‹ Les arts de l'ameublement; la décorationChapitre 112 sur 118 · EN RÉALITÉ. ELLE DOIT ENCORE ETRE APPARENTE. IL EN · texte numérisé non relu

EN RÉALITÉ. ELLE DOIT ENCORE ETRE APPARENTE. IL EN

EST DE MÊME DE l’aPLOMR.

Les ouvrages de l’artiste ne doivent pas se borner à être solides et durables ; il faut encore qu’ils le paraissent. L’agrément que leur vue ou leur usage cause, n’est possible qu’à cette condition. « Un bâtiment qui ne serait pas solide, écrit avec beaucoup de raison M. Charles Blanc, ou qui le serait sans le paraître, lors meme qu’on l’aurait fait admirable, ne nous laisserait pas le loisir de l’admirer, parce que la seule menace d’un péril troublerait en nous l’impression du Beau L » Et dans un ordre d’idées plus intime, quel plaisir peut-on éprouver à manier constamment ces objets d’une apparence si fragile, qu’ils causent à tous ceux qui les touchent de légitimes appréhensions ? Quelle satisfaction peut-on ressentir à confier son corps à des meubles de résistance douteuse, et qui semblent devoir s’écrouler sous notre poids? L’artiste doit donc avoir grand soin de rendre la solidité de ses ouvrages suffisamment évidente pour éloigner de notre esprit ces fâcheuses préoccupations.

Ce que nous disons de la solidité s’applique également à l’aplomb. Rien n’est jilus fatigant, à la longue, et plus inquiétant que la contemplation d’un vase, d’un candélabre, d’un guéridon, que le moindre choc paraît devoir renverser. Aussi, dans chacune de nos autres monographies, nous sommes-nous appliqué à fournir des formules permettant de prévenir cette sorte d’inquiétudes^.

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