LXI. AUTANT QUE POSSIBLE, LES DIVERSES PARTIES
COMPOSANT UNE DECORATION INTERIEURE FIXE, DOIVENT ÊTRE EXÉCUTÉES A UNE SEULE ÉCHELLE. IL EN EST DE 3IÊME POUR LES DIFFÉRENTES PIÈCES COMPOSANT UN EN- SEMBLE IRRÉDUCTIBLE.
Le principe d’unité, qui est une des règles de la beauté en art, exige que dans l’exécution d’une décoration intérieure l’artiste adopte une seule et unique échelle. On comprend quelle cacophonie produirait une composition qui présenterait des personnages d’échelles différentes, ou des accessoires ne se rapportant pas à la taille des personnages. La même règle est à suivre quand il s’agit d’objets ayant entre eux un lien étroit et composant un ensemble. Il est clair, par exemple, qu’une tasse et sa soucoupe, si elles sont décorées d’un paysage, d’une allégorie, d’une scène champêtre, etc., ou encore de fleurs ou de fruits, doivent offrir des représentations conçues et exécutées à une échelle commune. Il en est de même pour un canapé, un fauteuil, une bergère, dont le dossier et le siège représentent une gerbe de fleurs, un groupe d’attributs, etc.