DRAEGER. — COUVERTURE DE CATALOGUE
délicates séductions soient seule-
ment réservées, jusqu'à présent, aux quartiers élégants, et que Île pauvre pays des humbles boutiques n'ait pas été visité par l'art sauveur. Il faudrait pourtant bien peu de chose pour les rendre attrayantes; et, à défaut de marbres et de bronzes précieux, la joie de la couleur les pourrait enluminer; le dessin des inscriptions et de l'enseigne, le choix de l’étoffe des stores et des appareils d'éclairage suffiraient, avec peu de dépense, pour leur rendre un frais et jeune visage, actuellement gâté par le maquillage des spécialistes. Que de pinceaux, fourvoyés dans la grande peinture, seraient, nous le disons sans ironie, mieux employés à narrer aux volets d'un cabaret les délices du vin d'Anjou ou d’ailleurs, ou, à ceux du charcutier voisin, la gloire de l’innocent Barrabas, compagnon de saint Antoine.
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Le désir de concéder aux devantures des magasins le maximum de surface amène souvent un aspect désagréable pour l’ensemble des façades, contraire aux bons principes de construction, en faisant porter lés parties pleines des étages supérieurs sur des vides disproportionnés. II nous semble que, sur ce point, nos architectes doivent revenir à la logique du passé, qui voulait qu'une maison soit non seulement bâtie, mais en ait l'air. Nous pensons que, sans diminution notable des vitrines, le rez-de-chaussée peut montrer sa fonction de support. Il faut constater du reste que, de plus en plus, les constructeurs retrouvent cette logique, trop longtemps abandonnée, au temps
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En terminant avec ces quatre pages, nous donnerons un article sur l'art de la mode.
Dans chaque numéro, l'étude