‹ Les arts de l'ameublement; la décorationChapitre 33 sur 118 · XXVIII. PAR LA RÉPÉTITIOX, LA VALEUR ET LA SIGXI · texte numérisé non relu

XXVIII. PAR LA RÉPÉTITIOX, LA VALEUR ET LA SIGXI

FICATION DES LIGNES s’aEFIRMENT ET SE CORRORORENT ;

PAR LA CONTRADICTION, CETTE VALEUR ET CETTE SIGNI- FICATION s’atténuent et s’altèrent.

S’il suffit de considérer une ligne horizontale comme celle que présente la mer, ou la verticalité d’un mat, d’une colonne, d’un obélisque, etc., pour éprouver une impression assez vive et très particulière, on remarquera que cette impression augmente d’intensité à mesure que les lignes verticales ou boidzontales se font plus nombreuses et que, s’étendant parallèlement, elles constituent un faisceau plus fourni. C’est ce que les architectes du jNIoyen Age ont admirablement compris. Aussi, voulant accroître l’elfet produit sur l’imagination de la foule par les lignes verticales de leurs édifices, ont-ils pris soin de multiplier

celles-ci, alors qu’ils morcelaient avec acharnement les lignes horizontales.

Entrez dans une de nos cathédrales du xiv® siècle, supprimez par la pensée les seize colonnettes qui enveloppent chaque pilier ; rendez à la partie inférieure de celui-ci sa forme normale et primitive, brutale et carrée; laissez, au contraire, les lignes horizontales s’étendre sur le nu des murailles et former de larges plates-bandes ; la signification de l’architecture deviendra très différente. Nos deux figures 20 et 21 qui, placées l’une sur l’autre , se recouvriraient exactement, suffisent à le démontrer. Au lieu de regarder la mer vide et infinie, contemplez l’Océan chargé d’une flotte dont les longs mâts découpent l’horizon, et vous éprouverez pareillement une sensible atténuation de l’impression première.

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