‹ Les arts de l'ameublement; la décorationChapitre 70 sur 118 · LXV. ENFIN, DANS QUELQUES CAS SPECIAUX, LE DÉ · texte numérisé non relu

LXV. ENFIN, DANS QUELQUES CAS SPECIAUX, LE DÉ

CORATEUR PEUT PRENDRE VOLONTAIREMENT CERTAINES LICENCES. IL Y RECOURT SURTOUT DANS LES REPRESEN- TATIONS SYMBOLIQUES, OÙ l’eXACTITUDE d’ÉCHELLE EST SOUVENT IMPOSSIBLE, ET LORSQU’IL VEUT, PAR l’iMPOR- TANCE DONNÉE A UN ATTRIBUT, RAPPELER UN FAIT OU CARACTÉRISER UN PERSONNAGE.

Il est encore certaines circonstances où le décorateur'est amené à s’affranchir des règles que nous venons d’indiquer, et à apjiliquer volontairement une réduction importante d’échelle ou une proportionnelle augmentation à quelques parties essentielles de sa composition. Cette licence, pour le premier cas, lui est imposée par l’impossibilité de faire tenir dans l’espace assigné certains éléments décoratifs absolument indispensables. Dans le second cas, elle est commandée par la nécessité d’appeler spécialement l’attention sur quelques objets particuliers, parce que leur présence détermine d’une façon plus précise la nature du sujet représenté, ou sert à caractériser un personnage.

Au Moyen Age, on a fait grand usage de la réduction d’échelle, et l’on pourrait citer une quantité de bas-reliefs où l’on voit de saints martyrs décapités à la porte d'une tour ou d’un donjon , qui n’est guère plus élevé que la figure du bourreau. Les plus grands maîtres de la Renaissance, eux aussi, se sont permis joarfois de ces licences. Le Maillage de la Vierge, par Raphaël, en fournit un exemple illustre entre tous. Le temple, représenté dans

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