‹ Les arts au Moyen Age (volume 2)Chapitre 50 sur 271 · CHAPELLE DE VINCENNES · texte numérisé non relu

CHAPELLE DE VINCENNES

La première de ces deux vues qui nous donne l’ensemble de tout le château en 1 56 1 , est restituée d’après Du Cerceau. Commencée par Charles, comte de Valois, petit-fils de saint Louis, et frère de Philippe-le-Bel, etpoursuivie par Philippe deValois son fils, cette curieuse citadelle, continuée par le roi Jehan, fut entièrement achevée par Charles V, son fils. La vue prise à vol d’oiseau que nous eu donnons ici, offre une parfaite idée du vaste ensemble fortifié que comprenaient les murailles. Dans la seconde de ces planches nous trouvons encore une partie des constructions, mais telles qu’elles existent aujourd’hui, et au milieu l’extérieur de la Sainte-Chapelle , dont les travaux commencés par Charles V vers l’an 137g, en l’honneur de la Sainte-Trinité et de la Vierge-Marie, furent repris d’abord par Charles VI, puis par François Ier, de 1017 à 1 53 1 . Les beaux vitraux de Jean Cousin qui décorent les croisées de cette chapelle sont encore intacts, malgré la destination toute militaire qui a depuis longtemps été conservée au château de Vincennes.

8e SÉRIE , PL. IV.

hôtel des ARCHEVÊQUES de sens, A PARIS.

L’archevêché de Sens était métropolitain de Paris, qui 11’avait au XIIIe siècle qu’un évêché pour siège ecclésiastique. Étienne Bécard,

ARCHITECTURE

archevêque de Sens, né en 1240 et mort en i3og, acquit une maison sur le quai des Célestins et la légua à ses successeurs. En 1 365, époque où Ton s’occupait d’agrandir le séjour des Tournelles, Guillaume de Melun céda cette maison à Charles Y, qui, en échange, lui donna l’hôtel d’Hestomenil, au coin de la rue du Figuier-Saint-Paul. L’ancien manoir d’Hestomenil fit place au XVe siècle à Thôtel existant encore aujourd’hui et que fit construire Tristan de Salazar, neuvième successeur de Guillaume, et qui mourut en 1019.

L’hôtel de Tristan de Salazar s’élevait autour d’une cour quadrangulaire. Un corps de logis, dans lequel donnait accès un escalier à double rampe et que flanquaient deux tourelles, séparait cette cour des jardins placés derrière. C’était le corps de logis qui servait de demeure aux archevêques, tels que Duprat, Louis de Bourbon, Louis de Guise, etc., les appartemens de devant étant destinés à leur suite.

En 1622 la destination de cet hôtel changea par suite de la mesure qui érigea en archevêché l’évêché de Paris. Le corps de logis intérieur fut jeté bas, une des tourelles fut démolie et le jardin transformé en habitations particulières, ainsi que l’hôtel lui-même devenu une maison de roulage.

série , TL. v.

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