‹ Les arts au Moyen Age (volume 2)Chapitre 201 sur 271 · livre d’évangile. On lit au-dessus · texte numérisé non relu

livre d’évangile. On lit au-dessus

In cruce damnatus Deus est ex Virgine natus.

Hœc lex testalur quœ tibi stultè datur.

» A côté de la ligure , on lit :

Inspirante Deo martyr concludit Hœbrœo Finis adest legis cum déficit unctio regis.

ORFÈVRERIE

Le parquet d’encadrement de ce curieux monument appartenait, ainsi que son couronnement, au XVIIe siècle.

ALBUM, 9e SÉRIE, PE. XVIII ET XIX.

AUTEL d’or DE S VINT- AMBROISE DE MILAN.

L’autel d’or ou Palliotto de la basilique de Saint-Ambroise, à Milan, est un des plus riches monumens d’ orfèvrerie qui aient pu traverser la suite des siècles pour parvenir jusqu’à nous. Il fut élevé en l’an 835 par l’archevêque Angilbert II, en expiation, disent les chroniqueurs, d’une profanation commise sur la sainte dépouille de saint Ambroise. Angilbert avait enlevé une dent de la bouche du saint et l’avait fait monter en bague pour la porter au doigt -, cette dent, pendant une procession solennelle delà basilique de Saint-Laurent à celle de Saint-Ambroise, se perdit et retourna d elle-même reprendre la place quelle occupait dans la relique de saint Ambroise. Cette légende, rapportée par les historiens du XIVe et du XVe siècle, ne se trouve confirmée par aucun indice certain sur les bas-reliefs en or qui décorent le magnifique autel.

Le devant du Palliotto dont nous publions ici les quatre faces, est entièrement couvert de bas-reliefs exécutés en or -, les trois autres faces sont décorées de bas-reliefs en argent rehaussés d’or et enrichis des pierres les plus précieuses et des bijoux les plus riches. Le nom de l'artiste se trouve sur un des panneaux : P . V olvinius Mag. P/taber ; celui d’ Angilbert s’y lit également.

La face principale de l’autel se compose de bas-reliefs en lames d’or encadrées de mosaïques et enrichies de pierres précieuses. Elle est divisée en trois grands compartimens. — Celui du milieu, de forme carrée, porte à son centre la figure du Christ assise sur un trône-, de chaque côté sont les symboles des Évangiles et les douze apôtres, divisés en quatre compartimens, dans lesquels ils sont représentés trois par trois. Les panneaux qui ornent les deux grandes parties de droite et de gauche ont pour sujets les épisodes de la vie etde la passion du Christ- trois de ces bas-reliefs ont été refaits dans le courant du siècle dernier : ce sont ceux représentant la résurrection, l'ascension et l’apparition de l’Esprit-Saint aux apôtres.

Les deux faces les moins importantes, de l’autel’, celles des extrémités, sont décorées de grandes croix enrichies de mosaïques et de

orfèvrerie .

Soi

pierres précieuses et sont divisées en compartimens triangulaires et en cadres de forme circulaire, par des bordures de mosaïque et d’or. Les triangles renferment des figures d’anges ailés -, dans les cadres de forme circulaire sont les figures de saint Ambroise, de saint Simplicien, de saint Protais et de saint Gervais, de saint Martin, et d’autres saints personnages.

La partie postérieure du monument est divisée de la même manière que la face antérieure -, ce côté a été consacré à la reproduction des épisodes les plus saillants de la vie de saint Ambroise et à la consécration du nom du donateur et de l’artiste quia exécuté le Palliotto.

Les sujets de la division principale sont entourés d’encadremens circulaires en mosaïques, en or et en pierres précieuses, ce sont : saint Michel et saint Gabriel , saint Ambroise recevant l autel des mains de Dom. Angilbert, saint Ambroise et V. Volvinius, Mamister Phaher.

Chacun des sujets, au nombrede douze, qui décorent les deux autres divisions, est accompagné de sa légende-, ce sont : — ubi pedem Ambrosius calcat dolenti ; — ubi Jhesum ad se çidet vcnienlem : — ubi octavo die ordinatur épis copus ; — ubi super altare dormiens Turoniam petit ; — ubi examen opum pueri os coniplexnt Ambrosii ; — ubi Ambrosis emiliam petit ad liguriam ,* — ubi ammonitus honoratus episcopus domini offert corpus ; — ubi anima in ccelum ducitur corpore in lecto posito ,- — ubi sepelivit corpus beati Martini ; — ubi prcedieat angelo loquente Ambrosius ; — ubi fugiens Spiritiu- Sancto flante rcvertitur — ubi a catkolico baptizatur episcopo.

