XXXIV. — s’agit -IL d’un cartouche, d’un cartel ou
DE TOUT AUTRE MEUBLE SUSPENDU, LES CONDITIONS d’aplomb et DE SUPPORT SE TROUVANT CHANGEES, l’em- PLOI DES LIGNES COURBES DANS LE SENS VERTICAL NE PRÉSENTE PLUS LES MEMES INCONVENIENTS.
Ce que nous venons de dire relativement au rôle et à l’emploi des lignes courbes ne s’applique qu’aux objets et aux surfaces qui, portant directement sur le sol, sont soumis à ce qu’on appelle \ équilibre de station. Il n’en va pas de même quand il s’agit de surfaces ou d’objets — cartels, médaillons, chutes, cartouches, tableaux, lampes, etc. — qui sont retenus en l’air, soit par un anneau ou un crochet fixé à leur partie supérieure, soit par quelque soutien invisible ; ou encore de ces balcons, tribunes, tourelles, échauguettes, etc., édifiés en encorbellement. Ces sortes de constructions , d’objets ou d’ornements sont soumis à d’autres règles. Ils obéissent aux lois de V équilibre de suspension. Leurs
l’époque de la Renaissance, la colonne torse réapparut au xvii® siècle. Le cayalier Bernin s’en servit pour porterie baldaquin de Saint-Pierre de Rome. Gabriel Leduc lui donna accès au Yal-de-Gràce, et Mansart aux Invalides; mais, malg-ré ces exemples fameux, elle n'a jamais été en grand honneur.
lignes verticales cessent dès lors de délimiter les masses ])ortantes ; et leurs contours inférieurs, ne devantjamais servir d’appui apparent, peuvent, sans inconvénient, s’inscrire dans une ligne courbe et affecter cette forme très caractéristique qui porte, dans les arts du dessin, le nom de culde-lampe (voir fîg. 2G).
XXXV. — lorsqu’un objet est monté sue en pied, et lorsqu’il est formé d’une substance homogène (métal, CÉRAMIQUE, MARBRE, ETC.), c’eST-A-DIRE LORSQu’iL est fait ou paraît être fait d’un seul morceau, ses CONTOURS inférieurs PEUVENT, SANS INCONVÉNIENT, RAP- PELER LA FORME DE L’œUF OU DE LA SPHÈRE.
Tout objet posé sur un pied peut être considéré comme suspendu sur ce pied, et ses contours inférieurs peuvent, en conséquence, affecter une silhouette curviligne. Cette silhouette même ne manquera pas de produire un effet satisfaisant si notre objet est exécuté en une matière ductile, tenace, résistante, et s’il paraît pris dans une même masse et formé d’un seul morceau. C’est en tenant compte des qualités de la matière dont ils sont fabriqués, que l’œil prend plaisir à contempler les beaux va-
ses de marbre, de faïence, de i)or- E«,n,,ic de forme
celaine, ainsi ciue ces pièces d’or- ovoïde appliquée à un vase
^ ^ de métal.
levrerie, aiguières, coupes, saucières, etc., dont la partie inférieure dérive, comme forme, de l’œuf ou de la sphère.