ES TAPISSERIES DU DÔME 11 HALBERSTAD
INI
une origine purement byzantine. L'exécution très rudimen taire de ces morceaux, accusant l'inexpérience des artisans el la grossièreté des procédés, indique seulement la force persistante de thèmes byzantinosassahides dans un atelier de tisserands occidentaux, à une époque imprécise.
Eug. Muni/, était d'avis que les tapisseries conservées au dôme d'Halberstadt pouvaient revendiquer uneorigine aussi ancienne que le xne siècle. Cette suite comporte trois séries (chaque pièce mesurant de 9 mètres à 10 mètres de longueur sur lm,12 de hauteur, par conséquenl plutôl des
Tapisserie. Allemagne .\iiil' siùcle (Dôme d'Halberstac
bandes destinées à être suspendues au-dessus des si
du chœur,
naii'iie avec les miaire
comme c'était l'usage), la série du roi Charlei philosophes, la tenture des anges, et la tenture des apôtres. Les scènes de l'Ancien cl, du Nouveau Testament s'y mêlent aux sujels empruntés à l'Antiquité païenne. Les ligures de Jésus trônant entre les archanges et les apôtres, les scènes d'Abraham et d'Isaac, et de l'archange Saint- Michel, celles de sainl Georges el de ( lharlemagne tiennent compagnie à celles de Senèque et de (jalon. Des maximes murales en latin se lisent sur des banderoles. Les couleurs se réduisent au minimum ; un Irail brun dessine les contours, el accuse le dessin d'une ligne 1res accentuée, absolument comme dans le> vitraux le plomb cerne le dessin des ligures d'un Irail ferme el précis. Le chanoine Bock, qui s'occupa jadis de ces tentures, les croyail du xi' siècle, Kugler après lui les crul de la lin du xn' siècle. Je serais volontiers de l'avis du D' Lessing el de von Kalke pour les croire de l'extrê lin du xn° siècle mi du commen