Autour de ces divisions sont écrits en lettres romaines placées en deux lignes horizontales et descendant verticalement de chaque côté, les dix vers suivans :

Emicat aima foris, rutiloque décoré venusta Area metallorum, gemmisque compta, coruscat.

Thesauro tamen hæc cuncto potiore métallo Ossibus, interius pollet donata sacratis,

Egregius quod præsulopus sub honore beati Inclitus Ambrosii templo recubantis in islo Optulit Angilbertus ovans, dominoque dicavit Tempore, quo nilidæ servabat culmina sedis.

Aspice, summe pater, famulo miserere benigno,

Te miserante Deus donum sublime reportet.

ORFEVRERIE.

Les pierres précieuses qui couvrent toutes les parois de ce somptueux monument d’orfèvrerie feraient à elles seules le sujet d’un livre entier. Nous renvoyons pour la monographie complète des objets d’art, sculptures, mosaïques, etc., de la basilique de Saint-Ambroise, aubel ouvrage publié par le Dr Giulio Ferrario ( Monumenti sacri e profani dell' impériale e reale basilica disant Atnbrosio in Milano, 1 824) •

Le ciborium qui recouvre l’autel d’or dans la basilique de Saint- Ambroise est à quatre faces. Il est soutenu par quatre colonnes eu porphyre qui faisaient partie sans doute de l’église primitiale -, on les fait également provenir d’un temple à Jupiter, voisin de l’emplacement de Saint-Ambroise. Il n’est pas douteux que ces colonnes appartiennent à une époque bien antérieure à celle où vivait Angilbert -, elles sont placées en contre-bas du sol, ainsi que l’autel lui- même : il reste à savoir si c’est par suite d’un exhaussement postérieur du terrain ou si cette disposition a été faite à dessein. L’érection de ce ciborium est également attribuée à Angilbert. Sur la face antérieure de la tribune on voit la figure du Christ qui présente de la main droite à saint Paul un livre ouvert et portant les mots : « A ccipe librum sapientice », et qui, de la gauche, remet les clés à saint Pierre. La face opposée nous montre saint Ambroise, audessus duquel se tient une demi-figure, celle du Christ probablement, les bras étendus. Deux figures de saints, sans doute saint Gervais et saint Protais, présentent au saint archevêque deux personnages couverts de robes noires-, une de ces figures vêtues de noir porte dans la main droite un modèle de la tribune, ce qui induirait à croire que ce ciborium est l’ouvrage des moines représentés par ces figures, et qu’il aurait été exécuté à l’époque où le monastère était voisin de la basilique, c’est-à-dire au temps d’ Angilbert {V. Ferrario .)

Les deux autres faces du monument représentent des figures d’hommes et de femmes en adoration devant saint Ambroise couronné par une main qui vient d’en haut. A chacun des quatre angles, au-dessus des chapiteaux, est placé un aigle les ailes rapprochées du corps.

Les détails reproduits ici de chaque côté de lamosaïque (Ch. xxv) sont tirés du Palliotto • ce sont les enchâssemens des perles et des pierres précieuses. Ce magnifique monument est eu parfaite cou-

ORFEVRERIE.

servation, el 1 on peut s’étonner à bon droit de voir qu’une telle masse de matières aussi précieuses ait pu traverser dix siècles sans devenir la proie de la conquête ou de la cupidité.

ALBUM, 0e SÉRIE , PL. XIX.

MOSAÏQUE nu CHOEUR DE SAINT- AMBROISE.

