Les arts au Moyen Age
chez J. FOREST AÎNÉ, libraire h l’angle du quai de la Fosse et de la rue Jean-Jacques-Rousseau
£ex 2lvtô ait JiUnHut
Imprimerie de VES'CHON, me J. -J. Rousseau, 8.
ms m%s
au
iUtflJCn vt (J C
<£n ce qui concerne principalement
> 1® î]Jal üit>maMï «P&msi
cciOèQ-c m <tami)
issu îie ses ruines
€t les objets b’art be la collection classée bans cet Hjslel
oJW^CQ il (S oui meta/cù.
More mnjorum.
CicÉROîf.
X ^JUL%XiLX%>?XX?® JL
T«me <• Jggog
Parte
21 V\)ôid be €lunj), rue bes iîtatl)urins-l6aint-3ûcques , î 4
et c(acv> ^C’ecfjeueVf ùCruute, pCace bu/ Jvouvte, 12.
https://archive.org/details/lesartsaumoyenagOOduso
2lwrtt04*ntent.
On nous a conseillé de transformer notre prospect us en préface , ce sera en etfet, pour nos souscripteurs, un contrôle toujours ouvert dont nous ne redoutons pas Faction quant à l’activité et; aux soins qui présideront «à notre publication.
Nous serions rigoureusement en mesure de livrer dès à présent la moitié de la partie graphique de l’ouvrage , grâce au nombre toujours croissant des habiles artistes qui nous prêtent leur concours, et malgré les difficultés que nous nous sommes créées en soumettant, pour la première fois , l’exécution de certaines planches à quatre opérations successives : la réduction diagraphique très minutieuse, pour l’exactitude parfaite de la reproduction , la gravure sur cuivre ou sur acier du trait ainsi réduit et épuré, le transport de la gravure sur pierre et la coloration et le modelage du trait par le crayon lithographique *, toutefois , la marche moins accélérée d’un texte dont seul nous assumons le fardeau , nous détermine à rester dans la lettre de nos engag e mens.
La seule modification que nous forcent d’y introduire nos combinaisons définitives en présence des inonumens dont nous voulions comprendre les principaux types dans 25 livraisons , consiste dans l’adjonction d’une 26e 1 , indispensable pour atteindre ce but.
i L’atlas sera donc de 104 planches, même de 106, car nous y ajouterons gratuitement deux plans gravés sur les dessins de M. Albert Le Noir : l’un du Palais romain et de la portion de l’Hôtel de Cluny qu’occupe notre collection , l’autre de la basilique de Saint-Laurent liors les murs, à Rome, dans son état primitif.
Peul-être aussi, pour donner aux envois par ïa poste plus de consistance que n’en comporterait une seule livraison, attendronsnous quelquefois léchéance du deuxième mois pour faire un envoi double, ainsi (pie nous en ont prié plusieurs souscripteurs habitant la campagne } mais ees légères infractions à notre charte , non plus (pie les retards momentanés que pourrait occasionner la nécessité de coordonner, dans l'impression du texte, certaines parties que nous reporterions d’une livraison à l’autre, n’empècheront pas que l’ouvrage proprement dit 1 ne soit complet dans deux ans.
Si l’on augurait du texte de nos trente chapitres par celui des deux premiers, qui défrayera à lui seul plus de six livraisons, nos souscripteurs pourraient se croire menacés d’une nouvelle et trentième encyclopédie \ mais il n’en sera pas ainsi : les motifs que nous avons eus de gonfler démesurément ce chapitre et les notes qui le suivent, de détails et d’aperçus plus historiques qu’archéologiques, n’existent pas pour les antres divisions de l'ouvrage. Le Palais romain est à tons égards notre hase , celle de notre collection comme celle de notre ouvrage *, et la base, on le sait, doit être plus large que les autres parties de l’édifice. I\ous devions d’ailleurs à nos investigations, pour ainsi dire forcées,
Car p que faire en un gîte, à moins que l’on n’y songe?
