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ATELIERS DE VALENCIENNES

Il existe au musée de Dijon 'n° 1445) des tapisseries faites pour perpétuer le souvenir de la levée du siège de Dijon, que Jubinal a décrites et milliers, où s'étale lièremeiil un grand (î. terminé en liaul par un i retourné et orné; en y mettant quelque bonne volonté, il serait possible d'j \ oir l'initiale îles Grenier.

La date de 1513 porta un coup funeste aux ateliers de Tournai: en même temps qu'elle passait sous la domination anglaise une effroyable peste \ éclatait el décimai) la population. Elle passa ensuite au pouvoir du roi île France, puis de Charles-Quint,

Les recherches de M. delà FonsMélicocq nous ont appris qu'il y avait îles hauts lissiers à Vaienciennes dès le xivr siècle, en même temps qu'à Airas. et <|u'il y en eut également aux w" et xvi' siècles. Quand Charles- Quint, en 1539, venant d'Espagne en Flandre, s'arrêta à Vaienciennes, sa sœur, la reine Marie de Hongrie, avait demandé préalablement au bailli «lu Hainaut de tendre des tapisseries devant les principaux logis. Il existe au musée de Vaienciennes une grande tapisserie que M. Yilel découvrit en 1830 dans les greniers de l'hôtel de Ville, admirée à Paris en 1900, au pavillon des Armées de terre el de mer. Elle représente un behourd d'armes succédant au tournoi, où douze chevaliers, cuirassés des pieds à la tête et montés sur des chevaux richement caparaçonnés, combattenl à l'épée. après avoir rompu leurs lances, dont les débris gisent à terre : la scène se passe sur une place publique et les maisons sont garnies de spectateurs. Cette tenture de grandes dimensions a une bordure tout à l'ait admirable, à fond d'entrelacs fleuronnés, sur lequel se détachenl îles écussons avec leurs lambrequins et leurs cimiers. L'opinion à peu près unanime es) que les combattants sont des chevaliers allemands, ainsi que rétablissent leurs armures d'acier el les écus de la bordure, dans lesquels M. Richebé a relrouvé non pas des armoiries, niais des quartiers île I écusson électoral de Saxe : la date en serai! donc du règne de .Maximilieu Ier. Quelle sérail dès lors l'origine de celle tenture? M. Pinchart, tira ml ilépi m illeur d'archives, a été découvrir dans l'inventaire de Marguerite d'Autriche, gouvernante générale des Pavs-Bas. dressé en 1523, une mention « de pièces de personnages de tournoi ». 11 en a immédiatement rapproché la tapisserie de Vaienciennes, dont le carton, selon lui. aurait pu être dessiné par quelque artiste allemand de passage dans les Paj s-Bas. Il -emhle que les métiers avaieul disparu de Vaienciennes au déduit

du Wll' siècle, puisqu'en Iti^ll des comptes révèlenl que des habitants de

Vaienciennes avaienl acheté des tapisseries à Audenarde.

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