‹ Les arts décoratifs modernesChapitre 34 sur 83 · GRANGE. — COLLIER OR LA GERBE D'OR, ÉDIT · texte numérisé non relu

GRANGE. — COLLIER OR LA GERBE D'OR, ÉDIT

cieusement les piquer dans sa toilette selon la fantaisie du jour et de l'heure.

Et toute la variété des colliers, où les plus modestes gemmes sont rendues précieuses par la fantaisie et le talent de nos artistes.

Quant au joyau suprême, indispensable, véritable dieu de la parure féminine, ambitionné par toute élégante, c'est toujours et surtout le rang de perles à l’orient inimitable, dont rien ne peut remplacer l'incomparable et doux éclat et la souveraine beauté.

Il ne faut pas oublier les bagues. Elles sont merveilleuses et formées d’une pierre unique, splendide, souvent énorme, telle qu’on n'eüt osé en rêver naguère !

Les spécimens de bijoux présentés dans cet ouvrage montreront les progrès réalisés au cours de ces dernières années, malgré les difficultés et le prix invraisemblable — disons « formidable » pour employer une expression à la mode — de la main-d'œuvre et des matières précieuses nécessaires.

La Mode est exigeante, les joailliers parisiens sont ingénieux et adroits; ils savent embellir les parures en les rehaussant de rinceaux d'émail, de pierres précieuses multicolores, calibrées, cabochonnées, taillées de mille manières. Non seulement le rubis, les émeraudes et les saphirs sont assujettis à ce calibrage, à ce cabochonnage pour former des mosaïques étincelantes ou des ornements d'une somptuosité incomparable, mais le diamant lui-même, l'indomptable et éblouissant « Adamas », est forcé de se soumettre au caprice féminin et à la volonté du lapidaire. C’est ainsi qu'on le taille en losanges, en carrés, en « baguettes » longues et étroites au scintillement atténué, mais d'une distinction si rare ! On l’asservit aux nécessités d’un joyau, à ses linéaments délicats, pour en faire l'encadrement, l’accompa-

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