comme à la reconnaissance pour l’abri que nous offrent les ruines de ce Palais, d’éclairer, autant qu’il pouvait dépendre de nous de le faire, la question de son origine si superficiellement traitée jusqu’ici, « malgré les effrayantes et volumineuses Recherches de Félihien , de V abbé Le Bœuf de Jaillot etc. (expression de M. Walcknaer) • convaincu d’ailleurs que notre ouvrage serait incomplet si nous faisions intervenir brusquement les arts du moyen âge sans fouiller jusqu’à leurs racines, dépen-
i L’album supplémentaire , qui ne se rattache qu’accessoiremcnt a l’ouvrage, sera, comme nous l’avons dit, publié par série a des époques que nous ne pouvons préciser à l’avance, puisqu’elles dépendront des demandes qui nous seront faites.
UJ
riantes en général de la sonclie gréco-romaine, peut-être, nous l’avouerons, nous sommes-nous trop complu «à argumenter sur le type architectural romain, qui résume tant et de si grands souvenirs de tous genres et qui nous offrait l'occasion d’esquisser synop tiquement la situation des arts dans la Gaule aux premiers siècles, comme étant lui-même le produit de leur infiltration de la circonférence au centre.
Mais peut-être aussi pardonnera- t-on ces redites historiques en faveur de notions , éparses jusqu’ici , et que nous concentrons dans ce chapitre, sur l’éclat monumental de quelques portions de la Gaule dans ces temps éloignés , sur la transformation de celle splendeur en un long deuil, par l’effet de nos longues et cruelles perplexités, et sur les efforts plus ou moins heureux faits à diverses reprises pour soulever le voile de ténèbres dont le génie des arts resta si longtemps couvert , meme dans ses patries d’adoption.
Il nous reste, dans ce post-prospectus à rappeler formellement aux lecteurs qui ont le goût difficile , que nous n’avons jamais eu l’intention de publier un ouvrage didactique sur l’art, de poser des règles ou des principes, en un mot de professer dans tel ou tel système. Possesseur d’une collection nombreuse en objets d’art longtemps proscrits, puis restaurés par la fantaisie du moment , nous sacrifions an goût du jour 1 en la publiant, et nous mettons à leur reproduction les soins les plus consciencieux *, à
i Ce goût, qui remonte déjà à plusieurs années, paraît devoir être de quelque durée, car on ne voit pas qu’il se soit altère' depuis que M. Augustin Thierry écrivait dans ses Lettres sur l’histoire de France : « C’est à Walter Scott que nous sommes redevables de ce retour vers le moyen âge dont » naguère ou s’éloignait avec dédain ; c’est au sentiment de curiosité que ses compositions ouL » inspiré à toutes les classes de lecteurs, pour des siècles et des hommes décriés comme barbares , » que des publications plus graves doivent un succès inespéré. » Loin de là, l’ardeur pour le moyen âge s’est étendue chez nous du prestige historique aux objets matériels qui contribuèrent tant à l’inspiration du grand peintre écossais, zélé collecteur en ce genre. Les mêmes moyens, une collection méthodique des brillantes dépouilles de nos aïeux, ajouteraient un vif intérêt à la lecture de nos chroniques, et nous vaudraient sans doute aussi des inspirations comme celles que ne manquera pas de produire, sous d’autres rapports, le beau résumé synoptique de notre histoire moderne livré au public sous le nom de Musée de Versailles.
cela se borne notre ambition d’auteur. Le texte obligé ne doit être considéré (pie comme une causerie sténographiée, cjue comme l’expression des idées et des sentimens qui nous sont personnels, avec accompagnement de notes explicatives, de citations latines, enfin de tout ce qu’on peut puiser dans les livres. Qu’on ne s’étonne donc pas que nous descendions assez souvent des sommités nuageuses du moyen âge pour nous reposer dans des régions moins sombres, voire même dans l’actualité.
