MARCEL SCHENCK. — PORTE CHARRETIÈRE, FER FORGÉ
constater dans de récents Salons des excès d'ornementation dus aux facilités qu’apportait la soudure autogène « d’en mettre et d'en remettre encore ». Dans les œuvres d’un artiste éminent on a pu constater longtemps un abus de volutes que l'exécution au marteau eût rendu impossible.
Le vieux métier d'autrefois, rude et probe, imposant la simplification, était la sauvegarde de l’exécutant.
Il restera probablement des artistes qui voudront pour des
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pièces uniques s'en tenir exclusivement aux méthodes traditionnelles. Nousirons donc, de plusenplus, danslaferronnerie, à la constituton de deux modes de réalisation différents, susceptibles tous deux RU CKpumeravec cette mesure qui est la suprême beauté. L'antique labeur de l’artisan, nous savons ce qu'il peut donner. Mais l'utilisation du métal par un multiple recours à tous les tours de main, à toutes les SZABO. — ROSACE, FER FORGÉ.
révélations présentes
où à venir,nen est encore qu'à son début. Les œuvres ainsi enfantées ne relèvent plus de la forge proprement dite. Elles peuvent avoir un autre intérêt. C'est une technique toute neuve qui est en train de naître. Son développement engendrera la création d'œuvres qui différeront de celles du passé et surprendront par leurs effets inattendus et leur diversité. |
Ce qu'il faudra exiger de ceux qui allieront ainsi le travail d’usine à l’art manuel, c’est de ne pas laisser troubler leur volonté première par la facilité des assemblages. Point de joliesses superflues et de faux luxe au détriment des grands partis constructifs et de cette sobriété puissante, même dans l'élégance, qui doit rester la caractéristique des objets de métal.
Logique et simplicité doivent être les deux pôles de la pensée de l’exécutant. On a trop de propension à l’oublier au profit d’une fantaisie irraisonnée.
C'est dans le luminaire moderne qu'apparaît nettement ce défaut d'organisation dans la conception. Rares sont les engins d'éclairage qui répondent avec franchise aux nécessités. Que voyons-nous le plus souvent? Des appareils électriques dont l’auteur s’est ingénié à retrouver les apparences de l’ancien lustre à bougies ou celles du bec Auer ! C’est une inconséquence dont la tenace persistance stupéfie.
Nous sommes prisonniers du passé à un point tel qu'il semble que les meilleurs d’entre nous n'arrivent point à s’en dégager. Le pro-
blème pourtant est plus simple qu’on ne le fait. C’est celui de l'adaptation absolue aux besoins dans une formule esthétique. Qu'il s'agisse d'éclairage, de chauffage ou de toute autre conception industrielle, l'artiste créateur de modèles doit s’efforcer d'oublier toute configuration antérieure pour découvrir d’abord la solution la plus pratique et la plus courte, celle qui doit procurer la plus complète satisfaction
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