LA TENTURE DE LA STATUE DE NOTRE-DAME DU SABLON A BRUXELLES
C'esl .1 ce second groupe qu'appartiennent : l'Histoire de David el de Bethsabée iln musée de Cluny, le Jugement dernier du Louvre, le Triomphe «le la Renommée du Kensington Muséum, le Combat des Vices el des Vertus, l'histoire d'Eresichton de l'ancienne collection Somzée, et le panneau inférieur du dais de Charles-Quint, et surtout l'intéressante mort ilit duc Ilerkenbald au musée du Cinquantenaire à Bruxelles, dans laquelle la division en compartiments n'est plus assurée par une architecture de colonnettes, mais de pilastres à l'antique. M. Destrée a remarquablement élucidé l'histoire de cette tapisserie ; commandée en 1313 à la Confrérie du Saint-Sacrement de Saint-Pierre à Louvain, elle fut composée par un dessinateur connu, Jan Van Briissel, dit Jan Van Boom, et le carton peint par un certain maître Philippe, qui serait sans doute aussi l'auteur d'une autre tapisserie du musée du Parc du Cinquantenaire, la Descente de Croix, puis tissée par un certain Léo. Déjà très étudié par M. Destrée dans ses « tapisseries et sculptures hruxelloises », cet important atelier de Jan Van Boom et de ses élèves produisit un certain nombre de tentures que l'éminent conservateur du musée de Bruxelles a rapprochées et discutées.
De quelques années postérieures seraient l'Histoire de saint Jean-Baptiste, les moralités, les funérailles de Tournus à la couronne d'Espagne) et cette célèbre tapisserie de l'Histoire de Notre-Dame du Sablon (au musée de Bruxelles), qui est datée 15 18. De même pour le Saint Jérôme de la collection royale d'Espagne, si proche connue présentation et caractères de la belle tenture de Saint Martin qui, de l'église de Saragosse, est passée dans la collection Martin le Roy îJ. Marquet de Vasselot, IV, pi. VIII et le Départ pour la Chasse collection Hunolstein). Et plus tardive enlin serait la pièce du fond du dais de Charles-Quint au palais de Madrid, commandée en 1523 par Marguerite d'Autriche à Pierre de Pannemaker.
Vers celle même date de lolo, un comte de Nassau commandait a Bernard Van Orlej seize pièces avec les portraits équestres des personnages de sa maison, et mi exécutait aussi une grande tenture du « Roi
Modus et île la Reine Batio », roman alors en vogue, qui est actuelle ut
au palais d'Arenberg à Bruxelles. On v voit des pages et des veneurs tenant des chiens en laisse : à droite debout un personnage, peut-être Philippe de Clèves, el sur les côtés les héros du roman. Provenant du château d'Enghien, elle porte les écussons aux armes de Clèves-Luxembourg, Au même palais d'Arenberg, trois autres tapisseries paraissent
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