MARCEL SCHENCK. — CADRE. FER FORGÉ, TOLE REPOUSSÉE AU MARTEAU
à l’usager. Cette solution trouvée, il n’y a plus qu à la présenter dans un équilibre des masses et une éloquence des lignes réjouissant nos yeux et notre esprit. En matière de luminaire, par exemple, c'est l'ajustement parfait aux lois de l'optique et du pouvoir éclairant, c’est le respect et l’utilisation des propriétés de la matière en même temps que l’observance des principes d'hygiène, qui aboutiront à la création d'illuminants originaux et rationnels à la fois, réellement en rapport avec ce que notre siècle exige de ceux qui veulent bien travailler pour l'heure présente. C'est ainsi qu’apparaît obligatoire l’évolution des formes, chaque jour étant témoin d’une évolution des fabrications qui doit infailliblement conduire à des modifications correspondantes. L'artiste ne connaîtra donc jamais plus de repos que le savant. De plus en plus on devra exiger de lui une somme de savoir considérable et diverse. Le moyen âge et la Renaissance nous ont d’ailleurs montré qu'on ne pouvait travailler pour la Vie sans s'intéresser profondément à toutes ses manifestations. Les Maîtres des œuvres de jadis possédaient la technique de toutes les professions auxquelles ils
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commandaient. Un saint Eloi n'était pas qu'orfèvre. Il était aussi architecte. Un Hugues Sambin était à la fois constructeur, sculpteur, menuisier, ornemaniste. Quant à Léonard de Vinci, il est le plus parfait exemple de l’universalité des connaissances au service de INA
Le plus petit travail fait pour la collectivité exige des études consciencieuses et parfois ardues. Il ne suffit pas d’avoir du goût et de l'invention pour établir un lustre, une applique, un radiateur. La physique, que vous aurez dédaignée, récompensera au contraire celui ml UrArSenvie.
On est revenu des rampes compliquées et agressives, dangereuses pour les toilettes légères. Nos ferronniers doivent aujourd'hui épouser l'architecture d'escalier sans rien sacrifier des commodités du passage. Dans le même esprit, il faut éviter de construire des cacheradiateurs qui ne laissent pas libre cours aux courants réchauffés ou des appareils d'éclairage qui exigent une dépense d'énergie électrique disproportionnée. Les ferronniers d'aujourd'hui, qui ont donné tant de preuves de leur talent professionnel, de leur ingéniosité et de leur entente décorative, doivent avoir à cœur, en ce qui concerne l'éclairage, d'étudier les questions d'émission lumineuse ainsi que la nature et les propriétés des écrans qu'ils associent à leurs montures : vitraux, pâtes de verre, cristaux, albâtre. Ils doteront notre époque d'instruments en rapport avec les perfectionnements de l'existence.
Constatons qu'il existe à l'heure actuelle fort peu d'appareils répondant à ce programme en tous points.
YVANHOËÉ RAMBOSSON.