Cette mosaïque que l’on attribue à l’abbé Gaudentius, contemporain de l’empereur Louis, semble appartenir à peu près à l’époque où fut élevé le Palliotto. Elle représente à son milieu la ligure du Christ assis sur un trône somptueux, la tête ornée d’un nimbe crucigère ; la main droite est en action de bénir, la gauche tient le livre de vérité -, au-dessus de la tête est la couronne céleste suspendue au milieu des rayons de lumières -, deux anges, saint Michel et saint Gabriel, ainsi que l’indique l’inscription qui les accompagne, volent de chaque côté. A droite et à gauche, saint Gervais et saint Protais se tiennent debout près du Sauveur. Au-dessous du trône sont disposés trois médaillons circulaires, décorés des portraits de saint Satire, de sainte Marceline et de sainte Candide. De chaque

côté de cette grande mosaïque est figuré un sujet se rapportant à l’histoire de saint Ambroise et aux obsèques de saint Martin, évêque de Tours. D’un côté est la ville de Milan, et de lautre la cité de Tours. Ces parties de la mosaïque sont aujourd’hui en mauvais état de conservation; beaucoup defragmens ont été changés ou ajoutés, réparés même en peinture. [F oir Ferrario , Basilica di sanC Ambrogio.')

0e SÉRIE, PL. XXI.

AUTEL n’0R DE BASLE.

L’autel d’or exécuté par ordre de l’empereur Henri II fut donné par lui à la cathédrale de Basic qu’il avait relevée de ses ruines. La légende qui se rattache à celte donation nous apprend qu’Henri, attaqué de la maladie de la pierre, ayant épuisé en vains efforts de guérison tout le savoir des médecins, avait, en désespoir de cause, imploré l’assistance de son patron saint Benoît. Ce saint lui étaitapparu en songe et l’avait allégé de ses souffrances el guéri de sa cruelle

2 il A

ORFÈVRERIE

maladie en lui déposant dans la main la pierre, instrument de ses tortures. Alors Henri, en reconnaissance de celte sainte intervention, avait fait vœu de consacrer un monument dont la splendeur pût en rappeler la puissance. Telle est l’origine vraie ou fausse de ce précieux autel enfoui depuis pendant trois siècles, de i52gà i834, dans les souterrains de la cathédrale de Basle, et devenu de nos jours la propriété de M. le colonel Theubet.

Cet autel, haut de 9 décim. 95 c. sur 1 mètre 78 c. de large, est revêtu de lames d’or appliquées sur bois de cèdre. La façade est décorée de cinq figures en fort relief disposées sous des pleins cintres soutenus par des piliers à chapiteaux-, chacun de ces pleins cintres porte le nom de la figure qu’il renferme. Le Rédempteur, REXRE- GUM ET DOMINUS DOMINAAT1UM, occupe le cintre du milieu plus élevé que les autres -, il est en action de bénir, le pouce, l’index et le médium sont levés, l’annulaire et le petit doigt restant pliés. Dans la main gauche il porte le globe sur lequel est, entre l’alpha etl’oméga, le monogramme de la phrase « vrincipium et finis Christas est. » Les pieds nus reposent sur une sorte de monticule sur lequel sont couchées les figures d’Henri et de sa femme Cunégonde, proster- , nés et en altitude d’adoration. A la droite du Christ est l’archange Michel, puis saint Benoît, abbé et fondateur du Mont-Cassin -, à sa gauche, les archanges Gabriel et Rafaël. Les archanges sont représentés vêtus avec les ailes déployées. Toutes les têtes sont nimbées ; les nimbes sont ornés de pierreries $ celui du Christ est crucigère et également décoré de pierres précieuses. Deux desarchanges, Gabriel et Rafaël, tiennent en main le bâton, symbole de leur divin ministère-, saint Michel porte la lance avec sa banderolle, emblème de la défaite du Dragon infernal, et dans sa main droite il tient le globe orné de la croix, signe de la rédemption -, saint Benoît porte dans sa droite la crosse, emblème de sa dignité abbatiale, et dans sa gauche le livre de la règle donnée par lui à son ordre, dont il porte le costume.

Au-dessus des voûtes, sur le fronton, se trouvent personnifiées les quatre vertus, sources de toutes les autres, la Prudence, la Justice, la Tempérance et la Force. Les arabesques entremêlés de fleurs, de feuillages et d’animaux qui décorent l’entourage de l’autel, symbolisent en quelque sorte le Paradis, le lieu des délices et de la gloire

ORFEVRERIE.

des bienheureux, selon les principes de la science mystique des Chrétiens.

Le long de la frise supérieure et du soubass ment, on lit cette inscription : QUIS S1CLT HEL FOBTIS MED ICC S SOTER BE¬ NEDICITES, PROSP1CE TERRI GENAS CLEMENS MEDIATOR USIAS, qui se rapporte au vœu fait par saint Henri et à la consécration de cet autel qui ne peut remonter au-delà de l’an 1022, parce que ce fut à son retour de la conquête de la Fouille, faite en cette année-là, qu’Henri, tourmenté delà pierre, se rendit au Mont- Cassin et y trouva la guérison de ses souffrances.