Voici , au surplus , ce que nous disions sur le plan et sur la conduite de l’ouvrage, dans X annonce que nous reproduisons en partie :
Mille considérations , d'âge, de santé, d’habitudes, de surcharge de travaux divers, d’insuffisance littéraire , etc., auraient dû peut-être nous interdire cette publication ; une seule, l’espoir d’être utile , l’emporte sur toutes les autres. Nous nous sommes demandé si, après avoir au moins concouru , dès notre jeune âge , au mouvement réactionnaire qui fait aujourd’hui presqu’un culte nouveau de l’étude de nos vieux monumens , nous devions emporter avec nous les fruits de nos longues recherches ; si la réunion viagère opérée par nous, pièce a pièce, de nombreux débris du grand naufrage révolutionnaire , n’offrait pas une occasion unique pour une publication qui ne serait vraiment utile que faite sous nos yeux, ne fût-ce que pour bien constater l’origine et la provenance directe de certains objets, avant leur nouvelle dispersion, et pour venir en aide, a cet égard, aux artistes, nos amis de tout temps, comme aux jeunes et ardens explorateurs de nos vieilles traditions historiques et monumentales.
Sans doute, il nous eût été facile d’atteindre en partie ce but, sans nous commettre, en nous bornant a publier, comme l’ont fait d’autres collecteurs, la configuration graphique de nos monumens avec quelques notes explicatives; mais de trop perfides conseils, des éloges trop flatteurs et sans doute décevans, nous ont conduit â grandir notre tâche , â pourvoir , selon l’expression de nos amis, â un besoin de V époque, en plantant, â nos risques et périls, de modestes jalons pour le plan, exécutable ou non, d’un édifice qui n’existe pas encore spécialement pour la France1, d'une Histoire de V Art au moyen âge ,
i Malgré notre vénération pour la science et la conscience dont M. Seroux d’Agincourt a fait preuve dans son grand et bel ouvrage ( Histoire de l’Art par les Monumens, avec 3s 5 planches multiples), nous ne pouvons considérer ce grand monument des monumens comme remplissant entièrement lç vide que nous signalons. Indépendamment de ce que les trois arts du dessin n’y sont traités que dans leurs généralités, sans l’application aux objets usuels, mobiliers, costumes, ustensiles, etc,.
considéré dans ses diverses productions. L’opportunité contribue encore d’ailleurs à nous pousser vers cette espèce de fascination. S’il existe, en effel, un moment favorable pour les publications de la nature de la nôtre, ce doit être celui où notre société tout entière s’émeut pour la première fois à l’évocation des souvenirs du vieux temps , si dédaignés même alor s que les monumens en étaient palpables et remis en honneur depuis la destruction des principaux types. . . ex t inctus amabitur idem.
Ce fut vainement que Montfaucçn , dans ses lourds in-folio restés incomplets, mais cependant fort utiles comme produits d’un immense savoir, s’efforça d’éveiller l’intérêt de nos pères sur les monumens, encore debout alors, de notre vieille monarchie ; que M illin , dans ses prétendues Antiquité s nationales , se hâta de consacrer l’existence de nombreux édifices prêts a disparaître sous la lave du volcan déjà fumant de toutes parts lors de sa publication : l’inexactitude et l’incorrection des dessins des deux ouvrages, les dissertations du trop savant bénédictin , et les divagations, plus démagogiques que scientifiques, du précurseur de Dulaure , opérèrent dans un sens diamétralement opposé au but de leurs œuvres. 11 fallut la création ou plutôt la dispersion à jamais regrettable de ce beau Musée des Monumens Français, si pittoresquement classé, si bien décrit par Alexandre Le Noir, pour arrêter l’attention sur l’effet et sur l’importance de ces vieilleries , pour faire apprécier nos richesses par leur perte, et pour donner, grâce aux eff orts successifs de MM. Quatremère de Quincy, Alexandre de La Borde, Raoul-Rochette , Artaud, Willemin , Gilbert, etc., une direction vraiment efficace aux nouvelles études archéologiques.
Malheureusement, jusqu’ici les résultats de leurs travaux, quelque substantiels qu’ils soient , selon nous, qui prendrons leurs sucs pour composer notre miel, si miel il y a, ne constituent que des matériaux auxquels l’architecte manque; mais aujourd’hui, du moins, l’impulsion partant de haut, produira tous les fruits qu’on peut en espérer. Lorsque, grâce â d’immenses sacrifices, nos vieux palais revêtent magiquement leur ancien éclat; quand un ministre, qui dut sa première illustration à l’enseignement des lettres anciennes, reconstitue leur alliance avec les arts du même âge, en faisant appel â toutes
sur lesquels les modifications de leur caractère influent toujours, il est à remarquer que l’art français est à peine mentionné, si ce n’est pour quelques églises gothiques, et par conséquent barbares , dans cette œuvre d’un de nos plus dignes compatriotes.
