesques sans
ARMES, ARMURES
fin combinés avec toute la prodigalité du goût italien du XVIe siècle. L’épée est du même style, et tout fait présumer qu’elle appartenait à la même armure : sa décoration se compose de satyres, de figurines et de trophées ajustés avec le goût le plus coquet et le plus séduisant. La lame porte sur ses faces l’inscription De T ornas de Aiala.
Cette armure, rapportée de Hollande, a été déposée au cabinet des Antiques, en vertu d’un arrêté du comité d’instruction publique en date du 16 juillet 1795. (Voir Notice du Cabinet des Médailles, par M. Dumersan. )
Les deux masses d’armes disposées près de ces remarquables ouvrages de ciselure et de damasquinure du XVIe siècle, leur sont complètement étrangères.
5e SÉRIE, FL. XXIX.