0e SÉRIE , PL. XXIII ET XXIV-.

Châsses ossuaires en or et en argent à clochers gothiques, travail allemand du XVe siècle. ( Cab . de M. le col. Bourgeois.)

9e SÉRIE, PL. XXXI.

Grand plat en étain à sujets en relief, dans le style de François Briot. Le sujet du milieu représente la tentation de la femme. Le serpent à corps humain donne à Eve le fruit défendu. Autour sont disposés six médaillons de forme ovale séparés par des ornemens et des chimères. Ces médaillons présentent les figures des sciences et des arts. Dans l’encadrement, des compartimens allongés, séparés également par des chimères et des ornemens, renferment les portraits équestres des douze Césars j XVIe siècle. (Coll. Du S.)

ALBUM, 10e SÉRIE, PL. XIV.

Croix processionnelle en argent et en or. conservée dans le trésor de la basilique de saint Ambroise, à Milan. — Fragmens d’une couverture de livre en filigrane d’or, conservés dans le trésor de la cathédrale, enrichie d’émaux, de pierres précieuses et de figures en saillie -, les sujets sont la gloire du Christ et les emblèmes des Evangiles. — Paix en argent doré et niellé, du XVe siècle, conservée dans le trésor de saint Ambroise de Milan.

Figure du Christ en action de bénir, tenant en main le livre de l’Evangile, assise sur un trône -, cette figure forme la décoration principale d’une croix ornée de pierreries, conservée à la bibliothè-

ORrÉVfi ERIE.

que de Brescia comme provenant du couvent de Sainte- Julie et considérée comme un don du dernier roi lombard, Didier, à sa fille Ansberg, abbesse de ce monastère. Cette croix est de bois recouvert en lames de cuivre doré et incrusté d’un très grand nombre d’objets qui, dans l’origine, devaient constituer un véritable musée de pierres fines etdecamées, mais qui, aujourd’hui, ne forment plus qu’un mélange confus du vrai et du faux, de l’antique et du moderne. Les plus riches ornemens consislent dans quelques beaux camées à sujets fort étrangers, sans doute, aux souvenirs de piété que consacrait le don du malheureux Didier ^ les motifs qu’ils représentent sont : les Muses, les Trois-Grâces caressant Pégase, et autres petites scènes, puis un médaillon qui, selon Cicognara, représenterait une famille impériale ; travail d’une grande finesse, mais dont il est difficile de reconnaître la nature à travers le cristal qui le couvre.

Le sujet que nous reproduisons ici forme le médaillon central du seul côté resté intact , les derniers possesseurs de cette croix ayant jugé à propos, pour lui donner sans doute plus de relief dans les expositions publiques, de substituer à ce qui pouvait exister de l’autre côté un large estampage doré représentant le Christ en croix. Ce médaillon que nous reproduisons est d’autant plus curieux, qu’à lui seul il établit l’authenticité de ce monument de la fin du VIIIe siècle. Il est facile, en effet, de comparer la figure du Christ, tenant le livre sacré sur lequel est écrit : PAX VOBIS, avec les miniatures à sujet analogue des manuscrits karolingiens -, et il n’y a aucun doute à faire de l’authenticité en ce point surtout, de la croix de Brescia, dont, à la rigueur, les pierres antiques auraient pu être rapportées, ce qui n’est pas présumable -, tandis qu’il est bien évident, au contraire, que la plupart des autres ornemens de prix, moins faciles à reconnaître que des camées, ont disparu pour faire place aux cabochons sans valeur, aux agathes plus ou moins communes, et même aux verroteries modernes qui constituent les neuf dixièmes des pierres au nombre d’environ 90, dont cette croix est recouverte. Celte substitution, faite au moyen du désertisage très facile à opérer sur une matière élastique comme la feuille d’or ou de cuivre, s’est étendue plus ou moins à presque tous les monumens et reliquaires que l’on voit dans les trésors de Milan, de Monza, et même

ORFEVRERIE

au Pallio tTOro de Saint-Ambroise; mais nulle part elle n’a été exécutée avec plus d’audace qu’ici; caron remarque parmiles pierres ajoutées plusieurs épreuves du même camée en pâte vitrifiée moderne, avec celte seule différence que les pâtes figurent des pierres d’une couleur plus ou moins variée.