Il est vrai qu’éloigné de France depuis trente-huit ans lors de sa mort, en 1 8 1 4, ce digne continuateur de Wiuckelmann n’écrivit que sous l’inspiration bien séduisante des arts grec et romain, et dut naturellement partager les préventions anti-françaises qui percent dans les ouvrages de tous les savans italiens, depuis Vasari jusqu’au comte deCicoguara.
L’ouvrage de d’Agincourt, où de nombreuses difficultés sont parfaitement résolues, ne reste pas moins un guide indispensable pour tout archéologue, et un modèle de dissertation quant aux principes, aux convenances, et surtout à la méthode.
Quant au savant Caylus, ses beaux travaux ne concernent que l’antiquité proprement dite.
les capacités historiques et archéologiques dans l’intérêt de l’instruction publique 1 , on peut tout espérer pour la génération nouvelle, appelée sans doute a soutenir avec notre ancienne rivale une lutte plus digne de deux grandes nations que celle d’un temps heureusement déjà loin de nous *.
Déjà ce zèle se manifeste en France de toutes parts : l’antique Neustrie ressuscite à la voix des Auguste le Prévost , des Gerville , des Gaumont , des Hyacinthe Langlois, des Deville , Potier , etc.; la Bretagne et l’Anjou, à celle des Fréminville , Bodin , Danielo , Grille , G aileron, etc.; l’ancienne Aquitaine et ses grandes divisions s’émerveillent de l’importance historique que leur donnent les belles explorations des Chaudruc de Crazanes , des Castellane , des Jouanet , des Du Mège, des Thèvenot , etc.; le Blaisois reconquiert son antique célébrité, grâce aux investigations numismatiques des Lasaulsaye et consorts; la Picai'die par les investigations des Dusevelle , Estancelin , Louandre , Vallet, etc.; et la Bourgogne par les soins habilement conservateurs des Saint- Mesmin, et par les recherches consciencieuses des Tarbé, etc.; la Lorraine applaudit aux travaux des Vil/eneuve-Bargemont , comme l’Alsace et la Franche-Comté à ceux des Schweighceuser , Reiner , TVeiss , etc.; et comme l’heureux Bourbonnais se félicitait naguère des publications à la fois scientiliques et pittoresques de cet Achille Allier, dont la perte récente laisse tant de regrets!
Dans cette gravitation progressive des astres secondaires, leur planète, ou plutôt leur soleil, Paris, ne peut rester stationnaire. Orgueilleuse, à bon droit, des grands travaux historiques desDaunou, de Barante, Guizot, Fauriel, Fortia d’Urban, Walckenaer, Dureau de laMalle, Tixiers, Thierry, Guérard, Michelet, Paul Lacroix , Henri Martin, etc.; et enrichie chaque jour des publications
i Lorsque nous publiâmes notre prospectus, M. Guizot était ministre de ce département. Sa démission nous affranchit de tous ménagemens dans l’hommage que nous nous plaisons à lui rendre. La création près du Ministère de l’Intérieur d’une inspection générale des monumens historiques commence également à porter ses fruits (Voir Compte du ministre de l’Intérieur, de i835, p. 56).
