‹ Les arts au Moyen Age (volume 2)Chapitre 199 sur 271 · PLAT DE FAÏENCE ÉMAILLÉE, PAR BERNARD PALISSY · texte numérisé non relu

PLAT DE FAÏENCE ÉMAILLÉE, PAR BERNARD PALISSY

Ce beau plat, dont il existe plusieurs exemplaires , représente à son milieu le jugement de Paris. Le fils dePriam est assis, tenant en

FAÏENCES

main la pomme ; auprès de lui se tient Vénus, accompagnée de l’Amour -, Junon est assise, appuyée sur le paon -, plus loin on aperçoit Minerve, la lance en main. L’entourage double qui forme la décoration de ce beau plat est des plus remarquables. Les arabesques sont entremêlés de figures d’amoü'rs , assis de chaque côté des vases qui font un des principaux sujets de l’ornementation avec des guirlandes et des branches de laurier. La décoration intérieure est composée de mascarons et de draperies soutenues par des cigognes.

[Coll. Du S.)

ORFEVRERIE.

^tkwpitxt 17.

ORFEVRERIE.

ATLAS, en ap. xvn, pi., i et u.

AIGUIERES ET BASSIN*.

L’aiguière et le bassin en étain qui sont reproduits en ces deux planches sont l’œuvre de François Briot, artiste français du XVIe siècle. Le bassin représente , en douze cartouches enrichis d’ornemens du style le plus délicat et de l’exécution la plus remarquable , les figures des sciences et des arts avec leurs légendes. Ces cartouches sont séparés par des mascarons entourés d’arabesques. Le dessous de ce grand bassin porte à son milieu le portrait en relief de François Briot : c’est celui qui est représenté en haut de la seconde planche. François Briot est rarement cité parmi les artistes qui florissaient sous le règne d’Henri IL, mais la pureté de ces épreuves en étain sufiit pour donner une haute idée de son talent et de la supériorité de l’art plastique au XVIe siècle. Ces pièces d’étain se tiraient presque toujours sur des originaux en orfèvrerie d’or ou d’argent , et, grâce à leur peu de valeur matérielle, ces empreintes ont pu échapper au sort de leurs modèles, victimes du creuset de la cupidité. La buire en étain est couverte d’attributs et d’ornemens analogues à ceux qui forment la décoration du bassin.

Celle placée à gauche est en bronze, elle est de travail florentin-, l’anse est formée d’une figure de femme ailée et debout 5 le devant est orné d’une figure de femme assise, enveloppée d’un voile. Le reste de la décoration du vase se compose de figures chimériques, de mascarons et d’ornemens.

L’épée qui est disposée entre ces deux buires date d’une époque

orfèvrerie. 24i>

plus rapprochée ; elle est du temps de Louis XIII; sa poignée est simulée par un pommeau de grande épée du XVIe siècle, d’un très beau travail et qui se compose d'un écusson flanqué de deux anges ailés. Cette belle pièce, ciselée et dorée, ne fait pas partie de l’épée, ainsi qu’on pourrait le croire par suite d’une erreur dans le dessin.

Les deux pommeaux en fer ciselé qui sont placés au-dessous du bassin représentent des combats d’infanterie et de cavalerie. Les figures sont en grand relief sur les fonds en fer noirci.

Le petit drageoir en ivoire , sculpté à figures , représente un choc de cavalerie; des figures couchées décorent la partie inférieure , et le dessous est orné d’une petite figure de guerrier couché. ( Coll. Du Sommeraid. )

ALBUM , 9 e SÉRIE, PL. IX.

CANDELABRE DE MILAN.

Ce candélabre, qu’au premier aspect on ferait remonter au XIIe siècle , doit être une imitation faite à la fin du XVe siècle ou même au commencement du XVIe, de celui de travail byzantin dont saint Bernard parlait au XIIe siècle, et dont les fragmens, bien autrement caractéristiques comme style oriental, existent à la bibliothèque de Reims. Il est placé dans une chapelle du dôme de Milan , à laquelle il a donné le nom de chapelle de V Albero. Cette chapelle avait été construite sur le dessin de l’architecte Rinaldi,àla place qu’occupait une porte que saint Charles fit fermer pour éviter les distractions continuelles résultant de la traversée de l’église.

Ce candélabre , comme l’indique son nom d 'Albero , a la forme d’un arbre , avec tous ses rameaux incrustés de pierres précieuses et garnis de groupes de ligures se rapportant à des scènes de l’Ancien Testament, et bizarrement ajustés sur toutes les branches : c’est la reproduction du chandelier aux sept rameaux du temple de Salomon. Il fut donné par Jean-Baptiste Trivulzio , archiprêtre de la métropolitaine , et posé sur un piédestal de marbre , sur lequel on lit cette inscription en deux parties :

10. BAPT. TRIVULTIUS IiV. ECCL. ARCH1P. BR. D.D. PRÆFECTI FABRICA PERFECER. ET HIC PO. VIII. C. APB .

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