La couronne de fer de Monza, renfermée en compagnie d’autres reliques sacrées en la sacristie de cette ville, dans une grande croix à filets d’or et à interstices de cristal, est reproduite dans la partie inférieure de cette planche. Cette couronne se compose d’une bande circulaire de la largeur de quatre doigts à peu près, formant par l’agencement de ses chatons un vrai tissu ou réseau d’or et de pierre» ries d’une forte dimension et d’une belle eau, saphirs, émeraudes, rubis, etc., sorte de carcan propre à toutes les têtes en ce qu’il n’en peut coiffer aucune ; l’apposition suffisant sans doute pour consacrer la dignité impériale. — A l’extérieur, on cherche en vain le fer qui donne son nom à cette somptueuse couronne, dont le riche revêtement est soudé sur un anneau intérieur, également circulaire , d’environ deux lignes d’épaisseur, en fer poli forgé avec un clou de la vraie croix.

10e SÉRIE , PE. XXV.

Celte planche offre la reproduction d’une série de pièces d’orfèvrerie usuelle du XVIe et du XVIIe siècles : parmi ces objets figurent une gaine de ciseaux damasquinée en or et travaillée à jour, un petit ajustoir en usage pour pointer l’artillerie; cet ajustoir est exécuté en ivoire sculpté et représente un squelette; il est monté en cuivre doré; deux présentoirs ou porte-coupes en bronze et en argent, une horloge, des bijoux servant de reliquaires, une paire de cisailles et un drageoir en ivoire.

10e SÉRIE, PL. XXXIV.

Couverture de livre du XIe siècle en filigrane doré à rinceaux, montée en pierres de couleurs et garnie de plaques d’ivoire de la même époque. — Ces plaques représentent, l'une la Vierge debout, portant dans ses bras l’Enfant-Jésus, et entourée de figures de saints 5 1 autre le Calvaire; cette magnifique couverture de livre est fort remarquable autant par les sculptures qui en font la décoration

ORFEVRERIE.

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que par les travaux en filigrane qui entourent les sujets et par l’époque de leur exécution. {Coll. Du S.)

10e SÉRIE, PE. XXXIV.

Croix reliquaire en filigrane d’or, montée en pierres précieuses, conservée en l’église de Rouvres, canton de Genlis, déparlement de la Côte-d’Or. Cette belle croix, ouvrage du XIIe siècle, provient du prieuré d’Epoisses , fondé en 1 1 8g par Hugues III, duc de Bourgogne. Ce prieuré, supprimé en 1770, possédait ce reliquaire depuis sa fondation - d’après l’acte de donation du Prieur, c’est par respect et reconnaissance pour la mémoire des anciens ducs, donateurs de cette relique, qu’elle a été offerte à l’église de Rouvres, ancienne résidence de plaisance de ces princes.

Le petit reliquaire en filigrane placé au-dessus des bras de la croix, représenté ouvert et fermé, date du XVIe siècle -, il est enrichi de peintures à l’intérieur. {Coll. Du S.)

10e SÉRIE , PL. XXXVIII.

Croix reliquaire à doubles branches en filigranes d’or et d’argent, orné de pierreries. — Une des faces de ce somptueux reliquaire est garnie de filigranes et décorée de pierres précieuses -, dans une cavité disposée au centre est conservé un morceau de la vraie croix enchâssé dans une monture d’argent et recouvert d’un cristal mobile ; dans les montans et les bras de cette face sont disposées huit cuvettes à charnières mobiles pour la conservation des reliques.

La face opposée de cette croix est décorée en plaques d’argent repoussé. Le centre est formé par la figure de l’agneau crucifère, surmonté du Christ et entouré des symboles de l'Évangile et des anges en repoussé d’or sur fond d’argent. Ce beau monument, ouvrage du XIIIe siècle, fait partie de la collection Du Sommerard.

La crosse du XIe siècle en filigrane d’argent, placée entre les deux reproductions des faces de la croix, est celle de saint Robert, premier abbé de Citeaux. Ce bâton pastoral, conservé dans le trésor de cette abbaye comme ayant été donné en 1 098 à Saint-Robert par Gaultier, évêque de Châlons, fut déposé en 1799, au musée de Dijon.

HORLOGERIE

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ALBUM, 5e série, P!., xxxm.

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