a L’Angleterre , si riche eu monumens , que les guerres intestines et le changement de religion ont à peine altérés , l’emporte sur nous , quant à présent, eu fait d’ouvrages avec planches sur les matières d’art. Voir entre autres ceux qu’i/orace TPalpole consacra à la description de la résidence de son père, à Hongton (Ædes Walpolianæ), et de son séjour personnel de Slrawberry-Hill,. et à la publication du manuscrit de Georges Vertue (Anecdotes of Painting in England).Voir aussi les beaux travaux de Jacques Bentham sur la cathédrale d 'E/y , les publications de Roger Dodsworth ( Mouasticon Anglicauum), Villiam Dugdale (Antiquilies of Warwicksliire), Brown IVillis (Views of the principal Calhedrals) ; celles sur divers objets , de Caret, King, Gougli, Warton , Thomas Hearne, Adam Cardonel, G rose , Stothard, l’ Archœologia Britannica, etc.; et parmi les ouvrages plus récens, celui du docteur Meyrick , offert en don par ce savant antiquaire à notre Musée d’ Artillerie, la Description qf the house and galeries of John Soane, publiée en 182 y, par J. Britton , ouvrage dont le plan rentre dans le uolre ; l’Histoire des Costumes par M. Planché, cl les notes architecturales de MM. Ai IPillis, cl If. Whewell, servant d’appendice aux beaux ouvrages des Milner, Miller, Hawkins, Rickman, etc. , etc.
archéologiques des Charles Lenormand, Vitet, deClarac, Prosper Mérimée, Tay lor, de Cailleux et Nodier, Jollois, Allou, Taschereau, Ladoucette, Ferdinand Denis, de Bastard, Turpinde Crissé, Castellan, Duchesne, Jubinal, etc., puisse notre capitalevoir bientôt compléter ses gloirespar la survenancedu Messie, trop longtemps espéré des artistes et d estimateurs, d’un Winckelmann français !
Mais venons enfin au plan de notre ouvrage.
M. Eméric-David , ce savant académicien à qui il eût appartenu d’être le Messie dont nous venons de parler 1 , nous entretenait, a l’occasion de notre ouvrage, d’un projet auquel il a malheureusement renoncé pour jamais, et qui n’eût pas peu contribué a combler la lacune dont nous nous plaignons : il s’agissait d’une histoire complète, sous le rapport de l’art surtout, de notre célèbre abbaye de St-Denis, dans ses périodes alternatives de splendeur et de deuil. 11 nous l’aurait montrée depuis sa fondation jusqu’à l’état actuel, revêtue des pompes dont la décorèrent successivement Dagobert, Suger et plusieurs de nos rois, et subissant ensuite toutes les vicissitudes inhérentes aux créations des hommes, les dévastations des Normands , les détériorations du vandalisme constructeur , et les ravages de nos vampires iconoclastes de 1793.
Ce plan nous parut a la fois grand et simple, en ce que les divers systèmes d’architecture, de sculpture et d’ornementation propres au moyen âge, nous auraient apparu tour a tour, selon les combinaisons du savant magicien , avec la condition, essentielle pour le prestige, de l’unité de lieux ; mais ce qui nous frappa surtout, ce fut le rapport de cette pensée avec la nôtre, alors déjà élaborée.
Oserons-nous avancer que notre cadre, moins pompeux sans doute, est plus large encore, et mieux approprié peut-être aux lantaisies de notre époque , plus curieuse des usages civils de nos pères que de leurs habitudes religieuses;’ Remarquons, en effet, qu’en même temps qu il s agrandit de toute l’époque de l’occupation romaine , il embrasse une plus grande généralité de descriptions, la destination semi-religieuse de l’Hôtel de Cluny, manoir abbatial, produit de la transformation du palais des empereurs et de nos premiers rois2, nous offrant l’occasion d’etendre sans bigarures nos descriptions aux pompes royales comme a celles de la religion , au faste guerrier comme aux habitudes privées de nos ancêtres; et c’est ainsi que la circonstance qui nous contraint de remonter a l’epoque de 1 invasion de la Gaule pai les Romains ,
i Nous aurons souvent occasion de rendre hommage a la science profonde enfouie dans ses Dis cours historiques sur l’art, et dans ses nombreux et substantiels articles de la Biographie universelle.
2 La belle salle, encore intacte, du palais dit des Thermes, ne constitue qu’une dépendance, celle affectée aux bains, de l’ancien Palais romain , qui était situé, ainsi que le témoignent les murs de notre résidence, sur remplacement même qu’occupe depuis le quinzième siècle l’Hôtel de Cluny, et dans la meme direction.